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Exposition (à venir) : Louvre Photo (4 novembre 26-3 mai 27)

            Du 4 novembre 26 au 3 mai 27, une exposition à la Mezzanine Napoléon au musée du Louvre va célébrer le bicentenaire de la photographie.

Les œuvres présentées se focaliseront sur le Louvre : « Louvre Photo

L’ouverture du Louvre a précédé de quelques décennies la naissance de la photographie. Le musée, qui associe réel et imaginaire et permet de voyager dans le temps et dans l’espace, a constitué un berceau fécond d’inspiration pour les premiers photographes. L’exposition Louvre Photo se centre sur le Louvre comme modèle, comme sujet, comme source d’inspiration, comme objet de détournement. À travers plus de 300 photographies comme des photographies du Louvre, de ses œuvres, ses salles d’expositions, ses espaces ouverts, mais aussi les visiteurs célèbres et anonymes, les acteurs du musée, les lieux cachés et les coulisses – Louvre Photo invite à la découverte et à la révélation, en convoquant des regards renouvelés, distanciés, parfois non sans humour ou décalage, sur le musée, l’institution et ses collections.

Louvre Photo couvre la longue période qui s'est écoulée depuis l'invention de la photographie jusqu'à maintenant, des premiers photographes à ceux aujourd’hui invités par le musée, comme Robert Polidori récemment. Cette période a été marquée par de grands événements historiques comme la Commune, la Première et la Deuxième Guerre mondiale, et l’épanouissement diplomatique et touristique des Trente Glorieuses. Elle a aussi été jalonnée par des moments clés de l'histoire du Louvre, comme la transformation du palais en musée sous le Second Empire, le déplacement et le retour des œuvres pendant les deux guerres mondiales, et la création du Grand Louvre dans les années 1980. 

En s’inscrivant dans une unité de lieu - celle délimitée par les murs de l’édifice et par les grilles de ses jardins, les Tuileries notamment - Louvre Photo met en lumière les fonds photographiques conservés au Louvre au sein des différents départements de collections, fonds documentaires toujours actifs, ainsi que les collections d’institutions françaises, notamment les Archives nationales, la Médiathèque de la Photographie et du Patrimoine, la Bibliothèque nationale de France, le musée d’Orsay, le musée Carnavalet, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. L’exposition valorise également les commandes faites aux photographes par le Louvre depuis le début des années 2000. 

La scénographie est signée Juan-Felipe Alarcon et le graphisme de l’Atelier Pierre/Pierre.

Cette exposition est labellisée par le Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.

Commissariat

Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume. 

Dominique de Font-Réaulx, conservateur général, chargée de mission auprès du Président-directeur du musée de Louvre. »

Expositions (à venir) : Zurbarán et Sculpter la couleur (7 octobre 26-25 janvier 27)

            Du 7 octobre 26 au 25 janvier 27, deux expositions vont être présentées au Louvre au Hall Napoléon.

Il y aura : « Zurbarán 1598-1664

Francisco de Zurbarán compte, avec Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Murillo, parmi les peintres espagnols les plus importants du XVIIe siècle. D’abord considéré comme un caravagesque marqué par l’ascétisme monastique, il a progressivement été reconnu au XXe siècle comme un coloriste prodigieux et célébré pour son style très personnel, qui allie la simplification des volumes à un naturalisme saisissant. La National Gallery de Londres, le musée du Louvre et l'Art Institute de Chicago ont donc décidé de s’unir pour proposer une rétrospective qui permettra de découvrir ou de revoir sa peinture, de mieux la comprendre et d’être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions.

L’objectif de cette exposition n’est pas de présenter une monographie exhaustive, mais plutôt une sélection ambitieuse de peintures de première qualité, accompagnée de repères historiques et culturels, permettant d’admirer la technique de Zurbaran, ses audaces formelles et iconographiques. Le parcours organisé en sept sections, aborde les différentes facettes de l’œuvre peint de Zurbarán dans une logique chrono-thématique qui rend justice au déroulé de sa longue carrière, tout en s’affranchissant par moment de la chronologie pour proposer des regroupements d’œuvres.

L’exposition du Louvre accordera une grande importance aux peintures monumentales provenant des commandes monastiques en Andalousie, qui ont fait la renommée de Zurbarán, mais aussi aux portraits et aux natures mortes, en réservant une place de choix à la courte production de son fils Juan de Zurbarán (1620- 1649). Quelques peintures, datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, permettront d’évoquer en épilogue l’importance de Zurbarán pour les avant-gardes en France (Edouard Manet, Pablo Picasso, Juan Gris). 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre, la National Gallery de Londres et l'Art Institute of Chicago

Cette exposition est à découvrir au même moment et au sein du même espace que l'exposition Sculpter la couleur, ménageant ainsi des jeux de regards originaux grâce à une scénographie conçue conjointement. La réservation d'un billet donne accès aux deux expositions. 

