Expositions à venir en 2026 à Versailles

            « Le Grand Dauphin. Fils de roi, père de roi et jamais roi » fut la première exposition du château de Versailles à fermer ses portes le 15 février.

« 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV » peut être visitée jusqu’au 3 mai.

 

            Le site du château annonce les prochaines expositions :

 

« Jardins des Lumières (1750-1800)

Du 5 mai au 27 septembre 2026
Grand Trianon, jardin anglais du Petit Trianon

Au printemps 2026 ouvrira Jardins des Lumières (1750-1800), une grande exposition qui rassemblera près de 150 œuvres - peintures, dessins, mobilier, projets d'architecture ou encore costumes - afin de révéler toute l'originalité et la diversité des jardins paysagers conçus dans la seconde moitié XVIIIe siècle. Inspiré du modèle né en Grande-Bretagne dans les années 1730, ce nouveau style s'affranchit des règles du jardin à la française, rompant avec la symétrie et les tracés géométriques pour privilégier l'irrégularité, le pittoresque et l'évocation poétique de la nature. À partir de la seconde moitié du siècle, cette esthétique conquiert l'Europe du Nord dans un mouvement d'anglomanie qui associe fabriques excentriques, rêveries philosophiques, goût de l'exotisme et recherche d'un refuge intime. L'exposition en explorera les multiples sources - de l'Antiquité à la Chine - ainsi que les nouveaux modes de vie qu'elle accompagne, entre plaisirs champêtres, fêtes et contemplation. Le parcours dialoguera étroitement avec les jardins historiques du domaine de Trianon, offrant une mise en perspective inédite des éléments de son jardin anglais : le Belvédère, le Temple de l'Amour ou encore le Hameau de la Reine. 

Commissariat
Elisabeth Maisonnier, conservateur en chef du patrimoine au château de Versailles

Les abords du pavillon de Bagatelle, Louis Belanger, 1785, gouache sur vélin
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

 

« Marie-Antoinette » de Sofia Coppola

Dès le 22 septembre 2026
Petit Trianon

En septembre 2026, le château de Versailles célébrera les vingt ans du film Marie-Antoinette de Sofia Coppola à travers une exposition présentée au Petit Trianon, lieu intimement lié à la reine et cadre de nombreuses séquences du tournage. Devenu film culte, Marie-Antoinette a profondément renouvelé l'image de la dernière reine, contribuant à façonner une icône culturelle mêlant histoire, modernité et imaginaire pop. Récompensée par l'Oscar des meilleurs costumes en 2007, l'esthétique singulière de Sofia Coppola - entre rigueur historique, audace contemporaine et raffinement pastel - a donné naissance à un véritable « style Marie-Antoinette », dont l'influence se fait encore sentir dans la mode, le design et la photographie. 

Déployée au cœur du domaine de Trianon, l'exposition invitera les visiteurs dans les coulisses de cette création cinématographique : costumes originaux de Milena Canonero, chaussures créées par Manolo Blahnik, accessoires du tournage, storyboards, scénarios annotés, photographies de plateau et esquisses de décors. Des projections permettront de revoir des séquences filmées dans les pièces même où elles furent réalisées, offrant une expérience immersive unique où se répondent espace historique et relecture cinématographique.

Commissariat
Laurent Salomé, directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Hélène Delalex, conservatrice en chef du patrimoine au château de Versailles

Avec la participation exceptionnelle de Sofia Coppola.

