... Versailles, rez-de-chaussée, appartements de Mesdames, filles de Louis XV.
... Versailles, 1er étage, à la sortie de la salle de 1792, plafond et lustre.
... Versailles, rez-de-chaussée,cheminée de la pièce des nobles de Madame Victoire {Réplique en plâtre d'un buste de Louis de France (1729-1765), fils de Louis XV}
[Lors de nos visites, nous prenons beaucoup de photos et nous trouvons que certaines sont jolies. nous avons décidé de les partager avec vous. Donc... Nouvelle catégorie : Souvenir de...]
* En
1982, Melina Mercouri, alors ministre de le culture en Grèce, plaida officiellement, sur la scène mondiale, pour le retour des frises du Parthénon
(achetée à cet imbécile incapable de Lord Elgin par le British Museum où elles
se trouvent encore). Londres continue de faire la sourde oreille (article en
anglais).
* Des
fragments d’Homère sont retrouvés par hasard cette année. Après la momie
égyptienne contenant un extrait de l’Iliade mentionnée dans le bulletin n° 16,
c’est un extrait de l’Odyssée qui a été retrouvé parmi des textes qui n’ont
aucun rapport avec Homère dans un manuscrit provenant d’Égypte (article en
anglais).
* Le
Parthénon n’était pas le premier temple sur l’Acropole. Avant lui, il y avait
l’Hekatompedon et il est possible qu’un graffiti réalisé par un berger nommé
Mikon nous livre un dessin de cette structure aujourd’hui disparue. En plus de
l’intérêt que présente ce dessin, Mikon a gravé une inscription, ce qui nous
livre un indice sur l’éducation du peuple avant la construction du Parthénon,
qui commença en 450 avant J.-C. (article en anglais).
* Depuis
quelques mois, des fouilles archéologiques sont réalisées à l’Hôtel-Dieu à
Paris. Les vestiges d’un mur viennent d’être découverts et les archéologues
pensent qu’il pourrait s’agir d’une partie de l’enceinte de Lutèce. Ce chantier
pourrait permettre de faire des découvertes capitales (sans jeu de mot). Ce qui
est également fascinant est que ce mur semble construit comme certains murs de
pierres sèches plus récents (pourquoi changer de technique si ça marche).
* Vers
1269 avant J.-C., les Hittites et les Égyptiens signèrent une paix, le traité de Kadesh. Des archéologues ont trouvé un fragment de tablette en cunéiforme
qui transcrit cet accord entre le roi Hattusili III et Ramsès II. C’est pour
l’instant le plus ancien traité de paix dont nous avons une trace (article en
anglais).
* Plutarque
nous raconte que les Spartiates avaient inventé un système de code afin de
pouvoir envoyer des messages secrets aux généraux sur des postes lointains :
deux bâtons de bois de même taille étaient utilisés afin d’écrire un message à
Sparte sur un support enroulé autour du premier bâton et le message ne pouvait
être lu qu’avec le second bâton en possession du général. Plutarque mentionne
une pratique ancienne pour lui et nous ne pouvons pas savoir si les Spartiates
utilisaient cette technique quand Plutarque dit qu’ils le faisaient, mais ce récit reste très intéressant (article en
anglais).
* Grâce
à Oliver Riedl et son détecteur de métaux, nous sommes désormais en possession
de 934 pièces d’argent qui ont certainement été enterrées dans la région de
Cologne quand l’empereur Hadrien régnait. Mieux encore, comme il a été formé à
l’archéologie, M. Riedl a appelé les autorités compétentes afin de procéder à
la récupération de cette extraordinaire découverte (article en anglais).
* Dans
la série « On accorde moins d’importance aux femmes en Histoire »,
nous vous présentons l’Égyptienne Meretneith qui régna – peut-être – sur son
pays tout récemment unifié il y a plus de 5000 ans. Dans les années 1940, l’archéologue
William B. Emery trouva treize sceaux à l’entrée d’une tombe de Saqqarah et un
article avec une photo fut publié en 1954. Les sceaux et les plaques
photographiques d’Emery ont disparus et ce n’est que récemment que des
égyptologues se sont penchées sur le mystère Meretneith dont le nom semble
présenté comme on présentait le nom des pharaons. La seule photo qui reste a
été passée dans un ordinateur, mais les conclusions au sujet de Meretneith
varient : la première équipe considère qu’elle a régné, mais une autre
historienne n’est pas d’accord avec elles (article en anglais).
« Cette
exposition consacrée à l’œuvre graphique de Louise Bourgeois réunit pour la
première fois les fonds de la Bibliothèque nationale de France et du Centre
Pompidou. C’est aussi la première exposition dédiée à l’artiste dans une
institution publique parisienne depuis 2008.
