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Exposition : « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène » au musée Guimet (18 mars – 6 juillet 2026)

            Le musée Guimet va bientôt nous présenter une exposition sur la beauté coréenne.

 

Le site du musée nous dit : https://www.guimet.fr/fr/expositions/k-beauty-beaute-coreenne-histoire-dun-phenomene

«Du 18e siècle à la vague K-Pop, découvrez les origines d’une esthétique qui a conquis le monde !

Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.

Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.

Attribué à Kim Hongdo, Femme se coiffant, couleur sur papier, 24,7 × 26,0 cm, yuk2190-1, Musée de l’Université nationale de Séoul.

À la fin du 18e siècle, la Corée dominée par le courant néo-confucianiste célèbre une esthétique féminine particulière : vêtements fluides, peau pâle, maquillage et coiffures raffinées. Les peintres qui immortalisent ces beautés, dont Shin Yun-bok, participent à l’élaboration d’un patrimoine visuel qui influence durablement la culture populaire coréenne. Cette culture raffinée, où les cosmétiques puisent dans la pharmacopée traditionnelle, lie beauté, harmonie et équilibre intérieur.

Marqué par des dominations et influences étrangères successives, le 20e siècle en Corée voit l’émergence de codes esthétiques nouveaux. Photographie, cinéma et industrie cosmétique naissante diffusent et ancrent ces nouvelles normes tandis que le « miracle économique coréen » met patrimoine, art et cosmétique au cœur du discours culturel.

Dès les années 2000, la Hallyu (la vague coréenne) consacre le soft power sud-coréen : la K-Beauty, mêlant tradition et innovation, marque le cinéma, la mode, la littérature mais aussi la K-Pop, et conquiert le monde entier.

Three Boys in Front of Bogwang Karaoke, 1993, © Heinkuhn Oh  Courtesy of the Artist

À travers cette exposition, les visiteurs découvriront comment s’est consolidée une esthétique proprement coréenne, dont certains canons - forgés depuis le royaume du Joseon tardif (1392-1910) - ont conservé leur attrait jusqu’à nos jours et ont fait l’objet d’hommages et de nombreuses relectures. « K-Beauty » met en lumière l’évolution mais aussi la pérennité du concept de beauté coréenne, de la seconde moitié du 18e siècle au monde contemporain globalisé.

 

Commissariat :

Claire Bettinelli, musée Guimet

Claire Trinquet Soléry, musée Guimet »

 

 

 

Exposition : « Licornes ! » au musée de Cluny (10 mars-12 juillet 2026)

            La prochaine exposition du musée de Cluny, Licornes !, ouvrira ses portes le 10 mars et pourra être visitée jusqu’au 12 juillet 2026.


 

Le site du musée nous dit : https://www.musee-moyenage.fr/activites/expositions/expositions-en-cours-.html

« Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Omniprésente dans la culture populaire contemporaine, la licorne a traversé les siècles et les continents. Et pourtant, cet animal fantastique reste encore plein de mystères. 

Connue depuis l’Antiquité, il faut attendre la période moderne pour que son existence soit remise en cause. Elle ne disparaît pas pour autant de l'imaginaire collectif. Figure de pureté ou de l'amant délaissé, elle peut aussi se révéler dangereuse et menaçante, comme dans certaines représentations médiévales. Gage de chance dans la culture asiatique, elle est recherchée en Europe pour ses vertus médicinales. Sa corne, en particulier, est réputée purificatrice. Aujourd'hui encore, la licorne fascine et peuple la littérature fantastique comme les univers enfantins. Elle revêt des significations variées, évocatrice de singularité quand elle est brandie en étendard des différences de genre, ou de succès dans le monde des start-up. 

Une exposition du Museum Barberini, Potsdam et du musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, Paris, en collaboration avec le GrandPalaisRmn. 

Consultez le communiqué de presse de l'exposition ici. »

 

Exposition : « Chypre » au musée du Louvre (11 février - 22 juin 2026)

             Une nouvelle exposition vient d’ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle est installée dans les salles 300 et 316 (elle n’est pas accessible le lundi).

Le site du musée nous dit :


« Chypre au Louvre

Le département des Antiquités orientales accueille pour la première fois dans les salles d’archéologie chypriote, seize œuvres prêtées par le Département des Antiquités de Chypre du Ministère de la Culture de la République de Chypre accompagnées d’une expérience numérique inédite.

À partir d’œuvres emblématiques et iconiques, comme les idoles en picrolite extraites du Mont Troodos ou un lingot de cuivre inscrit mis au jour dans un des sanctuaires d’Enkomi, le visiteur est invité à mieux comprendre les productions matérielles et les échanges commerciaux et culturels qui se développent dans l’île au chalcolithique et à l'âge du Bronze.

De magnifiques statues votives archaïques en terre cuite découvertes par la mission suédoise dans les années 1930 à Ayia Irini dialogueront avec les ex-voto en calcaire mis au jour à Golgoï par la mission du Comte de Vogüé dans les années 1860. Autour des deux chapiteaux hathoriques du Louvre, les recherches récentes sur la « Grande déesse » seront valorisées et aux côtés de la très importante collection d’ex-voto anatomiques, trônera le dieu Asklépios de Paphos, rappelant l’importance de Chypre dans la pratique de la médecine.

À la découverte de ces œuvres ambassadrices et à la redécouverte de la collection du musée, le visiteur suivra un parcours sensoriel riche d’extraits de poèmes de George Séféris et Constantin Cavafy et de chants chypriotes.