© Château de Versailles / C. Milet

 

Adriaen De Vries

Du 17 novembre 2026 au 2 mai 2027
Salles Empire de l'aile du Midi

Du 17 novembre 2026 au 2 mai 2027, le château de Versailles consacrera une exposition dédiée à Adriaen De Vries, figure majeure de la sculpture européenne du début du XVIIe siècle. Grâce à une collaboration exceptionnelle avec le Nationalmuseum de Stockholm, l'exposition réunira pour la première fois depuis 1998 un ensemble significatif d'œuvres du sculpteur, placé au cœur du dialogue artistique qui unissait alors les cours de France, de Suède et d'Italie. L'exposition bénéficiera d'un contexte architectural unique : les salles ouvrent largement sur le parterre du Midi dessiné par André Le Nôtre, qui inspira Nicodème Tessin le Jeune pour le parc de Drottningholm, rappelant combien les décors de jardin ont façonné la réception de la sculpture européenne. De Vries fut d'ailleurs apprécié de Louis XIV, qui choisit d'installer en 1694 dans le jardin de l'Orangerie l'un de ses chefs-d'œuvre issu de la collection de la reine Christine, aujourd'hui conservé au musée du Louvre. Considéré comme le plus grand musée de sculpture en plein air au monde, le château de Versailles offre avec cette exposition l'opportunité de redécouvrir un artiste essentiel dont l'œuvre, héritière de la Renaissance italienne et admirée dans toute l'Europe, n'a cessé d'enrichir le langage de la sculpture baroque. 

Adriaen De Vries, Triton (détail), vers 1617
© Nationalmuseum

Commissariat
Christophe Leribault, président du château de Versailles

Yasumichi morita

A partir du 8 décembre 2026
Appartement de madame de Maintenon

L’architecte d’intérieur et photographe japonais Yasumichi Morita a parcouru le château de Versailles durant plusieurs années, au fil des saisons, pour composer un reportage photographique empreint de silence, de matière et de lumière. Présentée pour la première fois en 2023 au Chanel Nexus Hall de Tokyo sous le titre In Praise of Shadows — hommage explicite au célèbre essai esthétique de Jun’ichirō Tanizaki — cette série trouve son inspiration dans l’histoire humaine du château : dans les gestes, les traces et les présences qui ont façonné le lieu. Morita saisit ce qu’il nomme « l’espace étroit entre la lumière et l’obscurité », là où affleure la mémoire sensible des décors versaillais. L’exposition proposera un florilège de ces images méditatives en noir et blanc, révélant un Versailles intime, où les jeux d’ombre et de lumière deviennent les témoins discrets des siècles passés.

© Yasumichi Morita / Château de Versailles »

Exposition : « Michel-Ange / Rodin - Corps vivants » au musée du Louvre (15 avril – 20 juillet 2026)

          Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :


« Michel-Ange Rodin - Corps vivants 

Exposition : « Martin Schongauer - Le bel immortel » au musée du Louvre (8 avril – 20 juillet 2026)

            Une nouvelle exposition va ouvrir ses portes au musée du Louvre. Elle se trouvera à la mezzanine Napoléon.

Le site du musée nous dit :


 

« Martin Schongauer

Le bel immortel

Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen-Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection. 

L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.

Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».

Commissariat 

Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden.
Hélène Grollemund, musée du Louvre.

Remerciements 

Cette exposition bénéficie du soutien de la Fondation Etrillard.

Avec le soutien exceptionnel du Musée Unterlinden, Colmar, et du Conseil de Fabrique de la Collégiale Saint-Martin, Colmar. »


Des nouvelles de Clio (bulletin #12)

Dans ce bulletin, nous vous proposons :

 

* Des fouilles archéologiques à Senon ont mis à jour d’intéressants vestiges, mais aussi trois importants dépôts monétaires.

* Mélos fait plus souvent penser à la célèbre Aphrodite, mais cette île nous a aussi donné Diagoras, qui plaidait la raison face aux superstitions (article en anglais).

* De récentes découvertes archéologiques viennent modifier ce que nous pensions savoir de la vie des Romains en poste le long du mur d’Hadrien (article en anglais).

* Hérodote avait-il raison en disant que l’alphabet grec était d’origine phénicienne ? Oui. Et non. En fait, le lien phénicien a une origine en Égypte et se base sur certains caractères égyptiens anciens (article en anglais).

