Affichage des articles dont le libellé est Louvre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louvre. Afficher tous les articles

Vidéos : « Martin Schongauer - Le bel immortel » au Louvre (8 avril - 20 juillet 2026)

            Nous vous avions parlé de cette exposition, mais quelques vidéos très intéressantes ont été publiées.

Le musée a posté une courte vidéo de présentation de l’exposition :

Il y a aussi une présentation un peu plus longue (qui donne envie d’aller faire un tour à Colmar) :

Si vous voulez faire vos devoirs avant d’aller visiter l’exposition, la conférence de présentation est aussi en ligne :

 

Exposition : « L’Eau primordiale - Leçons de Mésopotamie » au Louvre (20 mai 2026-15 mars 2027)

            À partir du 20 mai 2026 et jusqu’au 15 mars 2027, vous pourrez visiter l’exposition « L’Eau primordiale - Leçons de Mésopotamie » au Louvre dans la salle 230 (aile Richelieu) et dans les salles du département des Antiquités orientales ailes Richelieu et Sully. 

 

Le site du musée précise d’ailleurs qu’afin « de permettre la maintenance des espaces d’exposition et l’entretien des collections du musée, les salles suivantes pourront être amenées à fermer :
Les lundis : salles 300 à 304 et 306 à 314 (aile Sully) / Les mercredis : salles 227 à 230 (aile Richelieu) ».

Au sujet de l’exposition, le site nous dit :

«  Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l’importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l’irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l’eau par l’homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l’invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l’exposition s’insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l’ensemble des antiquités orientales sous l’angle de l’eau et de ses leçons environnementales d’hier à aujourd’hui.

Commissaire

Ariane Thomas, directrice du département des Antiquités orientales, musée du Louvre

Commissaires associés

Barbara Couturaud et Grégoire Nicolet, département des Antiquités orientales, musée du Louvre »

Chantier de restauration de vingt-quatre Rubens au musée du Louvre (fermeture de la salle le 18 mai 2026)

            S’il vous arrive de passer au musée d’Orsay, vous avez peut-être eu l’occasion de voir des restaurations d’œuvres faites devant les visiteurs. Il est fascinant de pouvoir voir comment travaillent les restaurateurs.

Ce qui se prépare au musée du Louvre ne pourra pas se faire devant nous, hélas. En effet, c’est toute une salle qui va être restaurée (la fermeture est prévue pour le 18 mai 2026) :


 

« Une restauration hors norme : "le cycle de Marie de Médicis" de Pierre Paul Rubens

Le musée du Louvre annonce le lancement de la restauration la plus ambitieuse de l’histoire du département des Peintures : celle des 24 toiles monumentales de Pierre Paul Rubens constituant l’extraordinaire Cycle de Marie de Médicis.

Tout est hors-norme dans cette opération prévue pour durer 4 ans : la galerie Médicis constitue la commande la plus importante jamais reçue et livrée par Rubens, alors au sommet de sa gloire en Europe.

Elle représente près de 293m² de surface picturale à restaurer in situ dans la salle 801 située dans l’aile Richelieu, qui sera transformée en atelier de restauration.

La restauration du Cycle de Marie de Médicis de Rubens bénéficie du soutien exceptionnel de
la Société des Amis du Louvre.

Avec le généreux concours de Madame Isabelle Ealet-Corbani et The David Schwartz Foundation, Inc. via les American Friends of the Louvre.

Les études préalables à la restauration du Cycle de Marie de Médicis de Rubens, étape essentielle de ce projet, ont bénéficié du généreux soutien de Madame Isabelle Ealet-Corbani. »

            Si la salle où se trouvent les Rubens est fermée au public, le visiteur du 2ème étage de l’aile Richelieu aura bien des pas en plus à faire – mais ça en vaudra grandement la peine.

Lors de notre dernière visite, nous avons pris des photos de cette salle en pensant à vous :


 


Exposition : « Michel-Ange / Rodin - Corps vivants » au musée du Louvre (15 avril – 20 juillet 2026)

          Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :


« Michel-Ange Rodin - Corps vivants 

Exposition : « Martin Schongauer - Le bel immortel » au musée du Louvre (8 avril – 20 juillet 2026)

            Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :

« Martin Schongauer

Le bel immortel

Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen-Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection. 

L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.

Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».

Commissariat 

Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden.
Hélène Grollemund, musée du Louvre.

Remerciements 

Cette exposition bénéficie du soutien de la Fondation Etrillard.

Avec le soutien exceptionnel du Musée Unterlinden, Colmar, et du Conseil de Fabrique de la Collégiale Saint-Martin, Colmar. »



Exposition : « Chypre » au musée du Louvre (11 février - 22 juin 2026)

             Une nouvelle exposition vient d’ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle est installée dans les salles 300 et 316 (elle n’est pas accessible le lundi).