Cette manifestation matérielle et immatérielle célèbre au Louvre la richesse de la culture chypriote à travers le temps, dans le cadre de la présidence de Chypre au conseil de l’Union européenne.

Commissariat

George Papasavvas et Artémis Georgiou (Université de Chypre) et Hélène Le Meaux (musée du Louvre).

Remerciements 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre dans le cadre du Programme culturel de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne en 2026. »

Exposition : « Le Triptyque de Moulins » au musée du Louvre (26 novembre 25 - 31 août 26)

            Du 26 novembre 25 au 31 août 26, le musée du Louvre expose le Triptyque de Moulins de Jean Hey (aile Richelieu, salle 831, au 2ème étage).


            Le site du musée nous dit :

« Le Triptyque de Moulins de Jean Hey est l'un des chefs-d'œuvre absolus de la peinture française à l'aube du XVIe siècle.

Sa restauration (2022-2025), décidée et pilotée par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Auvergne – Rhône-Alpes, conduite au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et réalisée par les restaurateurs de l'atelier Arcanes et de l'atelier Tournillon, est un événement considérable dans l'actualité patrimoniale en France. Il s'agit d'un moment crucial pour la connaissance de la peinture française autour de 1500 : les opérations ont révélé les couleurs éclatantes des trois panneaux qui le composent, depuis longtemps oubliées ; d'autre part, cette restauration, et les études approfondies menées au C2RMF qui l'accompagnent, engendrent de nouvelles interrogations quant aux expérimentations picturales du peintre Jean Hey, autrefois connu comme le « Maître de Moulins » avant son identification. Formé en Flandres, il est le plus génial artiste actif en France dans les dernières décennies du XVe siècle.

La fin de cette restauration fondamentale, la première depuis 1879, offre aujourd'hui au musée du Louvre, à la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et au C2RMF l'occasion d'organiser une présentation exceptionnelle du Triptyque à proximité immédiate des salles des peintures françaises du Louvre. Le public pourra ainsi partager ce moment historique et découvrir ou redécouvrir l'œuvre magistrale de Jean Hey. La présence du Triptyque à Paris, où il n'avait plus été exposé depuis 1937, représente en effet la chance unique de le rapprocher des œuvres de Jean Hey conservées dans la capitale : cinq tableaux et un dessin au musée du Louvre, ainsi que la Vierge Bacri acquise en 2013 au musée de Cluny. Autour de ce corpus, plusieurs panneaux peints, mais aussi des dessins, enluminures et objets orfévrés, issus des collections du musée du Louvre, permettront aux visiteurs de mieux comprendre ce chef-d'œuvre du patrimoine français, et ce qui en fait une création exceptionnelle de l'art occidental au tournant des XVe et XVIe siècles. »

 

Exposition : « 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV » au château de Versailles (25 novembre 25 - 3 mai 26)

Il y a au château de Versailles dans les appartements de la Dauphine, du 25 novembre 2025 au 3 mai 2026 une nouvelle exposition intitulée « 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV ».

Le site du château nous dit :

« Le château de Versailles et le Musée du Quai Branly - Jacques Chirac proposent une nouvelle exposition consacrée à la visite des alliés amérindiens à la cour de Versailles. 1725, quatre chefs amérindiens et une femme amérindienne de la vallée du Mississippi sont reçus en France lors d'un voyage diplomatique et rencontrent Louis XV. L’exposition revient sur cette rencontre marquante et explore les liens entre la France et les nations autochtones d’Amérique du Nord au XVIIIe siècle.

 

Aux origines d’une alliance

Au tournant du XVIIIe siècle, la vallée du Mississippi est un espace structuré par de puissantes sociétés amérindiennes. Ces nations vivaient selon une organisation hiérarchisée, guerrière et spirituelle, où le prestige des chefs se manifestait par des objets de pouvoir comme une coiffe de plumes, probablement la plus ancienne connue au monde.

Une carte contemporaine et des cartes anciennes du XVIIIe siècle présentent ces nations comme déjà en lien avec les Français depuis la Grande Paix de Montréal de 1701, traité historique scellant une première alliance diplomatique. Les modes de vie autochtones alternent entre agriculture et chasse, suivant le rythme des saisons. Leur lien au vivant est aussi spirituel et passe par de véritables relations sociales entretenues avec des « personnes » autre qu’humaines comme les oiseaux-tonnerres, esprits puissants, qui ornent notamment les peaux offertes aux Français comme cadeaux diplomatiques.

 

Un voyage diplomatique

En 1724, la Compagnie des Indes[1] propose un geste inédit : inviter des chefs autochtones à la Cour de Louis XV. Étienne Véniard de Bourgmont sollicite plusieurs nations : Oto, Osage, Missouri, Illinois. Des lettres diplomatiques précieuses, certaines traduites par des missionnaires jésuites comme Nicolas-Ignace de Beaubois, documentent leur réponse. Malgré un naufrage qui empêche certaines délégations de partir, quatre chefs et la fille d’un chef Missouri embarquent au printemps 1725, traités dès leur départ comme de véritables ambassadeurs.

Leur arrivée en France inaugure un voyage diplomatique entre Paris, Versailles et Fontainebleau. Grâce au Mercure de France, le parcours est suivi pas à pas : audiences officielles, rencontres avec les princes du sang, visites des résidences royales. Le moment le plus solennel survient à Fontainebleau, le 25 novembre 1725, lorsque Louis XV reçoit les chefs en audience : harangues et gestes protocolaires marquent un respect mutuel.