Figure majeure de
l’art contemporain, Louise Bourgeois (1911-2010) a construit son œuvre en marge
des grands courants qui ont marqué le XXe siècle
— surréalisme, expressionnisme abstrait, minimalisme… — développant
un langage profondément personnel qui exerce toujours une profonde influence
sur de nombreux artistes.
Installée à New York
dès 1938, elle découvre la gravure dans l’Atelier 17 de Stanley William
Hayter — une technique qui deviendra, avec le dessin, essentielle à toute
son œuvre. Gravure, dessin et sculpture se nourrissent mutuellement ; les
mots s’inscrivent dans les images ; les gestes se répètent comme
des rituels.
En 1995, le Musée
national d’art moderne – Centre Pompidou et la Bibliothèque nationale de
France consacraient deux expositions distinctes à son œuvre graphique, dessins
d’un côté, gravures et livres de l’autre. À cette occasion, la Bibliothèque
nationale de France reçut de l’artiste un don exceptionnel : une centaine
de planches couvrant la totalité de sa production, un ensemble enrichi par la
suite par les dons réguliers des Amis de la BnF.
Le Cabinet d’art
graphique du Centre Pompidou acquit quant à lui des dessins récents,
essentiellement des années 1990, auxquels se sont ajoutés plusieurs dons consécutifs
de l’artiste, de la Clarence Westbury Foundation et des American Friends du
Centre Pompidou.
Aujourd’hui, le
Centre Pompidou conserve 91 œuvres (dessins, estampes, sculpture et
installation) et la BnF plus d’une centaine d’estampes ainsi que huit livres
d’artiste. En réunissant pour la première fois ces deux fonds complémentaires,
l’exposition permet de comprendre l’interdépendance du dessin et de la gravure
chez Louise Bourgeois, et met en lumière les principaux thèmes qui jalonnent
son œuvre. »
Nous avons adopté
les romans suivants au Louvre et chez notre libraire poitevin :
Bien
évidemment, nous n’avons pas pu résister à la suite de La Chambre des dames
de Jeanne Bourin, Le Jeu de la tentation.
Quant
au roman de Yasmina Khadra, Les Hirondelles de Kaboul vous emmène dans
cette ville dans le cauchemar des talibans. L’histoire se dévore : on se
retrouve immédiatement au cœur de l’action, on s’attache aux personnages et on finit
par vouloir savoir ce qui va leur arriver – et quelle fin !
« La BnF
consacre à l’écrivain Georges Perec (1936-1982), figure majeure de la
littérature française du XXe siècle et membre emblématique de l’Oulipo,
une grande exposition de près de 300 pièces. Auteur notamment des Choses,
de La Disparition et de La Vie mode d’emploi, traduit dans de
très nombreuses langues, Perec demeure un écrivain de référence dont l’œuvre
continue d’inspirer nombre de créateurs.
L’exposition en bref
Pensée comme une
exposition « modes d’emploi », cette présentation réunit près de
300 pièces et invite à découvrir ou mieux connaître une œuvre polymorphe.
Manuscrits, photographies, peintures, dessins et objets conservés à la
Bibliothèque nationale de France, sur son site de l’Arsenal (Paris IVe),
interrogent ainsi le « mythe Perec », tout en dévoilant, en miroir de
ses écrits, l’homme derrière l’œuvre.
Une vie mode
d’emploi
Georges Perec a
commencé dramatiquement sa vie : son père meurt en 1940 lors des
premiers combats de la Seconde Guerre mondiale, sa mère est déportée et
assassinée à Auschwitz en 1943 et lui-même passe l’Occupation comme
« enfant caché » dans le Vercors. Après des débuts difficiles, le
succès littéraire arrive en 1965 avec Les Choses, s’estompe un
peu puis ressurgit en 1978 grâce au succès de La Vie mode d’emploi.
Après le décès brutal de Perec à 46 ans, son œuvre n’a cessé de gagner en
importance et reconnaissance jusqu’à son entrée dans la prestigieuse
Bibliothèque de la Pléiade en 2017.
Des voyelles et une
absente, parcours dans l’œuvre et la vie de Perec
Ludique et
interactif, le parcours de l’exposition se déploie en six espaces pensés comme
les voyelles de l’alphabet. À travers ces étapes, il donne à voir une œuvre
dont la découverte révèle aussi l’homme qui se cache derrière les textes.
Notes, manuscrits,
tapuscrits et publications dialoguent avec photographies, dessins, peintures et
objets (un vélo, une machine à écrire) pour tisser avec le visiteur une
relation où la notion de jeu, si présente chez Perec et ses amis oulipiens,
occupe une place centrale.