Le site du musée nous dit :


« Chypre au Louvre

Le département des Antiquités orientales accueille pour la première fois dans les salles d’archéologie chypriote, seize œuvres prêtées par le Département des Antiquités de Chypre du Ministère de la Culture de la République de Chypre accompagnées d’une expérience numérique inédite.

À partir d’œuvres emblématiques et iconiques, comme les idoles en picrolite extraites du Mont Troodos ou un lingot de cuivre inscrit mis au jour dans un des sanctuaires d’Enkomi, le visiteur est invité à mieux comprendre les productions matérielles et les échanges commerciaux et culturels qui se développent dans l’île au chalcolithique et à l'âge du Bronze.

De magnifiques statues votives archaïques en terre cuite découvertes par la mission suédoise dans les années 1930 à Ayia Irini dialogueront avec les ex-voto en calcaire mis au jour à Golgoï par la mission du Comte de Vogüé dans les années 1860. Autour des deux chapiteaux hathoriques du Louvre, les recherches récentes sur la « Grande déesse » seront valorisées et aux côtés de la très importante collection d’ex-voto anatomiques, trônera le dieu Asklépios de Paphos, rappelant l’importance de Chypre dans la pratique de la médecine.

À la découverte de ces œuvres ambassadrices et à la redécouverte de la collection du musée, le visiteur suivra un parcours sensoriel riche d’extraits de poèmes de George Séféris et Constantin Cavafy et de chants chypriotes.

Cette manifestation matérielle et immatérielle célèbre au Louvre la richesse de la culture chypriote à travers le temps, dans le cadre de la présidence de Chypre au conseil de l’Union européenne.

Commissariat

George Papasavvas et Artémis Georgiou (Université de Chypre) et Hélène Le Meaux (musée du Louvre).

Remerciements 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre dans le cadre du Programme culturel de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne en 2026. »

Exposition : « Le Triptyque de Moulins » au musée du Louvre (26 novembre 25 - 31 août 26)

            Du 26 novembre 25 au 31 août 26, le musée du Louvre expose le Triptyque de Moulins de Jean Hey (aile Richelieu, salle 831, au 2ème étage).


            Le site du musée nous dit :

« Le Triptyque de Moulins de Jean Hey est l'un des chefs-d'œuvre absolus de la peinture française à l'aube du XVIe siècle.

Sa restauration (2022-2025), décidée et pilotée par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Auvergne – Rhône-Alpes, conduite au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et réalisée par les restaurateurs de l'atelier Arcanes et de l'atelier Tournillon, est un événement considérable dans l'actualité patrimoniale en France. Il s'agit d'un moment crucial pour la connaissance de la peinture française autour de 1500 : les opérations ont révélé les couleurs éclatantes des trois panneaux qui le composent, depuis longtemps oubliées ; d'autre part, cette restauration, et les études approfondies menées au C2RMF qui l'accompagnent, engendrent de nouvelles interrogations quant aux expérimentations picturales du peintre Jean Hey, autrefois connu comme le « Maître de Moulins » avant son identification. Formé en Flandres, il est le plus génial artiste actif en France dans les dernières décennies du XVe siècle.

La fin de cette restauration fondamentale, la première depuis 1879, offre aujourd'hui au musée du Louvre, à la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et au C2RMF l'occasion d'organiser une présentation exceptionnelle du Triptyque à proximité immédiate des salles des peintures françaises du Louvre. Le public pourra ainsi partager ce moment historique et découvrir ou redécouvrir l'œuvre magistrale de Jean Hey. La présence du Triptyque à Paris, où il n'avait plus été exposé depuis 1937, représente en effet la chance unique de le rapprocher des œuvres de Jean Hey conservées dans la capitale : cinq tableaux et un dessin au musée du Louvre, ainsi que la Vierge Bacri acquise en 2013 au musée de Cluny. Autour de ce corpus, plusieurs panneaux peints, mais aussi des dessins, enluminures et objets orfévrés, issus des collections du musée du Louvre, permettront aux visiteurs de mieux comprendre ce chef-d'œuvre du patrimoine français, et ce qui en fait une création exceptionnelle de l'art occidental au tournant des XVe et XVIe siècles. »

 

Curiosités de musée : Où est... Antinoüs ?

            Il y a quelques mois, après avoir rencontré le couple impérial à Écouen, nous avions croisé l’empereur Hadrien dans plusieurs musées.

            Cet été, c’est Antinoüs que nous avons retrouvé par hasard.

 

Une statuette de lui peut être actuellement admirée à l’Institut du monde arabe dans l’exposition sur Gaza.