Commissariat

Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice en chef au département des Peintures, musée du Louvre, en collaboration avec Francesca Whitlum-Cooper et Daniel Sobrino Ralston, National Gallery, Londres et Rebecca Long, Art Institute of Chicago. ».

 

Notez qu’il y aura une présentation de l’exposition en direct sur la chaîne YouTube du musée du Louvre le 12 octobre 26 à 12:30.

 

Présentée en même temps, il y aura l’exposition : « Sculpter la couleur

Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid

Organisée au même moment et au sein du même espace que l’exposition monographique consacrée au peintre Francisco de Zurbarán (1598-1664), ce qui permet de ménager des jeux de regards grâce à une scénographie conçue conjointement, l’exposition invite à découvrir la sculpture espagnole du XVIIe siècle.

Il s’agit en grande partie de sculptures religieuses en bois polychromé au naturalisme saisissant, qui permettent de mieux comprendre l’ambiance culturelle et religieuse dans laquelle se place l’œuvre des grands peintres espagnols de la même période, au premier rang desquels Zurbarán, Velázquez ou Murillo, à une époque où les liens entre peinture et sculpture sont très étroits. L’exposition mettra tout particulièrement en valeur le prêt d’un paso de procession complet, ensemble monumental de cinq figures sculptées et peintes grandeur nature, datant du début du XVIIe siècle, œuvre de Gregorio Fernández, grand sculpteur alors actif à Valladolid, présenté à hauteur d’homme pour permettre une observation la plus directe possible. Le parcours se poursuivra à travers plusieurs axes thématiques : le culte des reliques et le rôle des saints intercesseurs, les statues habillées, la représentation des souffrances du Christ et de la Vierge, la dévotion privée et l’Immaculée Conception. Il sera ainsi possible d’explorer les différents usages et significations de ces sculptures, mais aussi de mieux comprendre leur matérialité, les inflexions régionales et stylistiques, et la personnalité des principaux sculpteurs de ce temps, actifs en Castille ou en Andalousie, à travers d’autres œuvres de Gregorio Fernández, mais aussi d’Alonso Cano, Juan de Mesa, José de Mora, Pedro de Mena, Jerónimo Francisco et Miguel Jerónimo Garciá, José de Arce, Pedro Roldán ou encore Luisa Roldán, une des rares artistes femmes ayant connu une carrière éblouissante jusqu’à la cour royale. Outre le paso Camino del Calvario, parmi les prêts majeurs de cette exposition, jamais vus en France, on compte notamment le Cristo de la Luz également de Gregorio Fernández, un Christ en croix grandeur réelle au naturalisme saisissant, ou encore le Saint Jean Baptiste, chef-d’œuvre d’Alonso Cano. La Vierge et l’Enfant avec saint Jean Baptiste de Luisa Roldán et L’Immaculée Conception de Pedro de Mena datée de 1680, liée à un concours organisé par l’évêque de Grenade, deux acquisitions majeures récentes du musée, spectaculairement restaurées, seront également présentées. 

Exposition organisée par le musée du Louvre avec la collaboration exceptionnelle du Museo Nacional de Escultura, Valladolid 

Cette exposition est à découvrir  au même moment et au sein du même espace que l'exposition Zurbarán, ménageant ainsi des jeux de regards originaux grâce à une scénographie conçue conjointement. La réservation d'un billet donne accès aux deux expositions. 

Commissariat

Valérie Carpentier-Vanhaverbeke, conservatrice en chef au département des Sculptures, musée du Louvre et Alejandro Nuevo Gómez, directeur du Museo Nacional de Escultura, Valladolid.

Application mobile

Une application mobile gratuite sera disponible dans l’exposition. Elle pourra être consultée sur smartphone ou sur tablette. Afin de profiter au mieux des contenus sonores proposés, pensez à apporter vos écouteurs ou votre casque.

Cette application sera commune aux expositions « Zurbarán » et « Sculpter la couleur », présentées au même moment et au sein du même espace. »

 

Notez qu’il y aura une présentation de l’exposition en direct sur la chaîne YouTube du musée du Louvre le 8 octobre 26 à 12:30.

Curiosités de musée : Anne de France, duchesse de Bourbon présentée par saint Jean l’Évangéliste

Le 7 décembre 2025, nous vous avions parlé du triptyque de Moulins qui a été restauré et est exposé en ce moment, jusqu’au 31 août, dans la salle 831 de l’aile Richelieu.

