Nous allons partager avec vous les
informations qui nous sont parvenues dans diverses infolettres.
Au Louvre, la Mise au tombeau
ou le Transport du Christ vers le tombeau de Tiziano Vecellio (Titien de
ce côté-ci des Alpes) a été restaurée. En revanche, mauvaise nouvelle, la toile est en salle 711 (aussi connue sous
le nom de « salle où se trouve la Joconde et la moitié des visiteurs du
musée »).
Du 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026, une extraordinaire exposition
aura lieu avec pour sujet l’œuvre de Jacques-Louis David.
Au musée d’Orsay, du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026, nous pourrons visiter
l’exposition « John Singer Sargent – Éblouir Paris » qui promet d’être
extraordinaire.
Cet été va nous proposer quelques
expositions qui présentent des pièces extraordinaires.
Au musée Guimet, vous pouvez visiter
l’exposition « Bronzes royaux d’Angkor, un art du divin » (jusqu’au 8
septembre).
Sans ressembler à la station Châtelet aux heures de pointes, vous ne serez pas seul à visiter cette exposition. Le nombre de pièces prêtées par le musée national du Cambodge est époustouflant et vous pourrez en admirer la plus grande partie dans l'espace d'exposition du sous-sol ; le grand Vishnou, lui, vous attend juste à l'entrée :
(Nous avons pris d'autres photos de lui, mais l'intrus à l'arrière-plan nous a semblé amusant)
Le musée Guimet a préparé une fiche sur ce bronze :
et si le travail d'archeovision vous intéresse, vous pouvez visiter cette page.
Le
site du musée nous livre une fascinante présentation (avec vidéo en mode bande-annonce et
podcast de présentation en plusieurs épisodes) :
« Mondialement
célébré pour ses monuments de pierre, l’art khmer a aussi produit une
importante statuaire de bronze dont la connaissance a fait l’objet d’avancées
spectaculaires à la faveur de fouilles récentes.
C’est au bronze que
le musée Guimet consacre l’exposition Bronzes royaux d’Angkor, un art du
divin. Clou de cette exposition : la statue du Vishnou couché du
Mébon occidental - un sanctuaire du 11e siècle à l’ouest d’Angkor -
retrouvée en 1936, qui mesurait à l’origine plus de cinq mètres de longueur.
Ce trésor national du Cambodge sera exposé pour la première fois avec ses
fragments longtemps séparés, après avoir bénéficié en 2024 d’une campagne
d’analyses scientifiques et de restauration en France, avec le mécénat
d’ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine). Il sera
accompagné de plus de 200 œuvres, incluant 126 prêts exceptionnels du musée
national du Cambodge, dont la présence permet de dresser un parcours
chronologique de l’art du bronze au Cambodge, du 9e siècle à nos jours, à
travers un voyage conduisant le visiteur dans les sites majeurs du patrimoine
khmer.
Angkor, capitale de
l’Empire khmer qui domina une partie de l’Asie du Sud-Est continentale pendant
plus de cinq siècles, a conservé de sa gloire passée des vestiges
monumentaux d’une ampleur et d’une beauté incomparables. Mais si
l’architecture des temples de l’Empire khmer (9e -14e/15e siècles) et les
statues de pierre qui y étaient abritées ont maintes fois été célébrées,
qui se souvient que ces sanctuaires bouddhiques et brahmaniques conservaient
jadis toute une population de divinités et d’objets de culte fondus en métal
précieux : or, argent, bronze doré ?
Personnage féminin
agenouillé, support de miroir (?), art khmer, époque angkorienne, première
moitié du 12e siècle, Prasat Bayon, Angkor Thom, province de Siem Reap,
Cambodge, bronze
Subtil
et noble alliage mêlant notamment le cuivre, l’étain et le plomb, le bronze a
donné naissance au Cambodge à des chefs-d’œuvre de statuaire témoignant de
la fidélité des souverains khmers à l’hindouisme comme au bouddhisme.
Apanage du roi – dont le savoir-faire était précieusement préservé dans des
ateliers à proximité du Palais royal - la métallurgie était une technique
sacrée, que l’on soit à Angkor (9e - 14e/15e siècles), à Oudong (17e - 19e
siècles) ou à Phnom Penh (19e - 20e siècles).
Pour la première
fois, cette exposition-événement envisage le rôle particulier du souverain,
commanditaire des grandes fontes d’objets de bronze, de l’époque angkorienne
à la période moderne, où, dans une continuité étonnante, art et pouvoir
sont restés associés dans ce domaine plus que dans tout autre.
Gardien de porte
(dvarapala), art khmer, époque angkorienne, fin 12e – 13e siècle, provenance
exacte inconnue, Cambodge ou pays voisins (?), bronze doré.
Les
prêts exceptionnels du musée national du Cambodge, consentis par le
Gouvernement royal dans le cadre spécifique de la coopération établie entre
le ministère de la Culture et des Beaux-Arts du Cambodge, le C2RMF (Centre de
recherche et de restauration des musées de France), l’EFEO (École française
d’Extrême-Orient) et le musée Guimet, réunissent pour la première fois dans
le cadre de cette exposition exceptionnelle des chefs- d’œuvre (statuaire,
objets d’art ou éléments de décor architectural) ainsi que des
photographies, moulages et documents graphiques permettant de replacer ces
œuvres d’art dans leur contexte culturel, comme dans une perspective
archéologique et historique.
Commissariat
:
Pierre Baptiste,
directeur de la conservation et des collections du musée Guimet, conservateur
général de la section Asie du Sud-Est
Brice Vincent,
maître de conférences à l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO)
David Bourgarit,
ingénieur de recherche, Centre de recherche et de restauration des musées de
France (C2RMF)
Thierry Zéphir,
ingénieur de recherche en charge des collections Monde himalayen du musée
Guimet
Préparez
votre visite et plongez dans les coulisses de "Bronzes royaux
d’Angkor" grâce à un podcast inédit conçu en collaboration avec Studio
Nova. En 4 épisodes, les commissaires de l’exposition vous font découvrir
la genèse d’un projet d’envergure, né d’une coopération culturelle
internationale. »