Cette rencontre laisse une empreinte durable dans la culture française. Jean-Philippe Rameau, inspiré par une danse de deux chefs sur la scène de la Comédie italienne, compose la célèbre “Danse des Sauvages” pour son opéra Les Indes galantes. Cette création témoigne de l’impact culturel de cette délégation, encore peu souligné aujourd’hui.

 

L’exposition

Avec la création de la colonie de Louisiane, les relations entre les Français et leurs alliés autochtones se renforcent. Un dialogue culturel s’installe, donnant naissance à des objets métissés, à la fois européens et amérindiens : casse-têtes décorés de fleurs de lys, colliers de perles importées, couteaux européens dans des fourreaux autochtones. Le calumet de paix, richement orné, devient l’un des symboles de cette diplomatie partagée.

Lors du voyage, la délégation est conviée à participer à la chasse royale. Les invités y prennent part à leur manière, à pied et armés de leurs arcs. Les échanges de présents – calumets, coiffes, arcs, médailles en or – scellent cette rencontre. L’exposition présente ces objets, accompagnés de portraits des principaux acteurs, dont celui d’un Amérindien Miami, jamais montré en France. À travers une série d’œuvres prêtées exceptionnellement par le Musée du Quai Branly, se dessine une autre image de ces sociétés, bien différente de celle transmise par les récits coloniaux.

En clôture du parcours, une médiation sonore donne la parole aux membres autochtones du conseil scientifique de l’exposition. Ils évoquent la mémoire vivante de cette alliance et son écho dans les relations actuelles entre la France et leurs nations. »

 

            Les objets présentés doivent être fascinants, mais la médiation sonore a l’air tout simplement extraordinaire.

 



[1] : Une compagnie qui gérait le commerce entre une métropole européenne et ses colonies.

Flash info : M.C. Escher à la Monnaie de Paris (15 novembre 25 - 1er mars 26)

           Inspirant les graveurs comme Joaquin Jimenez, Graveur Général et Directeur de la création gravure à la Monnaie de Paris, qui a déclaré : « Escher fait partie des artistes que nous vénérons nous, les graveurs. Ce dessinateur virtuose, maître de l'impossible, nous inspire dans notre pratique du micro-relief et de l'illusion. Nous nous rejoignons dans la même exigence en recherche de perfection. », une exposition consacrée à M. C. Escher ouvrira ses portes demain à la Monnaie de Paris.


 

            Le site nous dit : « Avec plus de 200 œuvres, l'exposition plonge le public dans l'univers imaginaire et vertigineux de ce génie visionnaire néerlandais. Né en 1898 à Leeuwarden (Pays-Bas), Escher a su conjuguer art, mathématiques, géométrie, logique et philosophie dans un langage unique, capable de défier les perceptions visuelles et de captiver des générations entières.

Célèbre pour ses visions impossibles, ses paradoxes visuels et ses géométries infinies, Escher est devenu une véritable icône, autant pour les mathématiciens et chercheurs que pour le grand public, séduit par la force visuelle et concptuelle de ses œuvres. Son travail se situe à la croisée de la rigueur scientifique et de l'imagination poétique, et a profondément inflluencé le monde du design, du graphisme et de la communication visuelle.

Ses illusions d'optique et architectures impossibles prennent vie dans cette exposition immersive, enrichie de stations interactives. À l'occasion de l'événement, accueilli dans les salons historiques de la Monnaie de Paris, seront également présentées des pièces commémoratives frappées pour les 100 ans de la naissance de l'artiste, ainsi que des dessins préparés pour des billets de banque finalement non émis en raison de leur complexité d'exécution. 

L'exposition est produite par Arthemisia et Fever, en collaboration avec la M.C. Escher Foundation et Maurits, et est placé sous la direction de Frederico Giudiceandra et de Jean-Hubert Martin, deux des plus grands spécialistes mondiaux de l'artiste. »

 

            Vous trouverez plus d’informations sur la page au sujet de cette exposition, ainsi qu’un communiqué et un dossier de presse.

Exposition : « Trésors et secrets d’écriture. Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, du Moyen Âge à nos jours » (jusqu'au 1er mars 2026)

            Si vous souhaitez vous aventurer à Villers-Cotterêts dans les mois qui viennent (jusqu’au 1er mars), vous pourrez visiter l’exposition « Trésors et secrets d’écriture. Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, du Moyen Âge à nos jours ».

Le site de la Cité internationale de la langue française nous dit :

« Au fil de cette exposition conçue par le Centre des monuments nationaux et la BnF, découvrez plus de 100 manuscrits d'exception, à la fois supports matériels et témoins historiques des métamorphoses de la langue française.

De Chrétien de Troyes à Marguerite Yourcenar

Pour la deuxième grande exposition temporaire de la Cité internationale de la langue française, le Centre des monuments nationaux a choisi d’illustrer, la manière dont, au fil des siècles, l’objet manuscrit a été le support matériel et le témoin historique de l’évolution de la langue française, de ses usages divers et de ses métamorphoses. 

L’exposition permettra d’admirer une centaine de documents d’exception issus des collections de la Bibliothèque nationale de France, du XIIe siècle jusqu’aux textes les plus contemporains, une traversée de Chrétien de Troyes à Marguerite Yourcenar.

Parchemin ou papier, graphies élégantes ou convulsives, mises en page, illustrations, ratures, transformations, annotations... Dans l’univers de l’écrit, la singularité du manuscrit réside dans le choix du support, la graphie ou tout ce qui peut entourer le texte. Tout manuscrit est donc un témoignage vivant et unique de la langue telle que les individus se la sont appropriée au fil des siècles.