Cette œuvre est absolument magnifique :


« JEAN HEY

Actif en France vers 1480-1500

Triptyque de la Vierge glorieuse, dit Triptyque de Moulins […]

Peint sur bois (chêne), vers 1498 […]

Moulins, cathédrale Notre-Dame. Œuvre classée au titre des monuments historiques en 1898. »


« VOLET GAUCHE

Pierre II de Bourbon en prière, accompagné par saint Pierre

Pierre II, couronné, est vêtu de manière quasi royale, tandis que saint Pierre, tenant les clés du paradis, apparaît en pape, pour accentuer encore le prestige du duc. Ici, Pierre II veut exprimer sa foi, mais aussi clamer sa souveraineté sur le duché de Bourbon qu’il entend léguer à sa fille Suzanne. 

Cadre fabriqué en 2025 à l’occasion de la restauration de l’œuvre. »


« PANNEAU CENTRAL

La Vierge et l’Enfant dans une gloire entourés d’anges

Alors qu’il était la plupart du temps fermé, la vue du triptyque ouvert devait susciter une émotion extraordinaire. La Vierge surgit comme une apparition dans le ciel. La couronne d’étoiles et la lune à ses pieds sont ses attributs lorsqu’elle est présentée comme l’Immaculée Conception. Pour la magnifier plus encore, Jean Hey associe la préciosité inhérente de l’or à la texture légère des cercles colorés, pour créer un halo solaire, d’où émane la lumière. »


« VOLET DROIT

Anne de France accompagnée de sainte Anne, avec sa fille Suzanne de Bourbon, en prière

La duchesse et sa fille sont agenouillées sur de riches coussins, sous une chapelle de soie. L’absence d’éléments d’architecture accentue l’impression qu’elles se trouvent dans un lieu intermédiaire entre terre et ciel. Les Bourbons apparaissent pleinement associés à la gloire de la Vierge.

Cadre fabriqué en 2025 à l’occasion de la restauration de l’œuvre. »


« VOLET DROIT (REVERS)

L’ange de l’Annonciation

La restauration a permis de comprendre que Jean Hey a plusieurs fois changé sa composition. Ainsi derrière l’ange, sous l’arc gothique, on voit le dessin d’un plafond voûté, de type Renaissance : le peintre a ensuite renoncé à ce projet. En outre, il n’a pas terminé ses grisailles, pour une raison encore inconnue : certains des anges sont juste esquissés, d’autres sont plus aboutis. »


« VOLET GAUCHE (REVERS)

La Vierge de l’Annonciation

Agenouillée dans un lieu qui évoque une église, Marie est surprise par l’ange dans sa prière ; derrière elle, la branche de lys symbolise sa pureté. La scène est surmontée d’un arc gothique, qui créait une continuité entre la peinture et l’architecture de la collégiale de Moulins où le Triptyque se trouvait. »

 

            Le triptyque est splendide et il faut vraiment prendre le temps de l’admirer, mais il faut aussi admirer les autres œuvres qui se trouvent dans la même salle.

            C’est l’une de ces œuvres qui nous a intriguée ; elle fut également peinte par le Maître de Moulins dont l’identité resta un relatif mystère jusqu’à une date assez récente (ce ne fut qu’en 2011 qu’une inscription au dos d’une toile intitulée Ecce Homo éclaira l’identité du maître). Aujourd’hui nommé Jean Hey, on sait peu de choses sur la vie de ce peintre, dessinateur et enlumineur.

Il est possible qu’il soit originaire du nord : toujours l’inscription au dos d’Ecce Homo désigne le peintre comme « teutonicus » (teuton/germanique) et comme de nombreux historiens pensent qu’il a été formé à Gand, ils pensent également qu’il était flamand… comme si aucun jeune homme n’avait jamais changé de pays afin de se former auprès d’un maître renommé (ce patronyme se trouve effectivement en Flandres, mais aussi en Alsace et pourquoi ne pas utiliser le latin « flandricus », qui existe ?).

Naissance et formation de Hey sont inconnues, mais on sait qu’il fut au service de l’archevêque de Lyon, Charles de Bourbon (1433-1488). À la mort de son protecteur, il se mit au service de Pierre II de Bourbon (1438-1503) dont l’Histoire se souvient aussi sous le nom de Pierre de Beaujeu. Pierre avait épousé Anne de France (1461-1522), fille de Louis XI (1423-1483), et ils avaient assuré la régence de 1483 à 1491 pour Charles VIII (1470-1498). Leur fille, Suzanne (1491-1521), fut duchesse de Bourbon et d’Auvergne et comtesse de la Marche.