Espace
A : le premier espace présente la grande diversité d’une œuvre
protéiforme, particulièrement perceptible dans les tentatives de jeunesse et
les premières publications, comme Les Choses (prix
Renaudot 1965), et Un homme qui dort, que l’écrivain adapta au
cinéma en 1974.
Espace
[E] : référence à l’une de ses œuvres les plus célèbres, La
Disparition, dans laquelle la lettre E n’apparaît jamais, cet espace
mystère évoque l’absence et compose, en creux, le portrait de celui que
l’exposition convoque.
Espace
I : cet espace montre l’usage libératoire de la contrainte dans
la construction et l’écriture de romans (La Disparition) comme de
poèmes (Alphabets), nourri par son compagnonnage avec l’Oulipo
(Ouvroir de littérature potentielle), groupe de recherche littéraire fondé
en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais.
Espace
O : cette partie s’attache à l’attention portée aux choses
communes et ordinaires, qui composent le décor quotidien et définissent une
génération comme un individu. Y sont évoqués Je me souviens et Espèces
d’espaces, aujourd’hui prolongés par de nombreux créateurs et qui invitent
aussi leurs lecteurs à poursuivre le geste.
Espace
U : lorsque sa volonté de totalité s’appuie sur les contraintes
pour réhabiliter réalisme et ambition épique, Perec construit La Vie mode
d’emploi (prix Médicis 1978), son chef-d’œuvre, dont les étapes de
création sont présentées à partir des manuscrits préparatoires.
Espace
Y : la dernière section de l’exposition témoigne de la foi en la
littérature comme remède, recherche salvatrice et affirmation vitale, par-delà
les traumatismes d’une enfance volée (W ou le souvenir d’enfance)
ou l’interrogation sur l’exil (Récits d’Ellis Island).
Une source
d’inspiration pour les créateurs de tous horizons
Les nombreuses
résonances de l’œuvre de Perec chez les artistes contemporains sont évoquées
par la présentation de plusieurs oeuvres plastiques ou graphiques de Christian
Boltanski, Sophie Calle, Sam Szafran, On Kawara ou Roman Opalka ; des
maquettes de Clarence Stiernet, des broderies du groupe Perecofil, dessins de
Brecht Evens ou Étienne Lécroart… L’exposition propose également de découvrir
le talent méconnu, sinon inédit, de Georges Perec comme dessinateur et peintre.
Enfin, une sélection d’extraits de films rappelle sa participation à plusieurs
réalisations cinématographiques.
Du 4 novembre 26 au 3 mai 27, une exposition à la Mezzanine Napoléon
au musée du Louvre va célébrer le bicentenaire de la photographie.
Les œuvres présentées se focaliseront sur le Louvre : « Louvre
Photo
L’ouverture du
Louvre a précédé de quelques décennies la naissance de la photographie. Le
musée, qui associe réel et imaginaire et permet de voyager dans le temps et
dans l’espace, a constitué un berceau fécond d’inspiration pour les premiers
photographes. L’exposition Louvre Photo se centre sur le Louvre comme
modèle, comme sujet, comme source d’inspiration, comme objet de détournement. À
travers plus de 300 photographies comme des photographies du Louvre, de ses
œuvres, ses salles d’expositions, ses espaces ouverts, mais aussi les visiteurs
célèbres et anonymes, les acteurs du musée, les lieux cachés et les coulisses –
Louvre Photo invite à la découverte et à la révélation, en convoquant
des regards renouvelés, distanciés, parfois non sans humour ou décalage, sur le
musée, l’institution et ses collections.
Louvre Photo
couvre la longue période qui s'est écoulée depuis l'invention de la
photographie jusqu'à maintenant, des premiers photographes à ceux aujourd’hui
invités par le musée, comme Robert Polidori récemment. Cette période a été
marquée par de grands événements historiques comme la Commune, la Première et
la Deuxième Guerre mondiale, et l’épanouissement diplomatique et touristique
des Trente Glorieuses. Elle a aussi été jalonnée par des moments clés de
l'histoire du Louvre, comme la transformation du palais en musée sous le Second
Empire, le déplacement et le retour des œuvres pendant les deux guerres
mondiales, et la création du Grand Louvre dans les années 1980.
En s’inscrivant dans
une unité de lieu - celle délimitée par les murs de l’édifice et par les
grilles de ses jardins, les Tuileries notamment - Louvre Photo met en
lumière les fonds photographiques conservés au Louvre au sein des différents
départements de collections, fonds documentaires toujours actifs, ainsi que les
collections d’institutions françaises, notamment les Archives nationales, la
Médiathèque de la Photographie et du Patrimoine, la Bibliothèque nationale de
France, le musée d’Orsay, le musée Carnavalet, la Bibliothèque historique de la
Ville de Paris. L’exposition valorise également les commandes faites aux
photographes par le Louvre depuis le début des années 2000.