Simone de Beauvoir, Christine de Pizan, Marcel Pagnol, Boris Vian, George Sand, Mme de Sévigné ou Champollion : la Cité révèle des trésors de la Bibliothèque nationale de France, en donnant à voir les secrets d’écriture de nos auteurs et autrices parmi les plus célèbres à travers les siècles, que chacun a, à un moment, étudié en classe, découvert dans la bibliothèque familiale ou emprunté à la bibliothèque…

Dix siècles d'histoire du français

Pour rendre compte de dix siècles d’histoire du français, l’exposition propose un voyage en cinq étapes, fondé sur le contenu des manuscrits conservés et sur leurs usages.

Penser en français

Cette première salle retrace, à travers des manuscrits savants, la manière dont le français s’est progressivement affirmé et développé comme une langue écrite capable de dire et de penser le monde. Le manuscrit devient le support de l’expression de la pensée, s’inscrivant dans une tradition de traduction et de transmission du savoir. À découvrir notamment dans cette section, les manuscrits de deux grandes femmes de science françaises : Emilie du Châtelet et Sophie Germain.

Parmi les œuvres à voir dans cette section : Jean-François Champollion, Grammaire égyptienne, 1830-1832 ; Thibaut Desmarchais, Le Secrétaire des astres, XVIIIe siècle ; Simone Weil, Cahiers, 1933-1941

La littérature avant l’imprimerie

Sous quelle forme se présentent les grands textes de la littérature française du Moyen Âge que nous lisons aujourd’hui dans des éditions imprimées ? Où ces textes ont-ils été produits et copiés ? À travers une sélection de manuscrits allant du xiie au xvie siècle, rédigés sur papier ou sur parchemin, cette section offre un aperçu de quelques exemples parmi les plus emblématiques ; elle illustre la spécificité matérielle de leur « mise à l’écrit » dans le vaste espace francophone médiéval. Du Roman d’Alexandre au Chansonnier cordiforme de Montchenu, le manuscrit avant l’invention de l’imprimerie est un véritable objet fini et esthétique.

À voir : Queste del Saint Graal, XIVe siècle (dernier quart, vers 1385) ; Chansonnier cordiforme de Jean de Montchenu, vers 1475 ; Gautier de Coinci, Miracles de Nostre Dame, 1328-1332

À entendre : Chansonnier cordiforme : diffusion d’un extrait de chanson (env. 3 min.)

Le brouillon littéraire

Témoignages précieux et émouvants de la naissance des grands textes de la littérature française, les brouillons littéraires autographes sont quasi inexistants pour le Moyen Âge, et restent rares jusqu’au XVIIIe siècle. Aux XIXe et XXe siècles en revanche, d’abondantes archives d’écrivains permettent d’observer et d’étudier la création dans tous ses états et ses déclinaisons individuelles. Les textes romanesques, dramatiques et autobiographiques présentés dans cette salle offrent, sous leur aspect initial parfois un peu ingrat en comparaison des manuscrits médiévaux, toute une variété de supports (feuilles libres, cahiers…), de graphies (certaines parfaitement limpides, voire élégantes, d’autres confinant à l’illisible), de mises en page (ordonnées, scolaires, ou au contraire saturées, voire chaotiques).

À voir : Marcel Proust, cahiers de brouillons pour À la recherche du temps perdu, 1908-1922 ; Wajdi Mouawad, Fauves, 2021; Colette, Les Vrilles de la vigne, 1908.

À entendre : Lecture par Denis Podalydès de Mort à crédit de Céline (INA) ; Extrait d’une pièce de théâtre : Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès (France Culture).

Écrire pour soi, écrire sur soi : les manuscrits intimes

L’écriture a longtemps été le privilège des clercs et des puissants. Cette pratique qu’il fallait
apprendre en des temps où l’école était rare, et dont les outils étaient coûteux, était réservée à un petit nombre et s’inscrivait dans un cadre social : on écrivait toujours pour quelqu’un, singulier ou multiple, proche ou lointain. La philosophie comme la morale chrétienne ont longtemps condamné la manifestation de l’ego, sauf dans le cadre du témoignage ou de la confession. Il a fallu des siècles pour que la pratique de l’écriture se répande, que de nouveaux groupes sociaux se l’approprient et que des individus s’en emparent pour raconter leur vie, confier au papier la chronique de leurs jours, de leurs sentiments, de leurs réflexions sur tout et rien, à l’intention de leurs proches ou de leurs descendants, ou pour eux-mêmes.

À voir : Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, vers 1789-1797

La correspondance

Écrire une lettre a sans doute été, jusqu’à une époque récente, la pratique d’écriture la plus universellement répandue ; le passage de la lettre manuscrite et de la carte postale au message électronique n’a fait que démultiplier la communication écrite. Or celle-ci a longtemps été une pratique très codifiée. Au Moyen Âge et à la Renaissance, les lettres sont rarement personnelles, et s’appuient sur des modèles rhétoriques prescriptifs. À l’âge classique, l’écriture épistolaire se libère.

À l’époque contemporaine, des masses considérables de correspondances sont conservées dans les bibliothèques et les archives, publiques ou privées. Qu’elles soient produites par des personnalités historiques et littéraires ou de parfaits inconnus, toutes offrent des témoignages précieux et riches d’informations : sur la langue et sa pratique dans les divers milieux, sur une époque, sur les mentalités, les relations sociales… Au-delà de ces apports historiques, les lettres valent aussi par les voix singulières qu’elles font entendre, les sentiments et les pensées intimes qu’elles expriment, et la manière dont chaque correspondant, écrivain ou non, s’approprie littérairement et matériellement l’objet-lettre pour en faire une petite création sous enveloppe.

