Exposition (à venir) : Delacroix, chevaux et autres animaux (12 septembre 26-18 avril 27)

            Du 12 septembre 26 au 18 avril 27, le musée Delacroix nous présentera une nouvelle exposition : Delacroix, chevaux et autres animaux

 

Eugène Delacroix, Étude d’un étalon alezan

© musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Thomas Clot

« Le musée Delacroix présente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’Eugène Delacroix, à l’occasion de l’acquisition de deux études de chevaux, récemment restaurées. Exposées pour la première fois au musée, les deux études d’étalons, un alezan et un alezan doré, témoignent d’un vif intérêt de Delacroix pour le cheval et sa représentation.


Eugène Delacroix, Étude d’un étalon alezan doré (avant restauration)

© musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Tony Querrec

Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scène dans de nombreux tableaux, lithographies, décors… tout au long de sa carrière.

Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent à nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant à une fantasia.
Les tableaux que Delacroix considérait comme des études n’avaient pas vocation à être exposés ou vendus mais à lui servir de référence et de source d’inspiration.
Cette présentation temporaire attache une importance particulière au processus de création du peintre. »

Reconstitution (L'Amérique & Versailles). Chapitre III : Militaires

            La totalité des reconstituteurs présents lors de « L’Amérique & Versailles » dans les jardins du Grand Trianon les 4 et 5 juillet étaient extraordinaires, mais les soldats français, britanniques, amérindiens et colons insurgés des Amériques (d’où qu’ils viennent dans leur vraie vie civile) étaient particulièrement impressionnants. Non seulement ils étaient constamment dans leurs rôles (et certains d’entre eux incarnaient des personnes historiques dont ils connaissaient parfaitement la vie), mais ils restèrent en uniforme, nous présentèrent des démonstrations de techniques militaires et de musique militaire et nous firent une reconstitution de bataille.

            Les jardins du Grand Trianon sont vraiment superbes :

 

Il y avait plusieurs zones où croiser les militaires :

            Tout d’abord, il y avait Louis XVI et son entourage :

 

            Nous avons croisé l’état-major du côté « américain » avec notamment celui qui incarnait le comte de Rochambeau (à gauche sur la photo) :


et visité les camps américain, britannique et amérindien :

 


            Lors d’une démonstration – très impressionnante – de tir au canon, nous avons été surprise par le bruit de la détonation (ce qu’on entend dans les films et les reportages ne rend absolument pas la force de ce bruit). Nous pensions avoir une vidéo à vous montrer, mais il se trouve que la surprise due à la violence de ce son nous a fait appuyer sur « Stop » par accident et nous nous en sommes aperçue trop tard. Nous avons une photo des braves reconstituteurs qui mettent leur ouïe en danger pour nous et une de la fumée dégagée par deux coups de canon (avec des charges plus faibles que ce qui se faisait sur les champs de bataille !). 


 

Incidemment, on pourrait discuter de la folie des hommes à se faire la guerre : après seulement deux petits coups de canon, nous, qui sommes déjà pacifiste, nous retrouvons tentée de plaider pour l’augmentation de la rémunération des diplomates (les vrais, pas les courtisans et autres paillassons obéissants) et pour que seuls les chefs d’état se fassent la guerre si leurs diplomates n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le traité de paix – ça en calmerait quelques-uns au lieu d’envoyer nos enfants à la mort sans le moindre scrupule.

            Un soldat, ça fait de la musique militaire, mais ça chante aussi. Nous avons croisé ces jeunes soldats, par exemple. La chanson « Bang upon the Big Drum » dont ils chantent le refrain est une vraie chanson militaire ; en revanche, elle est légèrement anachronique puisqu’elle fut composée par un certain « P. Neville » et que la partition ne fut publiée qu’en 1889 et qu’un des couplets fait référence à la seconde guerre anglo-afghane (1878-1880). Le compositeur était peut-être le capitaine Phillip Crampton Neville du 14ème régiment des lanciers du Bengale, mais rien ne permet de l’affirmer. Il est en revanche certain que Rudyard Kipling mentionna cette chanson dans sa nouvelle, publiée en 1889 elle aussi, « The Incarnation of Krishna Mulvaney ».


            Les reconstituteurs nous ont présenté, dans une prairie derrière le hameau de la reine, une évocation de la bataille de Yorktown en Virginie, qui fut le tournant dans la guerre d’indépendance des colons insurgés, grâce au génie stratégique de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807). Cette bataille eut lieu du 28 septembre au 19 octobre 1781 :






Reconstitution (L'Amérique & Versailles). Chapitre II : Cuisine en campagne

            On a bien raison de dire que « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » ou « fabricando fit faber » (« practice makes perfect » pour mes étudiants[1]).