* Il fut un temps où le British Museum nourrissait des chats qui protégeaient ses collections et le plus célèbre s’appelait Mike. Il garda une patte protectrice sur le musée jusqu’à près de vingt-et-un ans. Des articles furent publiés sur lui et un des employés du musée écrivit un émouvant poème lorsqu’il partit chasser les mulots célestes (article en anglais)

Mike, gardien de la porte principale du musée de février 1909 à janvier 1929.

* Pour l’instant, nous ne sommes en possession que d’un seul mot , en grec, écrit de la main de Cléopâtre VII. Si vous voulez en savoir plus, allez lire l’article (en anglais) sur le sujet.

* D’ailleurs, en parlant de Cléopâtre, sa fille, Cléopâtre Séléné II, si elle fut envoyée comme prisonnière à Rome après la défaite d’Actium et la mort de sa mère, fut la seule des enfants de la reine d’Égypte à remonter sur un trône (ses frères disparurent de l’Histoire à Rome). (article en anglais)

* Faire la circulation au carrefour a toujours été pénible. Les Athéniens avaient une façon bien à eux de remercier les policiers en faction (article en anglais).

Exposition : « Après Michel-Ange » à l’École nationale supérieure des beaux-arts (24 mars – 24 mai 2026)

            Une nouvelle exposition à l’École nationale supérieure des beaux-arts va bientôt s’ouvrir. Si elle s’ouvre un mardi, elle pourra être visitée du mercredi au dimanche de 13h à 19h (sauf le 1er mai, bien sûr).

Elle sera présentée au Cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna au 14, rue Bonaparte dans le VIe.

Le site de l’école nous dit : 

La nouvelle exposition du cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna des Beaux-Arts de Paris se saisit de la figure de Michel-Ange pour interroger la notion d’influence et de transmission.


Michel-Ange détient une place particulière dans le panthéon des grands artistes : son œuvre, unanimement admiré et fondé sur une originalité inédite, résiste à ceux qui y cherchent l’exemplarité. 
Au XIXe siècle, Michel-Ange devient une référence incontournable parce qu’il est l’archétype de « l’artiste-magicien », selon l’expression de Rodin, qui a recherché dans ses réalisations les ressorts mystérieux de sa propre créativité.

Après Michel-Ange rassemble une quarantaine d’œuvres – dessins, estampes, photographies, sculptures – issues des collections qui révèlent les diverses manières dont le « divin » Michel-Ange a été étudié, copié, regardé ou réinterprété depuis la Renaissance, et particulièrement au XIXe siècle, par Géricault, Carpeaux ou encore Rodin. Le parcours est enrichi d'œuvres réalisées pour l'exposition par des étudiants de neuf professeurs qui se sont rassemblés autour de ce projet : Pascale Accoyer, Claude Closky, Clément Cogitore, Frédérique Loutz, Jack McNiven, Guillaume Paris, Philippe Renault, Daniel Schlier et Valérie Sonnier.

L'exposition est accompagnée d’un catalogue et donnera lieu à une manifestation du 9 au 11 avril 2026 qui rassemblera historiens de l’art, spécialistes du patrimoine, étudiants et professeurs des Beaux-Arts de Paris autour de la réception de cette immense figure de la Renaissance italienne en France. Programme complet bientôt disponible ici.

COMMISSARIAT

Alice Thomine-Berrada, responsable des collections aux Beaux-Arts de Paris, et Estelle Lambert, conservatrice des imprimés et manuscrits aux Beaux-Arts de Paris.
 

PARMI LES ARTISTES

Domenico del Barbiere, Guillaume Boichot, Léon Bonnat, Numa Boucoiran, Adolphe Braun, Jean Baptiste Carpeaux, Alphonse Chamson, Jacques Louis David, Étienne Delaune, Mathias Duval, Guillaume Duchenne de Boulogne, Jacques Édouard Gatteaux, Théodore Géricault, Alexandre Charles Guillemot, Hermann Heid, Louis Alexis Jamar, Paul Lepage, Charles Marville, Raffaele da Montelupo, Alphonse Antoine Montfort, Antoine Quatremère de Quincy, Joseph Théodore Richomme, Joseph Nicolas Robert-Fleury, Auguste Rodin, Martino Rota, Henri Joseph François de Triqueti, François Joseph Toussaint Uchard...