À voir : Ovide, Héroïdes, traduit en français par Octovien de Saint-Gelais, vers 1505-1515 ; Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, lettre à Madame de Grignan, 6 octobre 1688 »

 

La salle du Congrès et l'appartement du président du Congrès (jusqu'au 4 janvier 2026)

            Les week-ends et les jours fériés, la salle du Congrès et l’appartement du président du Congrès sont ouverts en visite libre ou visite guidée au château de Versailles. En semaine, seules les visites guidées sont disponibles.

            Au sujet de la salle du Congrès, le site du château nous dit (il y a une visite virtuelle du lieu sur le site) : 

« Construite à la fin du XIXe siècle, la salle du Congrès accueille encore aujourd’hui les députés et les sénateurs réunis en Congrès pour adopter les révisions constitutionnelles ou pour assister aux adresses du Président de la République.

 

La salle du Congrès

Histoire du lieu

Après la défaite de Sedan[1], Napoléon III est fait prisonnier par l’armée prussienne. qui provoque la chute du Second Empire de Napoléon III[2], une Assemblée nationale est élue en 1871 et se réunit d’abord à Bordeaux. Composée majoritairement de monarchistes, elle souhaite se rapprocher de Paris, mais ne pas y siéger à cause de l’agitation qui règne alors dans la capitale et qui aboutira à la « Semaine sanglante » de mai 1871.

Les lois constitutionnelles de 1875 instaurent de façon définitive la IIIe République. Elles prévoient notamment le retour au bicamérisme, divisant le parlement en deux chambres distinctes : le Sénat et la Chambre des députés. Hésitant entre Orléans et Fontainebleau, l’Assemblée choisit finalement Versailles et s’installe à l’Opéra royal qui subit quelques modifications pour la circonstance.

Quatre ans plus tard, les lois constitutionnelles de 1875 instaurent de façon définitive la IIIe République. Elles prévoient notamment le retour au bicamérisme, divisant le parlement en deux chambres distinctes : le Sénat et la Chambre des députés. Le premier choisit de siéger dans la salle de l’Opéra royal. Pour accueillir la seconde, l’architecte du Parlement, Edmond de Joly, livre, fin 1875, une nouvelle salle en hémicycle aménagée au cœur de l’aile du Midi. Elle est inaugurée lors de l’ouverture solennelle des chambres le 8 mars 1876. Les députés y tiennent séance jusqu’à leur retour au palais Bourbon, à Paris, en 1879. La salle possède de vastes capacités qui permettent de réunir les deux chambres en « assemblée nationale », notamment lors de l’élection du président de la République.

La constitution de la Ve République prévoit elle aussi la réunion des deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) en Congrès pour l’adoption des révisions constitutionnelles. Depuis celle de 2008, elle peut accueillir également les adresses du Président de la République aux deux assemblées.

 

Le vestibule

La grande porte donnant sur la rue de l’Indépendance américaine est celle encore utilisée par le public et les journalistes pour assister aux séances du Congrès, les députés et sénateurs entrant par la grande cour du Château et la cour des Princes. Le vestibule est orné de 5 statues appartenant aux collections historiques du Château, représentant le philosophe René Descartes, le poète François de Malherbe, le moraliste Michel de Montaigne, le penseur politique Montesquieu, et le peintre Nicolas Poussin.

 

La salle du Sceau

Cette salle était autrefois utilisée comme parloir pour le public souhaitant rencontrer les députés. Elle doit son nom actuel au sceau utilisé pour authentifier les actes officiels produits par l’Assemblée nationale ou les deux assemblées réunies en congrès. Le sceau était autrefois installé dans l’une des salles de l’Empire, à proximité de la salle de Marengo. L’appareil lui-même, daté de 1875, est l’œuvre de l’ingénieur Guillaume, conçu comme un balancier à vis. Il pèse 150 kilos. »

            La page dédiée à l’ouverture exceptionnelle de la salle du Congrès et de l’appartement du président du Congrès nous dit : 


« La salle du Congrès

La salle du Congrès, bâtie en 1875 en seulement six mois au cœur de l’aile du Midi, contient près de 1 500 places. Elle est plus grande que les hémicycles de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Elle est un bel exemple de l’architecture officielle du début de la IIIe  République, de style éclectique et d’esprit très palatial, son étonnant décor s’inspire du grand appartement de Louis XIV et ne manque pas de références au Roi-Soleil.

Entre 1875 et 1953, seize présidents de la République y ont été élus et c’est sur ses bancs que se réunissent aujourd’hui en Congrès les députés et sénateurs à l’occasion des modifications de la Constitution ou lors des allocutions du président de la République. Le Congrès s'est à ce titre réuni le 4 mars 2024 pour se prononcer définitivement sur l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.

 

L’appartement du président du Congrès

Souvent ignoré du grand public et construit en même temps que la salle du Congrès, l’appartement du président du Congrès présente un décor néo-Louis XV, familier à Versailles, et remplace d’anciens appartements de membres de la famille royale. Cet étonnant et vaste appartement d’apparat a été restitué par l’Assemblée nationale au château de Versailles en 2006. 

 

Un nouvel accrochage

À l’occasion des 150 ans de la IIIe  République, un nouvel accrochage permanent prendra place : des œuvres des XIXe et XXe siècles siècle issues principalement des collections du Château (peintures et sculptures) offriront aux visiteurs un aperçu singulier de la vie parlementaire sous la IIIe République. »

 

 
Le premier salon

Le deuxième salon

Le troisième salon


[1] : Le 1er septembre 1870.