            Situé pour l’instant à gauche du triptyque quand vous lui faites face, vous trouvez le volet gauche d’un triptyque dont le panneau central est aujourd’hui perdu ; cette huile sur bois représente Pierre II, sire de Beaujeu, duc de Bourbon, présenté par saint Pierre et elle fut réalisée vers 1492. Un fragment fut découpé dans le volet droit et ne présente plus aujourd’hui que Suzanne de Bourbon, dit enfant en prière ; il se trouve sur le même mur, juste à côté de l’œuvre qui nous intéresse : le volet droit qui représente Anne de France, dame de Beaujeu, duchesse de Bourbon présentée par saint Jean l’Évangéliste.


            Si vous regardez bien la toile, vous remarquerez des bestioles dans le calice que tient saint Jean :

Les autres visiteurs étaient tous focalisés sur le grand triptyque. Nous avons demandé à la charmante surveillante qui se trouvait dans la salle si elle savait ce que racontait cette représentation, mais nous étions toutes deux perdues.

Une réponse se trouve sur la fiche de cette toile sur le site des collections du Louvre :

« Portrait de la duchesse Anne de Beaujeu en buste, agenouillée en prière les mains jointes. Elle est présentée par saint Jean bénissant de la main droite, à la gauche un de ses attributs courants, le calice d'où s'échappent deux serpents (selon le récit miraculeux raconté par Jacques de Voragine dans la Légende dorée, dans lequel Jean se trouvant à Éphèse fut mis à l'épreuve par le grand prêtre du temple de Diane : le poison que Jean devait boire fut transformé en serpent lorsqu'il bénit sa coupe). Ils se tiennent dans une galerie ouverte sur un paysage visible par une arcade en anse de panier. »

Cette description donne une piste de recherche, mais pas la bonne réponse : Jean Hey est bien trop précis dans ses représentations de la Nature pour avoir peint des serpents aussi mal faits (regardez la bosse sur la créature centrale). Et puis, il y a trois têtes, pas deux.

Le calice représente la coupe remplie de poison donnée par le grand prêtre du temple de Diane à Éphèse. Saint Jean bénit la coupe et neutralisa le poison, mais plusieurs versions existent et dans certaines deux serpents s’échappent du calice, dans d’autres c’est un petit dragon bicéphale. Certaines versions parlent d’un serpent d’airain ou d’un dragon à trois têtes. Ici, nous avons donc un dragon à trois têtes ; c’est à la fois un symbole du Christ, un rappel du serpent d’airain de Moïse et une promesse de guérison.

Cette créature dans le calice tenu par l’Évangéliste est beaucoup plus importante et intéressante qu’il n’y paraît au premier regard.

 


Vidéos : « Martin Schongauer - Le bel immortel » au Louvre (8 avril - 20 juillet 2026)

            Nous vous avions parlé de cette exposition, mais quelques vidéos très intéressantes ont été publiées.

Le musée a posté une courte vidéo de présentation de l’exposition :

Il y a aussi une présentation un peu plus longue (qui donne envie d’aller faire un tour à Colmar) :

Si vous voulez faire vos devoirs avant d’aller visiter l’exposition, la conférence de présentation est aussi en ligne :

 

Exposition : « L’Eau primordiale - Leçons de Mésopotamie » au Louvre (20 mai 2026-15 mars 2027)

            À partir du 20 mai 2026 et jusqu’au 15 mars 2027, vous pourrez visiter l’exposition « L’Eau primordiale - Leçons de Mésopotamie » au Louvre dans la salle 230 (aile Richelieu) et dans les salles du département des Antiquités orientales ailes Richelieu et Sully. 

 

Le site du musée précise d’ailleurs qu’afin « de permettre la maintenance des espaces d’exposition et l’entretien des collections du musée, les salles suivantes pourront être amenées à fermer :
Les lundis : salles 300 à 304 et 306 à 314 (aile Sully) / Les mercredis : salles 227 à 230 (aile Richelieu) ».

Au sujet de l’exposition, le site nous dit :

«  Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l’importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l’irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l’eau par l’homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l’invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l’exposition s’insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l’ensemble des antiquités orientales sous l’angle de l’eau et de ses leçons environnementales d’hier à aujourd’hui.

Commissaire

Ariane Thomas, directrice du département des Antiquités orientales, musée du Louvre

Commissaires associés

Barbara Couturaud et Grégoire Nicolet, département des Antiquités orientales, musée du Louvre »

Chantier de restauration de vingt-quatre Rubens au musée du Louvre (fermeture de la salle le 18 mai 2026)

            S’il vous arrive de passer au musée d’Orsay, vous avez peut-être eu l’occasion de voir des restaurations d’œuvres faites devant les visiteurs. Il est fascinant de pouvoir voir comment travaillent les restaurateurs.