Légende : Jean-Baptiste Carpeaux, Étude d'après un détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange, XIXe siècle, plume et encre brune sur papier, 11,5 x 18,7 cm © Beaux-Arts de Paris

Exposition : « Byblos, cité éternelle » à l'Institut du monde arabe (24 mars-23 août 2026)

Du 24 mars au 23 août 2026, l’Institut du monde arabe présentera une nouvelle exposition.

Le site de l'Institut nous dit :

« Byblos, cité éternelle

Plongez dans l’histoire du premier port maritime international au monde : Byblos, qui joua un rôle clé dans l’histoire méditerranéenne, relia de haute Antiquité la côte libanaise à l’Égypte, la Mésopotamie et le monde égéen, noua des liens uniques avec les pharaons et joua un rôle majeur dans la diffusion de l’alphabet phénicien.

Exposition organisée par l’Institut du monde arabe et le ministère de la Culture / Direction Générale des Antiquités du Liban (DGA) avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, sur une idée originale du musée des Antiquités de Leiden et de la DGA

Obélisque d’Abishemou, mosaïque de l’enlèvement d’Europe… : 400 pièces d’exception, déployées dans une scénographie spectaculaire, vous immergent dans l’épopée de cette cité parmi les plus anciennes du Liban, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Une histoire qui débuta  il y a plus de 8900 ans et dont les protagonistes sont des navigateurs et des marchands, des rois et des pharaons.  À découvrir en exclusivité : les dernières découvertes du port antique et le fruit des fouilles les plus récentes, ayant mis au jour la porte Sud de la ville et une nécropole de l’Âge du bronze parvenue, fait exceptionnel, intacte jusqu’à nous. 

De la pêche au commerce international 

Byblos est le meilleur témoin de l’urbanisation de la région, qui débute dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Le site atteste d’une occupation humaine et d’aménagements ininterrompus depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs, il y a 9000 ans, jusqu’à nos jours. La ville de l'Âge du Bronze est au cœur de l’exposition ; c’est l’un des premiers et plus impressionnants exemples de cité-État dans le monde méditerranéen. Mais le visiteur est aussi invité à découvrir les Byblos phénicienne, hellénistique, romaine, et enfin le témoignage de ceux qui habitent, aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville historique médiévale.  Byblos est implantée sur un promontoire surplombant la Méditerranée, à 40 km au nord de l’actuelle Beyrouth. À partir de 3200 av. notre ère, elle devient l’un des ports principaux de la Méditerranée et le restera pendant plus de 2000 ans. La cité doit ce statut à la relation unique qu’elle a notamment nouée avec les pharaons d’Égypte autour du commerce du cèdre. Byblos est en effet située au pied des grandes forêts de cèdre, dont le bois est recherché dès la plus haute Antiquité pour la construction et pour les senteurs qu’il exhale, et dont la résine est utilisée pour la momification.  

Trésors des rois et  des temples 

Les trésors découverts dans la nécropole royale et les temples de la cité du début du IIe millénaire av. J.-C. constituent l’un des temps forts de l’exposition. Elle en présente une sélection, provenant des tombes des rois de Byblos Abi-Shemou et Yapi-Shemou-Abi : vaisselle d’or et d’argent, parures en or incrustées de pierres semi-précieuses, miroirs, armes d’apparat... Beaucoup de ces pièces dénotent une forte influence égyptienne ; certaines proviennent mêmes directement d’Égypte, cadeaux des pharaons Amenemhat III et IV. Les dépôts votifs du Temple aux obélisques ne sont pas moins riches : figurines de faïence, haches fenestrées en or et en argent, poignards d’apparat, bijoux... accompagnent le cortège impressionnant des centaines de figurines humaines en bronze, parfois plaquées d’or.  