[2] : Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), président de la IIe République en 1848, instaure le Second Empire en 1852.

 

Flash info : Gratuités exceptionnelles au domaine national du château d'Angers (1er et 2 novembre 2025)

            Le 1er et 2 novembre, il y a des gratuités au domaine national du château d’Angers.

 

Pour samedi 1er, de 10h30 à 16h30, ce sont les fossés qui sont exceptionnellement ouverts : 

« Le château vu d’en bas : ouverture exceptionnelle des fossés et de leurs jardins

C’est nouveau ! Et si vous entriez dans la plus belle carte postale d’Angers ? Le château ouvre gratuitement ses fossés. Découvrez la puissance de la forteresse vue d’en bas et flânez entre les parterres de broderies.

 

Présentation

Avec ses deux tours massives qui encadrent la plus ancienne herse de France et les arabesques des jardins à leur pied, c’est l’image iconique la plus instagrammable d’Angers ! 

Qui n’a jamais rêvé de descendre dans ces douves qu’on ne voit que d’en haut pour flâner à l’ombre des hautes tours de la forteresse de Saint-Louis et Blanche de Castille et déambuler parmi les arabesques des parterres réguliers ?

Ces jardins historiques dessinés et plantés en 1911 sont les plus anciens du monument et avaient pour objectif initial de devenir un parc public. 114 ans plus tard, leur ouverture ponctuelle et régulière aux visiteurs par les équipes du château vise à faire découvrir leur histoire et à partager le point de vue exceptionnel qu’ils offrent sur les formidables remparts de la forteresse. 

Et pour le 29 novembre 2025, le château vous invite  à rencontrer les partenaires passionnés qui œuvrent à ses côtés pour l’entretien des jardins et la préservation de la biodiversité et à participer à une dégustation de vin.

 

Programme du 29 novembre 2025

Dégustation de vin avec Vignes en ville

Venez rencontrer les bénévoles de l’association Vignes en ville qui tout au long de l’année entretiennent notre parcelle de chenin blanc, en haut des remparts.

Ils vous feront déguster leurs cuvées issues de la production des vignobles du Couvent de la Baumette.

Un monument et ses partenaires angevins protecteurs de la biodiversité  

Le 29 novembre 2025, c’est l’occasion d’en apprendre davantage sur les coulisses du château d’Angers ! 

Entretien des jardins sans produits phytosanitaires, tontes raisonnées, fauche tardive, valorisation des tailles pour créer des refuges à la microfaune, nichoirs… Depuis plus de 15 ans, nous avons mis la protection de la biodiversité au cœur de notre politique d’entretien des jardins. Ce travail de longue haleine est mené avec la LPO et nous vaut depuis 2011 un classement « refuge pour la protection des oiseaux » et « refuge chauve-souris ».

Des bénévoles de la LPO-Anjou seront présents durant cette première journée d’ouverture des fossés le 30 août pour échanger sur les actions menées au château pour la protection de l’environnement. 

La société « If-Tech » des Ponts de Cé, mécène du monument depuis 2018 pour sa lutte biologique contre les ravageurs (pyrale du buis, cochenille, acariens, pucerons…), fera quant à elle découvrir aux visiteurs les pouvoirs de la chrysope, cette « demoiselles aux yeux d’or » amie des jardiniers.

Les jardins du château : une vitrine pour la filière horticole angevine et son histoire

Domaine national, le château d’Angers est un monument ancré dans son territoire.

Membre du pôle de compétitivité Végépolys, nous participons à valoriser la recherche et la production horticole locales par la présentation dans nos jardins de collections d’hortensias Angers Val de Loire® ou de plantes innovantes créés par l’INRAE. 

En 2026, vous pourrez découvrir la roseraie du château transformée : elle présentera exclusivement des rosiers d’obtention angevine et produits sur le territoire, avec des variétés liées aux personnages historiques du monument. Le rosiériste Jérôme Chéné de la « Pépinière Roses Loubert » aux Rosiers-sur-Loire (partenaire du projet de roseraie conservatoire du château), sera présent le 29 novembre 2025. »

 

Pour le premier dimanche du mois, le 2 novembre, l’intérieur du château, ses remparts, la Tapisserie de l’Apocalypse et l’exposition « Le retour du roi » seront gratuitement ouverts.

 

Exposition : « Le Grand Dauphin » au château de Versailles (du 14 octobre 25 au 15 février 26)

 Le site du château nous dit : 

« Le château de Versailles présente une exposition consacrée au Grand Dauphin, Louis de France, fils aîné de Louis XIV. À travers près de 250 œuvres issues de collections françaises et internationales, ce parcours retrace la vie de ce prince méconnu. Héritier du trône, il fut au cœur des ambitions dynastiques des Bourbons sans jamais régner, mais dont l’éducation, les résidences et le goût pour les arts témoignent du destin qui lui était promis.

Louis de france

Né en 1661 au château de Fontainebleau, Louis de France est le premier fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche. Dauphin de son vivant, il est appelé « Monseigneur », puis reçoit le surnom de « Grand Dauphin » après sa mort en 1711, pour le distinguer de son propre fils, le duc de Bourgogne.