Ce petit bronze moulé du début de notre ère (entre le Ier et le IIIème siècle) fut découvert au large de Gaza en 2004. Il faisait partie de la collection Jawdat Khoudary et appartient à l’autorité nationale palestinienne et est normalement conservée à Genève, au musée d’art et d’histoire afin d’assurer sa conservation et de garantir qu’il ne sera pas détruit par l’armée d’occupation.

La notice nous dit : « La statuette représente Antinoüs, le favori de l’empereur Hadrien, mort noyé dans le Nil en 130. Antinoüs fut divinisé et le culte d’Osiris-Antinoüs se répandit rapidement dans toutes les provinces de l’Empire. Hadrien visite Gaza en 129 qui organise par la suite une fête annuelle en son honneur. Gaza reçoit d’Hadrien le privilège exceptionnel d’émettre une gamme de 5 monnaies, analogue à celles du Sénat de Rome. »


L’éclairage du musée créé des reflets et il est assez difficile de prendre une bonne photo, mais cette œuvre est magnifique.

 

            Ensuite, nous avons croisé Antinoüs au Louvre, salle 616 (aile Sully). Cette œuvre fut saisie en mars 1794 au titre de la loi sur le séquestre des biens des émigrés et transférée au Louvre.

Fondue à Rome en 1780 par Luigi Valadier (1726-1785), elle appartenait à Pierre Marie Gaspard Grimod (1748-1809). Il était issu d’une famille de fermiers-généraux et avait été fait comte d’Orsay par Louis XV. Entre 1775 et 1778, il rassembla en Italie des originaux d’époque romaine, des copies d’après l’Antique, des œuvres de style maniériste et en commanda d’autres à des artistes néoclassiques. La notice nous apprend aussi que ce « bronze fondu d’après la célèbre statue antique conservée au musée du Capitole témoigne de la qualité de cette collection, installée à Paris dans un nouveau décor « à la grecque », aujourd’hui disparu, de son hôtel particulier. »


(La luminosité n’était encore pas de notre côté.)

 

            À Versailles, en sortant de l’exposition sur le buste du Bernin, nous avons vu une copie du relief antique de la collection Albani, à Rome et attribuée à Simon Challe. « Médaillon exécuté lors du séjour de l’artiste à l’Académie de France à Rome en tant que pensionnaire du roi. Déposé en 1752 à la salle des Antiques du Louvre, puis envoyé à Saint-Cloud en 1802. Entré à Versailles en 1827. »

Antinoüs Albani (1748-1752)

Nouvelles de rentrée et dates d'expositions à venir

            Nous allons partager avec vous les informations qui nous sont parvenues dans diverses infolettres.

 

            Au Louvre, la Mise au tombeau ou le Transport du Christ vers le tombeau de Tiziano Vecellio (Titien de ce côté-ci des Alpes) a été restaurée. En revanche, mauvaise nouvelle, la toile est en salle 711 (aussi connue sous le nom de « salle où se trouve la Joconde et la moitié des visiteurs du musée »).

Du 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026, une extraordinaire exposition aura lieu avec pour sujet l’œuvre de Jacques-Louis David.

 

            Au musée d’Orsay, du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026, nous pourrons visiter l’exposition « John Singer Sargent – Éblouir Paris » qui promet d’être extraordinaire.

Du 30 septembre 2025 au 11 janvier, c’est l’exposition « Paul Troubetzkoy – Sculpteur (1866-1938) » que nous pourrons admirer.

 

            Au musée Guimet, du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026, les œuvres du musée seront mises face aux personnages de l’exposition « Manga. Tout un art ! ».

 

            À la BNF, côté Richelieu, du 9 septembre 2025 au 11 janvier 2026, se tiendra l’exposition « Impressions Nabies ».

Côté François-Mitterrand, du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026, la bibliothèque présentera une exposition sur « Les mondes de Colette ».

 

Exposition : Une passion chinoise au Louvre (jusqu'au 25 août 2025)


           
La vie et la carrière d'Adolphe Thiers (1797-1877) sont fascinantes, mais c'est sa passion pour la Chine qui nous intéresse ici. Il fut un véritable spécialiste français et européen du sujet, même s'il ne put réaliser son rêve de visiter ce pays dont la culture et l'art le captivaient tant.

L'organisation de cette exposition qui nous présente des pièces très diverses est assez innovante et il vous faudra bien presque deux heures pour tout admirer tranquillement dans les deux espaces d'exposition. Contrairement à d'autres expositions, il n'y a pas trop de visiteurs et on a le temps de s'arrêter sur certaines pièces sans sentir qu'une personne à côté attend d'avoir accès à ce que vous êtes en train d'admirer.