Ce qui se prépare au musée du Louvre ne pourra pas se faire devant nous, hélas. En effet, c’est toute une salle qui va être restaurée (la fermeture est prévue pour le 18 mai 2026) :


 

« Une restauration hors norme : "le cycle de Marie de Médicis" de Pierre Paul Rubens

Le musée du Louvre annonce le lancement de la restauration la plus ambitieuse de l’histoire du département des Peintures : celle des 24 toiles monumentales de Pierre Paul Rubens constituant l’extraordinaire Cycle de Marie de Médicis.

Tout est hors-norme dans cette opération prévue pour durer 4 ans : la galerie Médicis constitue la commande la plus importante jamais reçue et livrée par Rubens, alors au sommet de sa gloire en Europe.

Elle représente près de 293m² de surface picturale à restaurer in situ dans la salle 801 située dans l’aile Richelieu, qui sera transformée en atelier de restauration.

La restauration du Cycle de Marie de Médicis de Rubens bénéficie du soutien exceptionnel de
la Société des Amis du Louvre.

Avec le généreux concours de Madame Isabelle Ealet-Corbani et The David Schwartz Foundation, Inc. via les American Friends of the Louvre.

Les études préalables à la restauration du Cycle de Marie de Médicis de Rubens, étape essentielle de ce projet, ont bénéficié du généreux soutien de Madame Isabelle Ealet-Corbani. »

            Si la salle où se trouvent les Rubens est fermée au public, le visiteur du 2ème étage de l’aile Richelieu aura bien des pas en plus à faire – mais ça en vaudra grandement la peine.

Lors de notre dernière visite, nous avons pris des photos de cette salle en pensant à vous :


 


Exposition : « Michel-Ange / Rodin - Corps vivants » au musée du Louvre (15 avril – 20 juillet 2026)

          Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :


« Michel-Ange Rodin - Corps vivants 

Exposition : « Martin Schongauer - Le bel immortel » au musée du Louvre (8 avril – 20 juillet 2026)

            Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :

« Martin Schongauer

Le bel immortel

Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen-Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection. 

L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.

Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».

Commissariat 

Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden.
Hélène Grollemund, musée du Louvre.

Remerciements 

Cette exposition bénéficie du soutien de la Fondation Etrillard.

Avec le soutien exceptionnel du Musée Unterlinden, Colmar, et du Conseil de Fabrique de la Collégiale Saint-Martin, Colmar. »



Exposition : « Chypre » au musée du Louvre (11 février - 22 juin 2026)

             Une nouvelle exposition vient d’ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle est installée dans les salles 300 et 316 (elle n’est pas accessible le lundi).

Le site du musée nous dit :


« Chypre au Louvre

Le département des Antiquités orientales accueille pour la première fois dans les salles d’archéologie chypriote, seize œuvres prêtées par le Département des Antiquités de Chypre du Ministère de la Culture de la République de Chypre accompagnées d’une expérience numérique inédite.

À partir d’œuvres emblématiques et iconiques, comme les idoles en picrolite extraites du Mont Troodos ou un lingot de cuivre inscrit mis au jour dans un des sanctuaires d’Enkomi, le visiteur est invité à mieux comprendre les productions matérielles et les échanges commerciaux et culturels qui se développent dans l’île au chalcolithique et à l'âge du Bronze.

De magnifiques statues votives archaïques en terre cuite découvertes par la mission suédoise dans les années 1930 à Ayia Irini dialogueront avec les ex-voto en calcaire mis au jour à Golgoï par la mission du Comte de Vogüé dans les années 1860. Autour des deux chapiteaux hathoriques du Louvre, les recherches récentes sur la « Grande déesse » seront valorisées et aux côtés de la très importante collection d’ex-voto anatomiques, trônera le dieu Asklépios de Paphos, rappelant l’importance de Chypre dans la pratique de la médecine.

À la découverte de ces œuvres ambassadrices et à la redécouverte de la collection du musée, le visiteur suivra un parcours sensoriel riche d’extraits de poèmes de George Séféris et Constantin Cavafy et de chants chypriotes.

Cette manifestation matérielle et immatérielle célèbre au Louvre la richesse de la culture chypriote à travers le temps, dans le cadre de la présidence de Chypre au conseil de l’Union européenne.

Commissariat

George Papasavvas et Artémis Georgiou (Université de Chypre) et Hélène Le Meaux (musée du Louvre).