Une nécropole intacte 

Le site de Byblos, exploré dès le XIXe siècle par Ernest Renan, conserve encore de nombreux secrets, dont certains viennent d’être percés à jour et sont pour la première fois présentés au public, faisant l’objet de sections centrales de l’exposition : la découverte récente et unique d’une nécropole de la classe supérieure et des élites de la ville de l’Âge du Bronze Moyen (vers 1800 av. notre ère), restée intégralement intacte, fait rarissime dans la région, est un des éléments centraux de l’exposition. Depuis 2019, cette nécropole fait l'objet de fouilles archéologiques dans le cadre d'une coopération entre la Direction Générale des Antiquités du Liban et le département des Antiquités orientales du musée du Louvre. 
Cette présentation permet de découvrir la campagne de fouilles et des artefacts mis au jour, qui ont d’ores et déjà bouleversé la compréhension de l’organisation sociale et économique de cette emblématique cité maritime. 

Vue intérieure du temple aux Obélisques de Byblos. © Philippe Maillard / IMA

 Haches fenestrées à décor animalier. Byblos, temple aux Obélisques, âge du Bronze moyen, or. Beyrouth, Direction générale des Antiquités. 
© IMA / Philippe Maillard

Salles d'exposition (niveau +1 / +2)

Exposition organisée en collaboration avec le ministère de la Culture / Direction générale des Antiquités du Liban (DGA),sur une idée originale du musée des Antiquités de Leiden et de la DGA »

Exposition : « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène » au musée Guimet (18 mars – 6 juillet 2026)

            Le musée Guimet va bientôt nous présenter une exposition sur la beauté coréenne.

 

Le site du musée nous dit : https://www.guimet.fr/fr/expositions/k-beauty-beaute-coreenne-histoire-dun-phenomene

«Du 18e siècle à la vague K-Pop, découvrez les origines d’une esthétique qui a conquis le monde !

Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.

Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.

Attribué à Kim Hongdo, Femme se coiffant, couleur sur papier, 24,7 × 26,0 cm, yuk2190-1, Musée de l’Université nationale de Séoul.

À la fin du 18e siècle, la Corée dominée par le courant néo-confucianiste célèbre une esthétique féminine particulière : vêtements fluides, peau pâle, maquillage et coiffures raffinées. Les peintres qui immortalisent ces beautés, dont Shin Yun-bok, participent à l’élaboration d’un patrimoine visuel qui influence durablement la culture populaire coréenne. Cette culture raffinée, où les cosmétiques puisent dans la pharmacopée traditionnelle, lie beauté, harmonie et équilibre intérieur.

Marqué par des dominations et influences étrangères successives, le 20e siècle en Corée voit l’émergence de codes esthétiques nouveaux. Photographie, cinéma et industrie cosmétique naissante diffusent et ancrent ces nouvelles normes tandis que le « miracle économique coréen » met patrimoine, art et cosmétique au cœur du discours culturel.

Dès les années 2000, la Hallyu (la vague coréenne) consacre le soft power sud-coréen : la K-Beauty, mêlant tradition et innovation, marque le cinéma, la mode, la littérature mais aussi la K-Pop, et conquiert le monde entier.

Three Boys in Front of Bogwang Karaoke, 1993, © Heinkuhn Oh  Courtesy of the Artist

À travers cette exposition, les visiteurs découvriront comment s’est consolidée une esthétique proprement coréenne, dont certains canons - forgés depuis le royaume du Joseon tardif (1392-1910) - ont conservé leur attrait jusqu’à nos jours et ont fait l’objet d’hommages et de nombreuses relectures. « K-Beauty » met en lumière l’évolution mais aussi la pérennité du concept de beauté coréenne, de la seconde moitié du 18e siècle au monde contemporain globalisé.

 

Commissariat :

Claire Bettinelli, musée Guimet

Claire Trinquet Soléry, musée Guimet »