Il y a vraiment de tout. Des livres, des porcelaines, des jades, divers objets décorés... :

 

 


Voici ce que nous dit le musée :


Une passion chinoise

La collection de monsieur Thiers

Il est un fait relativement méconnu : l’art chinois est bien présent au Louvre. Le département des Objets d’art conserve en effet plus de 600 œuvres d’origine chinoise, principalement issues des collections d’Adolphe Thiers et d’Adèle de Rothschild et des collections royales. Parmi elles se trouvent de véritables trésors. De récents travaux ont mis en lumière celles de la collection Thiers, journaliste, historien, figure politique majeure du 19e siècle (député, ministre, président du conseil et, enfin président de la République française).

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres  exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur création, puis de leur collecte par Thiers. Elle met en lumière la passion  jusqu’alors méconnue de Thiers pour la Chine. Elle rassemblera plus de 170 œuvres datant majoritairement du 18e et du 19e siècle : rouleaux, pages d’albums, gravures, estampes, porcelaines, jades, laques, ivoires, bronzes ou en bois incrustés de pierres et de nacres…

La première section présentera brièvement Adolphe Thiers, son regard particulier sur l’art, son approche de la collection, sa passion pour la Renaissance. La seconde section, formant le cœur de l’exposition présentera la collection chinoise, prise dans son ensemble. Thiers voulant écrire sur l’art chinois collectionnait livres sur la Chine, documents et objets d’art de manière concomitante. L’exposition suit les grands thèmes que l’on peut observer dans sa collection : l’histoire ancienne et contemporaine, les images de la Chine (paysages, architecture, costumes), quelques thèmes clés de la culture chinoise (la langue, l’écriture, les lettrés), les « trois sagesses »  (bouddhisme, taoïsme, confucianisme), la porcelaine chinoise – dont il était un expert reconnu, et, enfin, l’art impérial. Dans ce dernier domaine, la collection compte plusieurs chefs-d’œuvre, dont un exceptionnel rouleau du Qingming Shanghe Tu réalisé pour l’empereur Qianlong.


Exposition : Mamlouks - 1250-1517 au Louvre (jusqu'au 28 juillet 2025)

            Cette exposition est une première mondiale. En effet, la dernière exposition consacrée aux Mamelouks remonte au début des années 1980 et ne fut présentée qu'aux États-Unis ; de plus, elle présentait une mise en scène par matériaux (on expose par thème aujourd'hui). 

Comptez deux heures pour tout admirer sans courir ; c'est une exposition très riche et qui présente des pièces magnifiques :

Bassin, bol, brûle-parfum en cuivre incrusté d'or, d'argent et de pâte noire (en arrière-plan, une projection sur la totalité des trois murs - les images défilent, donnant l'impression d'être dans un ascenseur, donc profitez du banc mis à disposition afin d'admirer cette présentation de quelques minutes)

Céramiques et pièces en verre :
 


et le célèbre baptistère de Saint-Louis :


Donc, si vous le pouvez, direction Hall Napoléon au Louvre… 

Pour vous donner une idée du sujet, voici sa bande-annonce :

 

 


Clef de la Kaaba au nom du sultan Faraj (1399-1412), Égypte, vers 1399-1412.

Alliage ferreux coulé, damasquinure d’or et d’argent, Paris, musée du Louvre, département des Arts de l’Islam

Voici ce que nous dit le musée (il y a un splendide dossier pédagogique à télécharger sur cette page) :

Mamlouks

1250-1517

Pour la première fois en Europe, le musée du Louvre présente une exposition majeure sur le sultanat mamlouk (1250-1517), qui vise à aborder dans toute son ampleur et sa richesse cet âge d’or du Proche-Orient islamique, en l’inscrivant dans une perspective transrégionale.

Esclaves militaires d’origine majoritairement turque puis caucasienne, les Mamlouks ont construit leur légende sur leur puissance guerrière. De 1250 à 1517, le sultanat mamlouk a vaincu les derniers bastions des croisés, combattu et repoussé la menace des Mongols, survécu aux invasions de Tamerlan et maintenu à distance ses menaçants voisins turkmènes et ottomans avant de succomber à l’expansionnisme de ces derniers. Il embrasse un vaste territoire qui comprend l’Égypte, le Bilad al-Sham (Syrie, Liban, Israël/Palestine, Jordanie), une partie de l’est de l’Anatolie et le Hedjaz en Arabie où sont situées La Mecque et Médine.