Remerciements 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre dans le cadre du Programme culturel de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne en 2026. »

Exposition : « Le Triptyque de Moulins » au musée du Louvre (26 novembre 25 - 31 août 26)

            Du 26 novembre 25 au 31 août 26, le musée du Louvre expose le Triptyque de Moulins de Jean Hey (aile Richelieu, salle 831, au 2ème étage).


            Le site du musée nous dit :

« Le Triptyque de Moulins de Jean Hey est l'un des chefs-d'œuvre absolus de la peinture française à l'aube du XVIe siècle.

Sa restauration (2022-2025), décidée et pilotée par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Auvergne – Rhône-Alpes, conduite au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et réalisée par les restaurateurs de l'atelier Arcanes et de l'atelier Tournillon, est un événement considérable dans l'actualité patrimoniale en France. Il s'agit d'un moment crucial pour la connaissance de la peinture française autour de 1500 : les opérations ont révélé les couleurs éclatantes des trois panneaux qui le composent, depuis longtemps oubliées ; d'autre part, cette restauration, et les études approfondies menées au C2RMF qui l'accompagnent, engendrent de nouvelles interrogations quant aux expérimentations picturales du peintre Jean Hey, autrefois connu comme le « Maître de Moulins » avant son identification. Formé en Flandres, il est le plus génial artiste actif en France dans les dernières décennies du XVe siècle.

La fin de cette restauration fondamentale, la première depuis 1879, offre aujourd'hui au musée du Louvre, à la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et au C2RMF l'occasion d'organiser une présentation exceptionnelle du Triptyque à proximité immédiate des salles des peintures françaises du Louvre. Le public pourra ainsi partager ce moment historique et découvrir ou redécouvrir l'œuvre magistrale de Jean Hey. La présence du Triptyque à Paris, où il n'avait plus été exposé depuis 1937, représente en effet la chance unique de le rapprocher des œuvres de Jean Hey conservées dans la capitale : cinq tableaux et un dessin au musée du Louvre, ainsi que la Vierge Bacri acquise en 2013 au musée de Cluny. Autour de ce corpus, plusieurs panneaux peints, mais aussi des dessins, enluminures et objets orfévrés, issus des collections du musée du Louvre, permettront aux visiteurs de mieux comprendre ce chef-d'œuvre du patrimoine français, et ce qui en fait une création exceptionnelle de l'art occidental au tournant des XVe et XVIe siècles. »

 

Curiosités de musée : Où est... Antinoüs ?

            Il y a quelques mois, après avoir rencontré le couple impérial à Écouen, nous avions croisé l’empereur Hadrien dans plusieurs musées.

            Cet été, c’est Antinoüs que nous avons retrouvé par hasard.

 

Une statuette de lui peut être actuellement admirée à l’Institut du monde arabe dans l’exposition sur Gaza.

Ce petit bronze moulé du début de notre ère (entre le Ier et le IIIème siècle) fut découvert au large de Gaza en 2004. Il faisait partie de la collection Jawdat Khoudary et appartient à l’autorité nationale palestinienne et est normalement conservée à Genève, au musée d’art et d’histoire afin d’assurer sa conservation et de garantir qu’il ne sera pas détruit par l’armée d’occupation.

La notice nous dit : « La statuette représente Antinoüs, le favori de l’empereur Hadrien, mort noyé dans le Nil en 130. Antinoüs fut divinisé et le culte d’Osiris-Antinoüs se répandit rapidement dans toutes les provinces de l’Empire. Hadrien visite Gaza en 129 qui organise par la suite une fête annuelle en son honneur. Gaza reçoit d’Hadrien le privilège exceptionnel d’émettre une gamme de 5 monnaies, analogue à celles du Sénat de Rome. »


L’éclairage du musée créé des reflets et il est assez difficile de prendre une bonne photo, mais cette œuvre est magnifique.

 

            Ensuite, nous avons croisé Antinoüs au Louvre, salle 616 (aile Sully). Cette œuvre fut saisie en mars 1794 au titre de la loi sur le séquestre des biens des émigrés et transférée au Louvre.

Fondue à Rome en 1780 par Luigi Valadier (1726-1785), elle appartenait à Pierre Marie Gaspard Grimod (1748-1809). Il était issu d’une famille de fermiers-généraux et avait été fait comte d’Orsay par Louis XV. Entre 1775 et 1778, il rassembla en Italie des originaux d’époque romaine, des copies d’après l’Antique, des œuvres de style maniériste et en commanda d’autres à des artistes néoclassiques. La notice nous apprend aussi que ce « bronze fondu d’après la célèbre statue antique conservée au musée du Capitole témoigne de la qualité de cette collection, installée à Paris dans un nouveau décor « à la grecque », aujourd’hui disparu, de son hôtel particulier. »


(La luminosité n’était encore pas de notre côté.)