Héritier de la couronne, il meurt prématurément de la petite vérole en avril 1711 dans son château de Meudon, quatre ans avant son père. Son fils aîné, le duc de Bourgogne, meurt l’année suivante, laissant deux enfants. L'aîné, le duc d’Anjou, âgé de deux ans, devient alors dauphin et accède au trône en 1715 après la mort de Louis XIV, sous le nom de Louis XV. Si le Grand Dauphin ne régna pas, il reste une figure centrale de la dynastie des Bourbons ; grand-père de Louis XV, arrière-arrière-grand-père de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, et père de Philippe V, premier souverain de la branche espagnole des Bourbons, toujours régnante aujourd’hui.

Une vie de Cour, de pouvoir et de culture

Durant toute sa vie, le Grand Dauphin est formé pour devenir roi, et reçoit une instruction rigoureuse dans les arts, la guerre et le gouvernement. Sa vie, résumée par Saint-Simon dans une formule célèbre :

« Fils de roi, père de roi, et jamais roi. »

Cette formule incarne le paradoxe d’un prince formé à gouverner mais jamais couronné.

Au-delà des obligations politiques, le Grand Dauphin développe aussi un goût prononcé pour les arts et les plaisirs de la cour. Grand collectionneur, il rassemble de nombreuses œuvres d'art, dont certaines seront exposées pour la première fois grâce à des prêts exceptionnels, notamment du musée du Prado de Madrid.

L’exposition

L’exposition, réalisée avec la participation exceptionnelle de la Bibliothèque nationale de France, met en lumière ce que signifiait sous l’Ancien Régime, être dauphin de France, en retraçant les grandes étapes de la vie du Grand Dauphin. Présentée en trois parties suivant la formule de Saint Simon, elle retrace son éducation princière, sa vie à la cour et son engagement dans les affaires de l’État.

Environ 250 œuvres, provenant de collections publiques et privées, françaises et internationales, illustrent toutes ces facettes de sa vie. Peintures, sculptures, objets d’art, et manuscrits permettent de retracer l’existence de ce prince que Louis XIV imaginait comme son digne successeur. »


Exposition : « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux » au musée de Cluny (du 7 octobre 25 au 11 janvier 26)

Le site du musée nous dit :


« Après les événements révolutionnaires, le 19e siècle redécouvre le Moyen Âge, tout en le réinterprétant. Ce siècle, qui cultiva une rêverie romantique et connut d’importants progrès technologiques et la constitution de grandes collections, s’est inspiré du Moyen Âge en produisant des copies, des pastiches, des oeuvres composites et des faux. L’exposition permet des confrontations, mettant en regard certains objets médiévaux avec leurs "résonances" du 19e siècle.

Le propos est centré sur les arts précieux, dans leur acception médiévale : pièces d’orfèvrerie et d’émaillerie, ivoires, tissus précieux. Ces domaines ont en effet connu au 19e siècle un foisonnement de redécouvertes techniques. Ces phénomènes culturels et artistiques émergent dès les années 1820-1830 jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, soit pendant un siècle environ. Collectionneurs, ateliers de création et de restauration, mais aussi faussaires, en sont les principaux acteurs, autour d’un marché de l’art en pleine expansion, focalisé sur Paris, qui apparaît alors comme la capitale des arts précieux.

L’exposition "Le Moyen Âge du 19e siècle. Créations et faux dans les arts précieux" est organisée par le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge et GrandPalaisRmn. Le commissariat est confié est à Christine Descatoire, conservatrice générale au musée de Cluny, et Frédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Lorraine.

L’exposition est réalisée avec la participation exceptionnelle du musée du Louvre.

Elle bénéficie du soutien de L’École des Arts Joailliers, qui a pour mission de transmettre la culture joaillière auprès du public le plus large ; et de The New York Medieval Society. 

Consultez le dossier de presse de l'exposition ici. »

Nouvelles de rentrée et dates d'expositions à venir

            Nous allons partager avec vous les informations qui nous sont parvenues dans diverses infolettres.

 

            Au Louvre, la Mise au tombeau ou le Transport du Christ vers le tombeau de Tiziano Vecellio (Titien de ce côté-ci des Alpes) a été restaurée. En revanche, mauvaise nouvelle, la toile est en salle 711 (aussi connue sous le nom de « salle où se trouve la Joconde et la moitié des visiteurs du musée »).

Du 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026, une extraordinaire exposition aura lieu avec pour sujet l’œuvre de Jacques-Louis David.

 

            Au musée d’Orsay, du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026, nous pourrons visiter l’exposition « John Singer Sargent – Éblouir Paris » qui promet d’être extraordinaire.

Du 30 septembre 2025 au 11 janvier, c’est l’exposition « Paul Troubetzkoy – Sculpteur (1866-1938) » que nous pourrons admirer.

 

            Au musée Guimet, du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026, les œuvres du musée seront mises face aux personnages de l’exposition « Manga. Tout un art ! ».

 

            À la BNF, côté Richelieu, du 9 septembre 2025 au 11 janvier 2026, se tiendra l’exposition « Impressions Nabies ».

Côté François-Mitterrand, du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026, la bibliothèque présentera une exposition sur « Les mondes de Colette ».

 

Exposition : « Le mystère Cléopâtre » à l'Institut du monde arabe (jusqu’au 11 janvier 2026)

L’exposition Le Mystère Cléopâtre, à l’Institut du monde arabe, a ouvert ses portes le 11 juin.  Au 1er étage, nous pouvons découvrir l’Histoire de la reine Cléopâtre principalement grâce à des œuvres contemporaines de son règne.