Mais l’histoire du sultanat mamlouk ne saurait se limiter à ses conquêtes et faits d’armes. Sa culture tout aussi complexe et protéiforme que sa société participe d’une époque médiévale méconnue et singulièrement mouvante. Un monde où se croisent sultans, émirs, riches élites civiles activement engagés dans le mécénat. Une société plurielle où les femmes comme les minorités chrétiennes et juives ont une place. Un autre « empire du Milieu » où convergent l’Europe, l’Afrique et l’Asie et au sein duquel les personnes et les idées circulent au même titre que les marchandises et les répertoires artistiques.

Conçue autour de cinq sections (les Mamlouks, leur société, leurs cultures, leurs connexions avec le monde et leur art), l’exposition présente près de 260 œuvres dont un tiers provient des collections du Louvre et du musée des Arts Décoratifs, à côté de prêts nationaux et internationaux prestigieux. Textiles, objets d’art, manuscrits, peintures, ivoires, décors de pierre et de boiserie dévoilent un monde artistique, littéraire, religieux et scientifique foisonnant. Le sultanat est alors le cœur culturel du monde arabe et l’héritier de hautes traditions. La culture visuelle mamlouke marquera durablement l’histoire de l’architecture et des arts.

L’exposition, à travers une scénographie spectaculaire, des espaces immersifs et des dispositifs variés, invite les visiteurs à faire une expérience vivante du monde des Mamlouks. Le parcours proposera aussi des rencontres avec des personnages historiques représentatifs de la société mamlouke, racontant des histoires singulières au sein de la grande Histoire.

Voici une occasion inédite de découvrir cet empire glorieux et pourtant méconnu, à travers des chefs-d’œuvre venus du monde entier, offrant un autre regard sur l’Égypte et le Proche-Orient médiévaux, alors au centre des échanges entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

 

             Si vous souhaitez « faire vos devoirs » avant d'aller visiter cette exposition, cette conférence vous expliquera sur quelles pièces vous attarder :

Exposition : L'expérience de la nature au Louvre (jusqu'au 30 juin 2025)

             Il est bien temps que nous vous parlions de cette exposition puisqu’elle fermera ses portes le 30 juin 2025.

Quand nous l’avons visitée, elle n’était pas très clairement indiquée. En fait, il faut rentrer du côté « Aile Richelieu » et l’exposition se trouve à quelques mètres sur la gauche (là où les trésors de Notre-Dame avaient été exposés).

Il n’y a que quelques salles, mais elles nous présentent des œuvres très intéressantes.

À gauche, dans la première salle (rentrez et retournez-vous), un Lièvre entouré de plantes, peint vers 1584[1] nous accueille.


Cette œuvre d’Hans Hoffmann (Nuremberg ? 1545/1550 – Prague, 1591/1592)[2] est une aquarelle et gouache sur parchemin monté sur bois – et le lièvre n’a vraiment pas l’air rassuré.

L’œuvre qui a servie pour l’affiche de l’exposition, Le Printemps (1589) de Joris Hoefnagel (Anvers, 1542 – Vienne, 1600), est très petite :

Notre photo est floue (encore !) donc nous empruntons celle du Louvre 

Les détails sont très intéressants.

Il y a des dessins, des tableaux réalisés avec des minéraux, des coupes diverses et variées en différents gemmes plus ou moins précieux… Il y a un Giuseppe Arcimboldo (Milan, 1526-1593) qui représente Rodolphe II en Vertumne :


Il y a aussi un autoportrait du maître :


Cette exposition est une très agréable surprise.

 

Le site du Louvre nous dit :

L’Expérience de la nature

Les arts à Prague à la cour de Rodolphe II

Grand protecteur des arts et des sciences, l’empereur Rodolphe II (1552-1612) était l’un des souverains européens dont l’enthousiasme pour l’étude de la nature était le plus vif. Il appela à sa cour des savants et des artistes venus de toute l’Europe, qui travaillèrent à proximité les uns des autres dans l’enceinte du château, faisant de Prague un véritable laboratoire, un lieu d’expérimentation, dans un climat propice de tolérance intellectuelle et religieuse.

La première partie de l’exposition présentera cette convergence des regards scientifiques et artistiques sur la nature, particulièrement sensible à la cour de Prague. Elle se caractérisait d’abord par une nouvelle approche, directe, scrutatrice. Les artistes participèrent activement aux premiers balbutiements de l’empirisme, non seulement par la confection d’instruments de mesure scientifiques aussi esthétiques qu’innovants, mais encore par leurs dessins de plantes et d’animaux, contribution majeure à l’entreprise d’inventaire du vivant qui animait alors les sciences naturelles. Comme les savants, ils s’intéressèrent également aux forces cachées à l’œuvre dans la nature, qu’ils évoquèrent par le truchement de l’allégorie. Tous partageaient une même culture humaniste, essentiellement livresque et héritée de l’Antiquité, mais le système cohérent décrit dans ces ouvrages ne résista pas à l’observation attentive d’une nature changeante et capricieuse.