 

            À Versailles, en sortant de l’exposition sur le buste du Bernin, nous avons vu une copie du relief antique de la collection Albani, à Rome et attribuée à Simon Challe. « Médaillon exécuté lors du séjour de l’artiste à l’Académie de France à Rome en tant que pensionnaire du roi. Déposé en 1752 à la salle des Antiques du Louvre, puis envoyé à Saint-Cloud en 1802. Entré à Versailles en 1827. »

Antinoüs Albani (1748-1752)

Nouvelles de rentrée et dates d'expositions à venir

            Nous allons partager avec vous les informations qui nous sont parvenues dans diverses infolettres.

 

            Au Louvre, la Mise au tombeau ou le Transport du Christ vers le tombeau de Tiziano Vecellio (Titien de ce côté-ci des Alpes) a été restaurée. En revanche, mauvaise nouvelle, la toile est en salle 711 (aussi connue sous le nom de « salle où se trouve la Joconde et la moitié des visiteurs du musée »).

Du 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026, une extraordinaire exposition aura lieu avec pour sujet l’œuvre de Jacques-Louis David.

 

            Au musée d’Orsay, du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026, nous pourrons visiter l’exposition « John Singer Sargent – Éblouir Paris » qui promet d’être extraordinaire.

Du 30 septembre 2025 au 11 janvier, c’est l’exposition « Paul Troubetzkoy – Sculpteur (1866-1938) » que nous pourrons admirer.

 

            Au musée Guimet, du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026, les œuvres du musée seront mises face aux personnages de l’exposition « Manga. Tout un art ! ».

 

            À la BNF, côté Richelieu, du 9 septembre 2025 au 11 janvier 2026, se tiendra l’exposition « Impressions Nabies ».

Côté François-Mitterrand, du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026, la bibliothèque présentera une exposition sur « Les mondes de Colette ».

 

Exposition : Une passion chinoise au Louvre (jusqu'au 25 août 2025)


           
La vie et la carrière d'Adolphe Thiers (1797-1877) sont fascinantes, mais c'est sa passion pour la Chine qui nous intéresse ici. Il fut un véritable spécialiste français et européen du sujet, même s'il ne put réaliser son rêve de visiter ce pays dont la culture et l'art le captivaient tant.

L'organisation de cette exposition qui nous présente des pièces très diverses est assez innovante et il vous faudra bien presque deux heures pour tout admirer tranquillement dans les deux espaces d'exposition. Contrairement à d'autres expositions, il n'y a pas trop de visiteurs et on a le temps de s'arrêter sur certaines pièces sans sentir qu'une personne à côté attend d'avoir accès à ce que vous êtes en train d'admirer.

Il y a vraiment de tout. Des livres, des porcelaines, des jades, divers objets décorés... :

 

 


Voici ce que nous dit le musée :


Une passion chinoise

La collection de monsieur Thiers

Il est un fait relativement méconnu : l’art chinois est bien présent au Louvre. Le département des Objets d’art conserve en effet plus de 600 œuvres d’origine chinoise, principalement issues des collections d’Adolphe Thiers et d’Adèle de Rothschild et des collections royales. Parmi elles se trouvent de véritables trésors. De récents travaux ont mis en lumière celles de la collection Thiers, journaliste, historien, figure politique majeure du 19e siècle (député, ministre, président du conseil et, enfin président de la République française).

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres  exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur création, puis de leur collecte par Thiers. Elle met en lumière la passion  jusqu’alors méconnue de Thiers pour la Chine. Elle rassemblera plus de 170 œuvres datant majoritairement du 18e et du 19e siècle : rouleaux, pages d’albums, gravures, estampes, porcelaines, jades, laques, ivoires, bronzes ou en bois incrustés de pierres et de nacres…

La première section présentera brièvement Adolphe Thiers, son regard particulier sur l’art, son approche de la collection, sa passion pour la Renaissance. La seconde section, formant le cœur de l’exposition présentera la collection chinoise, prise dans son ensemble. Thiers voulant écrire sur l’art chinois collectionnait livres sur la Chine, documents et objets d’art de manière concomitante. L’exposition suit les grands thèmes que l’on peut observer dans sa collection : l’histoire ancienne et contemporaine, les images de la Chine (paysages, architecture, costumes), quelques thèmes clés de la culture chinoise (la langue, l’écriture, les lettrés), les « trois sagesses »  (bouddhisme, taoïsme, confucianisme), la porcelaine chinoise – dont il était un expert reconnu, et, enfin, l’art impérial. Dans ce dernier domaine, la collection compte plusieurs chefs-d’œuvre, dont un exceptionnel rouleau du Qingming Shanghe Tu réalisé pour l’empereur Qianlong.