La scénographie est
signée Juan-Felipe Alarcon et le graphisme de l’Atelier Pierre/Pierre.
Cette exposition
est labellisée par le Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la
Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er
septembre 2026 au 30
septembre 2027.
Commissariat
Quentin
Bajac, directeur du Jeu de Paume.
Dominique de
Font-Réaulx, conservateur général, chargée de mission auprès du
Président-directeur du musée de Louvre. »
* Une
inscription sur une fontaine peut avoir une signification plus grande qu’il n’y
paraît au premier abord : si « Junia Rufina est l’amie des
nymphes » semble une bien innocente déclaration, en fait, elle montre l’importance
d’une femme qui était peut-être dans le cercle de l’empereur Hadrien. Il est
souvent bon de fouiller les choses afin de découvrir l’étendue de leur
signification (article en anglais).
* Aristote
(et ses compatriotes) savaient comment désaliniser l’eau de mer. La technique a
été modernisée aujourd’hui, mais le concept est beaucoup plus ancien qu’on ne
pourrait le croire (article en anglais).
* L’intelligence
artificielle peut se révéler utile dans certains cas : un rouleau de
parchemin trouvé dans un triste état à Herculanum vient d’être déchiffré ainsi
(article en anglais).
* La
science peut venir en aide aux historiens et archéologues. Par exemple, une
analyse ADN vient de révéler que deux membres de la famille Médicis n’étaient
pas morts d’empoisonnement à l’arsenic, mais avaient succombé à… la malaria
(article en anglais).
* D’ailleurs,
en parlant de science… Il y a deux cents ans, près de Stonehenge, fut
découverte la tombe d’un shaman et ferronnier (plus probablement orfèvre, en
fait)… Aujourd’hui, une analyse ADN nous apprend que la personne qui fut
enterrée là avec tout le matériel nécessaire pour travailler le métal – et même
les métaux précieux – était… une femme. Les clichés ont la vie dure. Les
archéologues vont devoir tout réinterpréter au sujet de la shaman d’Upton Lovell – et le musée où le contenu de la tombe est exposé va devoir changer le
portrait d’homme qui accompagnait les objets (article en anglais).
* Dans
la série « Les femmes sortent de l’ombre de l’Histoire », une
nouvelle étude émet l’hypothèse que certaines princesses égyptiennes auraient
pu être initiées au tir à l’arc et au combat, mais tous les archéologues ne
sont pas d’accord car les squelettes qui nous sont parvenus ont été très mal
conservés et une comparaison de squelettes avec des personnes non royales
contemporaines des princesses n’a pas été possible. Cette possibilité reste
fascinante (article en anglais).
* Les vilica
(responsables des villas) romaines ont, elles aussi, été sous-estimées par les
historiens qui n’ont vu en elles que des servantes dans les domaines agricoles
alors qu’elles étaient en fait les intendantes chargées de faire prospérer les
terres de leurs maîtres. Là, il y a bien de la mauvaise foi de la part de
certains historiens parce que les écrits de Caton l’Ancien (234 avant
J.-C. ?-149 avant J.-C.) mentionnent le travail de certaines femmes dans
les fermes en tant qu’intendantes ; pire encore : nous disposons du texte
détaillé de Columelle (Lucius Iunius Moderatus Columella, né en 4 à Cadix et
mort en 70 à Tarente). Ce dernier décrit avec précision le travail des
intendantes et des intendants. Certains historiens l’ont lu en grande
diagonale, ou ils sont misogynes - ou les deux (article en anglais).
* Alors
que dans l’antiquité, les femmes grecques étaient cantonnées à leurs fourneaux
et métiers à tisser à la maison, certaines villes organisaient des
Thesmophories en octobre en l’honneur de Déméter et Perséphone où seules les
femmes étaient autorisées (un homme qui aurait tenté de les espionner aurait
été attaqué et castré ou mis à mort). Aristophane a écrit une comédie intitulée
Les Thesmophories où, comme dans Lysistrata (présentée deux
mois plus tôt en janvier 411), les femmes sont maîtresses de l’action – cette fois-ci contre
Euripide qu’elles trouvent misogyne (article en anglais).
* Dans
la série « Les Horreurs de la colonisation », une nouvelle étude
suggère que les Anglais amenèrent la variole en Australie où elle décima la
population (qui devait se compter en millions, plutôt qu’en centaines de
milliers). Soyons lucides, les colons australiens nient souvent les atrocités
commises et ne s’excusent toujours pas des horreurs de leur colonisation et de leur politique raciste – il y a des
siècles ou seulement quelques années, voire actuellement (article en anglais).