La seconde partie de l’exposition montrera comment cette curiosité visuelle, commune aux scientifiques et aux artistes, contribua au renouvellement de la création artistique à Prague. À la faveur de nouvelles pratiques comme celle du dessin en plein air, l’expérience directe de la nature encouragea le choix de nouveaux matériaux et de nouveaux motifs, jusque-là jugés indignes d’être utilisés ou représentés, ainsi que le goût pour de nouvelles formes artistiques qui imitent la singularité des formes naturelles, leur instabilité inhérente au processus de croissance du vivant.


[1] : La fiche qui accompagne cette toile nous dit « vers 1583-1585 ». Puisque la date est incertaine, pourquoi ne pas opter pour l’année du milieu ? Ou alors, ce devrait être « entre 1583 et 1585 ». Non ?

[2] : Légèrement frustrantes ces informations.

Encore un peu de Cimabue (en vidéo)

            Nous vous avons déjà parlé de l’exposition au Louvre consacrée à Cimabue, https://auservicedeclio.blogspot.com/2025/02/exposition-revoir-cimabue-au-louvre.html et nous vous avions parlé de la conférence exclusivement sur La Dérision du Christ qui n’avait pas encore eu lieu.

Elle est désormais en ligne :

Nous avons également croisé une vidéo sur le travail de restauration de La Maestà. La voici :

Curiosités de musée : Edward VI par Scrots

            Le jour où nous étions allée admirer le portrait restauré d’Anne de Clèves au Louvre, nous avons remarqué (il y a toujours quelque chose de nouveau à remarquer quand on visite ce gigantesque musée) une des toiles sur la droite de ce tableau-là sur le mur perpendiculaire.


La plaque sur le cadre est la suivante :

Guillim STRETES (Attribué à) travaillait en Angleterre vers 1550

Ecoles hollandaise et anglaise

Portrait présumé d’Edouard VI, roi d’Angleterre

 

L’information à côté de la toile nous dit :

Guillim STRETES (ou SCROTS)

Portraitiste flamand connu de 1537 à 1553

Peintre à la cour d’Angleterre dès 1545

 

Portrait d’Édouard VI,

roi d’Angleterre (1537-1553)

Huile sur bois, vers 1550

 

Ce tableau dont il existe plusieurs exemplaires avec variantes est, avec celui appartenant aux collections royales britanniques (château de Hampton Court), l’une des meilleures versions.

Ce portrait d’Édouard VI est le seul tableau anglais du 16e siècle conservé dans les collections du Louvre.

Les prêts accordés à l’exposition Made in Germany. Peintures germaniques des collections françaises 1500-1550 organisée à Besançon de mai à septembre 2024 font temporairement place à ce très bel exemple de peinture à la flamande – il fut acquis en 1889 sous le nom d’Anthonis Mor – produite en Angleterre sous l’influence de Holbein le Jeune.

             Curieusement, avant de lire toutes ces informations, nous avions admiré certains détails de la toile, comme la jarretière du jeune roi sous son genou gauche :

ou encore cette inscription sur le pilier : « KING. EDWARD. The VI. Sir A More pinxt » :

 
Il y a une curiosité en anglais qui fait que, dans certains cas, on écrit certaines formules d’une façon, mais on les dit d’une autre. Par exemple, la date s’écrira « Monday, January 1st », mais on dira à l’oral « Monday the first of January » ; de même pour les guerres mondiales « WWI » devient « the first world war » (sauf pour les États-uniens qui disent « world war one » - pourquoi se fatigueraient-ils ?).

Incidemment, pour toute la noblesse et toute charge constituant une dynastie (telle la papauté, par exemple), on écrit « Alexander IV » et on dit « Alexander the fourth ».

Donc, l’inscription sur le pilier constitue une faute de grammaire [KING. EDWARD. The VI.] et si l’on ajoute à cela le problème d’attribution de la toile, nous sommes en droit de nous poser bien des questions.

 

            Ce fut le 1er juillet 1889 que le Louvre acheta cette toile à l’industriel Pierre, dit Eugène, Secrétan (1836-1899). Secrétan avait acheté cette toile qui s’était précédemment trouvée dans galerie du duc d’Hamilton, William Alexander Louis Stephen Douglas-Hamilton (1845-1895), et était alors attribuée à « Antonio Moro ».