Au 2ème étage, la visite se poursuit du côté des arts, avec des sculptures,

des peintures,


des livres, d’Histoire et de littérature, qui sont majoritairement injustes envers une bonne souveraine dont la bienveillance fut célébrée par les écrivains et historiens non-européens et des œuvres plus contemporaines qui rendent hommage à celle qui fut présentée comme un monstre pendant des siècles.


Cléopâtre fascine toujours et cette exposition est une magnifique occasion de remettre les pendules à l'heure à son sujet.

 

Le site de l'Institut nous dit :

 

 

« Des rares grandes figures féminines que compte l’histoire, Cléopâtre, la dernière souveraine d'Égypte, est la plus populaire. Autour de son personnage se sont forgées une légende noire puis une figure universelle, associant passion et mort, volupté et cruauté, richesse et guerre, politique et féminisme.  

Sur quelles fondations cette légende repose-t-elle ? Comment les artistes s'en sont-ils emparés à travers les siècles ? Pourquoi fascine-t-elle encore ? Explorons ensemble le « mystère Cléopâtre »… 

Depuis son suicide il y a deux mille ans, la notoriété de Cléopâtre n’a cessé que croître. Une renommée aux multiples facettes – d’autant plus surprenante que nulle biographie antique ne la fonde – qui habitent nos imaginaires dans tous les domaines de la création, et même de la consommation.

Pourquoi une telle renommée? Peintures, sculptures, estampes, manuscrits, objets archéologiques, bijoux et monnaies, costumes, projections, photographies… sont autant de réponses, à découvrir au fil d’une riche sélection d’œuvres issues du Louvre, de la Bibliothèque nationale, du château de Versailles, d’autres musées de France et d’Espagne, des États-Unis, d’Italie et de Suisse.

 
Que savons-nous de Cléopâtre ? 

L’exposition débute par une plongée dans les découvertes historiques et archéologiques les plus récentes. Grâce aux rares sources directes – pièces de monnaie et papyrus signé de sa main –, nous mettons un visage sur le nom de Cléopâtre VII Philopator. 

Cette section éclaire le contexte économique, politique et religieux d’une époque charnière, alors que le prospère royaume d’Égypte, sous protectorat romain, et sa capitale Alexandrie, centre du monde hellénistique, constituent un florissant lieu d’études, d’échanges et de commerce. Dernière souveraine de la lignée ptolémaïque, Cléopâtre mène une active politique de réformes qui enrichissent son pays. Fine stratège, elle fait régner la paix pendant les vingt années de son règne.  

En 31 avant notre ère, la défaite d’Actium qui oppose la Rome d’Octave, futur empereur Auguste, et l’Égypte de Cléopâtre et Marc Antoine marque un tournant majeur dans l’histoire méditerranéenne : avec le suicide de sa reine, s’en est fini de l’indépendance de l’Égypte et des dynasties pharaoniques.

 
La légende 

Si les auteurs arabes soulignent les qualités intellectuelles et le rôle de cheffe d’État de Cléopâtre, on doit aux écrivains romains d’avoir fondé sa légende noire, en accord avec la propagande augustéenne, en la dépeignant sous les traits d’un fatale monstrum (Horace). Dans les écrits de l’époque impériale, elle est diffamée et reléguée au second plan, n’apparaissant que dans des récits consacrés à César ou à Marc Antoine. « L’Égyptienne » incarne la luxure et la menace qu’une étrangère, femme de tête et reine tout à la fois, représentait pour un pouvoir romain misogyne. Ces sources biaisées influenceront durablement l’historiographie. 

Son suicide, grâce auquel elle échappe à la capture par les Romains, fait naître la Cléopâtre immortelle : la mort héroïque d’une reine séductrice selon les auteurs de l’Antiquité, se révèle une inépuisable source d’inspiration. Enluminures, dessins, peintures, sculptures, littérature, théâtre, opéra…  généralisent la légende d’une Cléopâtre tantôt inspirée de l’Ève pècheresse tantôt Orientale perverse.    

 
Le mythe 

Après Sarah Bernhardt qui l’incarne dans Cléopâtre de Victorien Sardou, la reine prend sa revanche sur les écrans, éclipsant César et Antoine. Des actrices charismatiques imposent la Cléomania au cinéma dans des productions à grand spectacle, avec leurs garde-robes somptueuses et leurs maquillages anachroniques, Theda Berra, Sofia Loren et surtout Liz Taylor dans la  superproduction mythique de Joseph L. Mankiewicz de 1963. 

Avec la prolifération des images, la glamourisation du star-system et la massification de la culture, elle s’invite dans tous les foyers. Objet de consommation, elle devient reine de beauté, égérie de mode ou marque de publicité. En devenant l’une des femmes les plus connues au monde, le mythe l’emporte sur les faits, entrainant une durable confusion, voire des récupérations hasardeuses, au dépend de la connaissance de la cheffe d’État historique.

 
L’icône

Dès la fin du XIXe siècle naît Cléopâtre, icône des luttes identitaires et émancipatrices. Cette femme forte et indépendante qui préféra mourir plutôt que se rendre est relue sous le prisme de nouveaux combats politiques. En Égypte, la reine est un emblème nationaliste de résistance face au colonialisme, affirmant l’héritage antique du pays. Aux États-Unis, elle est récupérée par la communauté africaine-américaine comme cheffe d’État africaine. Plus largement, les mouvements féministes réhabilitent son image en tant que femme de pouvoir ayant su imposer sa voix. Par-delà les siècles et les fruits de la recherche historique et académique, la figure de Cléopâtre demeure ainsi le miroir des aspirations et des fantasmes… »