Exposition : Mamlouks - 1250-1517 au Louvre (jusqu'au 28 juillet 2025)

            Cette exposition est une première mondiale. En effet, la dernière exposition consacrée aux Mamelouks remonte au début des années 1980 et ne fut présentée qu'aux États-Unis ; de plus, elle présentait une mise en scène par matériaux (on expose par thème aujourd'hui). 

Comptez deux heures pour tout admirer sans courir ; c'est une exposition très riche et qui présente des pièces magnifiques :

Bassin, bol, brûle-parfum en cuivre incrusté d'or, d'argent et de pâte noire (en arrière-plan, une projection sur la totalité des trois murs - les images défilent, donnant l'impression d'être dans un ascenseur, donc profitez du banc mis à disposition afin d'admirer cette présentation de quelques minutes)

Céramiques et pièces en verre :
 


et le célèbre baptistère de Saint-Louis :


Donc, si vous le pouvez, direction Hall Napoléon au Louvre… 

Pour vous donner une idée du sujet, voici sa bande-annonce :

 

 


Clef de la Kaaba au nom du sultan Faraj (1399-1412), Égypte, vers 1399-1412.

Alliage ferreux coulé, damasquinure d’or et d’argent, Paris, musée du Louvre, département des Arts de l’Islam

Voici ce que nous dit le musée (il y a un splendide dossier pédagogique à télécharger sur cette page) :

Mamlouks

1250-1517

Pour la première fois en Europe, le musée du Louvre présente une exposition majeure sur le sultanat mamlouk (1250-1517), qui vise à aborder dans toute son ampleur et sa richesse cet âge d’or du Proche-Orient islamique, en l’inscrivant dans une perspective transrégionale.

Esclaves militaires d’origine majoritairement turque puis caucasienne, les Mamlouks ont construit leur légende sur leur puissance guerrière. De 1250 à 1517, le sultanat mamlouk a vaincu les derniers bastions des croisés, combattu et repoussé la menace des Mongols, survécu aux invasions de Tamerlan et maintenu à distance ses menaçants voisins turkmènes et ottomans avant de succomber à l’expansionnisme de ces derniers. Il embrasse un vaste territoire qui comprend l’Égypte, le Bilad al-Sham (Syrie, Liban, Israël/Palestine, Jordanie), une partie de l’est de l’Anatolie et le Hedjaz en Arabie où sont situées La Mecque et Médine.

Mais l’histoire du sultanat mamlouk ne saurait se limiter à ses conquêtes et faits d’armes. Sa culture tout aussi complexe et protéiforme que sa société participe d’une époque médiévale méconnue et singulièrement mouvante. Un monde où se croisent sultans, émirs, riches élites civiles activement engagés dans le mécénat. Une société plurielle où les femmes comme les minorités chrétiennes et juives ont une place. Un autre « empire du Milieu » où convergent l’Europe, l’Afrique et l’Asie et au sein duquel les personnes et les idées circulent au même titre que les marchandises et les répertoires artistiques.

Conçue autour de cinq sections (les Mamlouks, leur société, leurs cultures, leurs connexions avec le monde et leur art), l’exposition présente près de 260 œuvres dont un tiers provient des collections du Louvre et du musée des Arts Décoratifs, à côté de prêts nationaux et internationaux prestigieux. Textiles, objets d’art, manuscrits, peintures, ivoires, décors de pierre et de boiserie dévoilent un monde artistique, littéraire, religieux et scientifique foisonnant. Le sultanat est alors le cœur culturel du monde arabe et l’héritier de hautes traditions. La culture visuelle mamlouke marquera durablement l’histoire de l’architecture et des arts.

L’exposition, à travers une scénographie spectaculaire, des espaces immersifs et des dispositifs variés, invite les visiteurs à faire une expérience vivante du monde des Mamlouks. Le parcours proposera aussi des rencontres avec des personnages historiques représentatifs de la société mamlouke, racontant des histoires singulières au sein de la grande Histoire.

Voici une occasion inédite de découvrir cet empire glorieux et pourtant méconnu, à travers des chefs-d’œuvre venus du monde entier, offrant un autre regard sur l’Égypte et le Proche-Orient médiévaux, alors au centre des échanges entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

 

             Si vous souhaitez « faire vos devoirs » avant d'aller visiter cette exposition, cette conférence vous expliquera sur quelles pièces vous attarder :