Moro est connu sous divers noms : Antonio Moro, Anthonius Mor, Antoon More, Anthonis Mor van Dashorst (il s’agirait d’un titre acquis sur la fin de sa vie). Il était né à Utrecht vers 1520 et est mort à Anvers en 1576 ou 1578. Il lui arriva de travailler en Angleterre, mais pas particulièrement à la cour, tandis que Willem / Guillim / William Scrots ou Stretes (le Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. III. L-Z. d’Emmanuel Bénézit publié à Paris en 1939 le répertorie, p. 765, uniquement en tant que Willem Scrots et les Anglo-saxons n’utilisent que ce nom-là) fut le successeur d’Hans Holbein le Jeune (1497-1543) à la cour d’Angleterre.

Il existe un autre portrait d’Edward VI (1537-1553) qui provient également des collections du duc d’Hamilton et qui fut acheté par la reine Victoria [Alexandrina Victoria of Kent (1819-1901)] en 1882 :

Nous ne savons pas quand ces deux toiles furent peintes, mais la pose du jeune prince ressemble à celle de son père dans une des toiles d’Holbein, ce qui n’est pas surprenant puisqu’Henry VIII fit revenir son fils auprès de lui après son sixième anniversaire (âge auquel les Tudor considéraient qu’un prince devenait adulte) après l’avoir fait élever et éduquer loin de la cour et que le roi ordonna que les appartements et la garde-robe de son héritier soient identiques aux siens.

Nous disons « prince » pour deux raisons – une par toile : sur la toile qui se trouve encore en Angleterre, le fait qu’il s’agisse du « roi Edward » est écrit sur une sorte de petit parchemin à gauche du prince. Quand un tableau officiel représentait un souverain et annonçait son titre, c’était en latin – comme c’est le cas pour Henry VIII, père du prince, où une toile porte l’inscription « Henricus VIII Ang. Rex. » (Henry VIII, roi d’Angleterre). L’étiquette dit en anglais « King Edward » et non pas « Eduardus VI Ang. Rex. » ; il est donc possible qu’un portrait du prince ait été transformé en portrait de roi avec un simple descriptif ajouté plus tard – si ce n’est pas le cas, quelqu’un aura conseillé le jeune roi bien maladroitement.

Passons à la toile du Louvre. Si elle était dans les collections du duc d’Hamilton et a été achetée par un Français, nous avons trouvé une unique référence mentionnant l’envoi de cette toile à la cour de France en 1552 (un an avant la mort très prématurée du jeune roi qui était bien le digne fils de son père en matière de misogynie et d’arrogance). En dehors du fait qu’il serait agréable d’avoir un peu plus de références sur ce genre de données afin de pouvoir les vérifier, ce détail pourrait cependant expliquer l’erreur d’attribution et l’anglais de cuisine où une formulation orale se retrouve à l’écrit.

La notice sur le site du Louvre explique que « [s]elon Alastair Laing, qui estime que le R.F.561 [la toile dont il est ici question] n’est pas une œuvre autographe de Stretes, le ruban bleu avec le médaillon de Saint Georges de l’ordre de la Jarretière, en fait anachronique, que le modèle porte au cou, pourrait avoir été rajouté postérieurement, pour renforcer le caractère royal du portrait, comme si la jarretière visible sur la jambe gauche ne constituait pas à elle seule un signe monarchique suffisant (comm. écrite, octobre 1994). Pour Catherine MacLeod, la jarretière comme le ruban et le médaillon, absents des autres versions du portrait, sont apocryphes (comm. écrite, juillet 2002). - A dater vers 1550. »

            Donc, le ruban bleu avec le médaillon de Saint Georges, la jarretière et l’inscription sur le pilier seraient des ajouts postérieurs au travail du peintre initial, placés là afin de transformer un prince en roi. Ce ne serait pas une première.

À l’origine, cette peinture à l’huile sur bois (1,68 m sur 0,875 m) se trouvait en salle 32, au premier étage de l’aile Denon. Aujourd’hui, elle est en salle 809, au deuxième étage de l’aile Richelieu.

Ajouts ou pas ajouts, le prince devenu roi représente une toile intéressante. Allez l’admirer.


Exposition : « Revoir Cimabue » au Louvre

L’exposition au Louvre Revoir Cimabue – Aux origines de la peinture italienne est ouverte du 22 janvier au 12 mai 2025.

Elle est l’occasion d’admirer la Maestà et la Dérision du Christ de Cenni di Pepo, dit Cimabue (Florence, 1240 ? – Pise, 1302).

La Maestà

La Dérision du Christ (venant d’Internet, car notre photo est terriblement floue. Ne manquez pas d’admirer le bandeau sur les yeux du Christ)

 

            Cette exposition est l’occasion d’admirer des œuvres rares – œuvres qui nous permettent aussi de voir l’évolution apportée par Cimabue dans la peinture de l’époque. En effet, le style d’inspiration byzantine qui était celui de l’époque se métamorphose chez Cimabue en un art où le réalisme commence à s’inviter.