En effet, « L’Amérique & Versailles », le 4 juillet 2026, fut notre première visite à une manifestation de reconstitution historique et nous n’avons pas assez pris de notes, pas noté assez de noms de groupes de reconstituteurs et pas assez demandé d’informations.

En revanche, comme nous avons pris goût à ce genre d’exercice, vous risquez, cher Lecteur, d’entendre parler d’autres manifestations dans les mois à venir.

 

Quand, une fois rentrée à la maison, nous avons regardé nos vidéos et photos prises lors de cet événement, nous avons réalisé que nous avions pris énormément de clichés de cuisinières et marmites diverses et variées.

Les reconstituteurs se répartissaient ainsi :

            En fait, tout à commencé par hasard, quand nous avons admiré le contenu de cette marmite :


 et dit bonjour à la cuisinière et ses compagnes :

 

Puis… il y a eu une rencontre avec le groupe Ad Historia Lux (le groupe est sur Facebook et sur Instagram) dont nous aurions dû prendre plus de photos… mais nous espérons bien les recroiser un jour et, là, ils auront droit à tout un article sur leurs activités.

Ils représentaient le bataillon de Provence qui était venu en aide aux colons en guerre contre les Anglais et ils étaient en train de préparer leur repas du soir. Les reconstitutrices se servaient d’un livre de recettes historiques, ce qui montre une fois de plus leur attachement à l’authenticité de leur prestation.


            À part la toute première marmite que nous avons croisée presque à l’ouverture à 11h,  les collations, tasses de thé et futurs diners ont été photographiés après la première reconstitution de bataille, donc, après 15h.

Nous n’étions plus en période de canicule, mais ceux dont les tentes et les marmites se trouvaient en plein soleil ont eu bien du mérite à continuer de s’occuper du dîner ! Nous n’avons fait que circuler dans les allées au soleil, mais il y faisait vraiment très chaud.

            Voici donc quelques exemples de cuisine en campagne militaire et de personnes qui sont à table :


 

Certains avaient même éteint leur feu.

 À l'ombre, le colporteur et son entourage ont gentiment pris la pose (en pleine préparation du dîner).

Quelle était belle, cette omelette ! (Ayez une pensée pour la courageuse cuisinière.)

 

Marmite à l'arrêt chez les colons des Amériques (admirez les drapeaux au passage) - probablement pour cause de trop grand soleil.


À venir : le chapitre III sur les militaires.


[1] : Si vous êtes tombé sur cet article, nous n’allions pas manquer l’occasion de vous donner une expression idiomatique au passage.



Reconstitution (L'Amérique & Versailles). Chapitre I : Costumes

            Nous avons eu la chance de pouvoir assister, le 4 juillet 2026, à « L’Amérique & Versailles ».

L’événement a rassemblé des reconstituteurs français, anglais, américains, espagnols, allemands, italiens et polonais (il y avait peut-être d’autres nationalités présentes ; nous nous basons sur nos diverses rencontres).

Si vous n’avez jamais assisté à une reconstitution historique et que vous avez un jour la possibilité d’en voir une, c’est une expérience incroyable.

Les reconstituteurs sont extraordinaires et profondément passionnés. Ils plongent dans les archives afin que leurs costumes soient aussi authentiques que possible, mais ils ne s’arrêtent pas là : certains adoptent un personnage historique auquel ils s’identifient lors des reconstitutions, ce qui rend les conversations avec eux encore plus fascinantes.

De même, ils sont experts dans les activités de leurs personnages et, là aussi, ils font de nombreuses recherches afin que leur reconstitution – et donc l’expérience qu’ils nous donnent – soit aussi authentique que possible au XXIe siècle.

 

            Pour avoir fait partie d’un groupe de danse folklorique où nos costumes furent des copies de certaines planches d’Adolphe de Lattre qui nous a laissé des dessins, qui furent gravés, de tenues traditionnelles de la région de Nice, nous savons quels efforts et quelle somme de travail et de recherche se cachent derrière même le plus simple des costumes (afin de comprendre comment reproduire une coiffe des planches de de Lattre, nous sommes allée jusqu’à consulter une spécialiste à l’autre bout des Alpes-Maritimes alors que nous étions basée sur Nice – tout ça pour un morceau de ruban !).

Nous avons sélectionné quelques photos de notre passage à Trianon et nous espérons que vous apprécierez le travail extraordinaire et la passion des reconstituteurs.

Heureusement pour nous tous (mais surtout pour eux !) nous étions entre les deux canicules et principalement à l’ombre des arbres du parc du Grand Trianon.

            L’événement était ainsi réparti :

            Voici donc quelques costumes…

Nobles, bourgeois, commerçants et vivandiers

 

 

 

 

 

 

 

Amérindiens

 

            Vous avouerez que leur travail à tous est impressionnant.

 

À venir : le chapitre II sur la cuisine et le chapitre III sur les militaires.