Toutes les œuvres présentées sont fascinantes :


            Le travail de restauration sur la Maestà et la Dérision du Christ est, comme d’habitude avec les ateliers du Louvre, absolument magnifique.

Les ailes des anges sont splendides, tout comme tous les détails révélés par la restauration – par exemple :


             Le Louvre nous dit : « Pour la première fois, le musée du Louvre consacre une exposition à Cimabue, l’un des artistes les plus importants du 13e siècle. Elle est le fruit de deux actualités « cimabuesques » de grande importance pour le musée : la restauration de la Maestà et l’acquisition d’un panneau inédit de Cimabue redécouvert en France en 2019 et classé Trésor national, La Dérision du Christ.

Les deux tableaux, dont la restauration s’est achevée en 2024, constituent le point de départ de cette exposition qui, en réunissant une quarantaine d’œuvres, ambitionne de mettre en lumière l’extraordinaire richesse et la nouveauté incontestable de l’art de Cimabue. L’artiste fut l’un des premiers à ouvrir la voie du naturalisme dans la peinture occidentale, en cherchant à représenter le monde, les objets et les corps tels qu’ils existent. Avec lui, les conventions de représentation héritées de l’art oriental, si prisées jusqu’alors, cèdent la place à une peinture inventive, cherchant à suggérer un espace tridimensionnel, des corps en volumes et modelés par de subtils dégradés, des membres articulés, des gestes naturels et des émotions humaines.

Après une section introductive consacrée au contexte de la peinture en Toscane, en particulier à Pise au milieu du 13e siècle, le parcours s’attarde sur la Maestà du Louvre : les nouveautés qui se manifestent dans ce tableau ont conduit certains historiens de l’art à le qualifier d’« acte de naissance de la peinture occidentale ». La restauration a permis, en plus de retrouver la variété et la subtilité des coloris, de redécouvrir de nombreux détails masqués par des repeints qui mettent en évidence la fascination de Cimabue et de ses commanditaires pour l’Orient, à la fois byzantin et islamique.

Est ensuite abordée la question cruciale des rapports entre Duccio et Cimabue. Le parcours se poursuit avec une section construite autour du diptyque de Cimabue, dont le Louvre réunit pour la première fois les trois seuls panneaux connus à ce jour. La verve narrative et la liberté déployées par Cimabue dans cette œuvre aux coloris chatoyants en font un précédent important et insoupçonné jusqu’alors de la Maestà de Duccio, chef-d’œuvre de la peinture siennoise du Trecento.

L’exposition se conclut par la présentation du grand Saint François d’Assise recevant les stigmates de Giotto, destiné au même emplacement que la Maestà du Louvre, le tramezzo (la cloison qui sépare la nef du chœur) de San Francesco de Pise, et peint quelques années après par le jeune et talentueux disciple de Cimabue. À l’aube du 14e siècle, Duccio et Giotto, tous deux profondément marqués par l’art du grand Cimabue qui s’éteint en 1302, incarnent désormais les voies du renouveau de la peinture. »

 

            Il y aura toute une conférence sur la Dérision du Christ dans les jours à venir, mais, en attendant, voici deux courtes vidéos sur la Dérision du Christ et l’exposition en général, ainsi que la conférence de présentation sur Cimabue et les œuvres présentées dans l'exposition  :

La dérision du Christ de Cimabue, intervention de Sébastien Allard : Directeur du Département des Peintures du musée du Louvre.

 

Retour sur la restauration d'une œuvre majeure du musée du Louvre : "La Dérision du Christ" de Cimabue. Thomas Bohl, conservateur et commissaire de l'exposition "Revoir Cimabue" (22 janvier – 12 mai 2025) et Sébastien Allard, directeur du département des peintures au Louvre, reviennent sur la genèse et l'importance de cette œuvre petite en taille, mais capitale dans l'histoire de l'art.

 

            Pour la première fois, le musée du Louvre consacre une exposition à Cimabue, l’un des artistes les plus importants du 13e siècle. Elle est le fruit de deux actualités « cimabuesques » de grande importance pour le musée : la restauration de la Maestà et l’acquisition d’un panneau inédit de Cimabue redécouvert en France en 2019 et classé Trésor national, La Dérision du Christ. Ces deux tableaux, dont la restauration s’est achevée en 2024, constituent le point de départ de cette exposition qui, en réunissant une quarantaine d’œuvres, ambitionne de mettre en lumière l’extraordinaire richesse et la nouveauté incontestable de l’art de Cimabue.

 

            Si vous le pouvez, visitez cette exposition sur un moment charnière dans l’Histoire de la peinture.