Expositions (à venir) : Zurbarán et Sculpter la couleur (7 octobre 26-25 janvier 27)

            Du 7 octobre 26 au 25 janvier 27, deux expositions vont être présentées au Louvre au Hall Napoléon.

Il y aura : « Zurbarán 1598-1664

Francisco de Zurbarán compte, avec Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Murillo, parmi les peintres espagnols les plus importants du XVIIe siècle. D’abord considéré comme un caravagesque marqué par l’ascétisme monastique, il a progressivement été reconnu au XXe siècle comme un coloriste prodigieux et célébré pour son style très personnel, qui allie la simplification des volumes à un naturalisme saisissant. La National Gallery de Londres, le musée du Louvre et l'Art Institute de Chicago ont donc décidé de s’unir pour proposer une rétrospective qui permettra de découvrir ou de revoir sa peinture, de mieux la comprendre et d’être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions.

L’objectif de cette exposition n’est pas de présenter une monographie exhaustive, mais plutôt une sélection ambitieuse de peintures de première qualité, accompagnée de repères historiques et culturels, permettant d’admirer la technique de Zurbaran, ses audaces formelles et iconographiques. Le parcours organisé en sept sections, aborde les différentes facettes de l’œuvre peint de Zurbarán dans une logique chrono-thématique qui rend justice au déroulé de sa longue carrière, tout en s’affranchissant par moment de la chronologie pour proposer des regroupements d’œuvres.

L’exposition du Louvre accordera une grande importance aux peintures monumentales provenant des commandes monastiques en Andalousie, qui ont fait la renommée de Zurbarán, mais aussi aux portraits et aux natures mortes, en réservant une place de choix à la courte production de son fils Juan de Zurbarán (1620- 1649). Quelques peintures, datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, permettront d’évoquer en épilogue l’importance de Zurbarán pour les avant-gardes en France (Edouard Manet, Pablo Picasso, Juan Gris). 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre, la National Gallery de Londres et l'Art Institute of Chicago

Cette exposition est à découvrir au même moment et au sein du même espace que l'exposition Sculpter la couleur, ménageant ainsi des jeux de regards originaux grâce à une scénographie conçue conjointement. La réservation d'un billet donne accès aux deux expositions. 

Commissariat

Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice en chef au département des Peintures, musée du Louvre, en collaboration avec Francesca Whitlum-Cooper et Daniel Sobrino Ralston, National Gallery, Londres et Rebecca Long, Art Institute of Chicago. ».

 

Notez qu’il y aura une présentation de l’exposition en direct sur la chaîne YouTube du musée du Louvre le 12 octobre 26 à 12:30.

 

Présentée en même temps, il y aura l’exposition : « Sculpter la couleur

Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid

Organisée au même moment et au sein du même espace que l’exposition monographique consacrée au peintre Francisco de Zurbarán (1598-1664), ce qui permet de ménager des jeux de regards grâce à une scénographie conçue conjointement, l’exposition invite à découvrir la sculpture espagnole du XVIIe siècle.

Il s’agit en grande partie de sculptures religieuses en bois polychromé au naturalisme saisissant, qui permettent de mieux comprendre l’ambiance culturelle et religieuse dans laquelle se place l’œuvre des grands peintres espagnols de la même période, au premier rang desquels Zurbarán, Velázquez ou Murillo, à une époque où les liens entre peinture et sculpture sont très étroits. L’exposition mettra tout particulièrement en valeur le prêt d’un paso de procession complet, ensemble monumental de cinq figures sculptées et peintes grandeur nature, datant du début du XVIIe siècle, œuvre de Gregorio Fernández, grand sculpteur alors actif à Valladolid, présenté à hauteur d’homme pour permettre une observation la plus directe possible. Le parcours se poursuivra à travers plusieurs axes thématiques : le culte des reliques et le rôle des saints intercesseurs, les statues habillées, la représentation des souffrances du Christ et de la Vierge, la dévotion privée et l’Immaculée Conception. Il sera ainsi possible d’explorer les différents usages et significations de ces sculptures, mais aussi de mieux comprendre leur matérialité, les inflexions régionales et stylistiques, et la personnalité des principaux sculpteurs de ce temps, actifs en Castille ou en Andalousie, à travers d’autres œuvres de Gregorio Fernández, mais aussi d’Alonso Cano, Juan de Mesa, José de Mora, Pedro de Mena, Jerónimo Francisco et Miguel Jerónimo Garciá, José de Arce, Pedro Roldán ou encore Luisa Roldán, une des rares artistes femmes ayant connu une carrière éblouissante jusqu’à la cour royale. Outre le paso Camino del Calvario, parmi les prêts majeurs de cette exposition, jamais vus en France, on compte notamment le Cristo de la Luz également de Gregorio Fernández, un Christ en croix grandeur réelle au naturalisme saisissant, ou encore le Saint Jean Baptiste, chef-d’œuvre d’Alonso Cano. La Vierge et l’Enfant avec saint Jean Baptiste de Luisa Roldán et L’Immaculée Conception de Pedro de Mena datée de 1680, liée à un concours organisé par l’évêque de Grenade, deux acquisitions majeures récentes du musée, spectaculairement restaurées, seront également présentées. 

Exposition organisée par le musée du Louvre avec la collaboration exceptionnelle du Museo Nacional de Escultura, Valladolid 

Cette exposition est à découvrir  au même moment et au sein du même espace que l'exposition Zurbarán, ménageant ainsi des jeux de regards originaux grâce à une scénographie conçue conjointement. La réservation d'un billet donne accès aux deux expositions. 

Commissariat

Valérie Carpentier-Vanhaverbeke, conservatrice en chef au département des Sculptures, musée du Louvre et Alejandro Nuevo Gómez, directeur du Museo Nacional de Escultura, Valladolid.

Application mobile

Une application mobile gratuite sera disponible dans l’exposition. Elle pourra être consultée sur smartphone ou sur tablette. Afin de profiter au mieux des contenus sonores proposés, pensez à apporter vos écouteurs ou votre casque.

Cette application sera commune aux expositions « Zurbarán » et « Sculpter la couleur », présentées au même moment et au sein du même espace. »

 

Notez qu’il y aura une présentation de l’exposition en direct sur la chaîne YouTube du musée du Louvre le 8 octobre 26 à 12:30.

Exposition (à venir) : Mary Cassatt / L'indépendante (6 octobre 26-31 janvier 27)

            La prochaine grande exposition de peinture du musée d’Orsay ouvrira ses portes le 6 octobre et pourra être visitée jusqu’au 31 janvier 27.

N’oubliez pas la nocturne du jeudi jusqu’à 21h45.

 

Le site du musée présente l’exposition ainsi :

« Mary Cassatt / L'indépendante


Mary Cassatt
Jeune fille au jardin, entre 1880 et 1882
Musée d'Orsay
Legs Antonin Personnaz, 1937
© RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Franck Raux

Pour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926). Il s’agit, en France, d’un événement attendu : les musées nationaux n’ont encore jamais dédié d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’un de ses piliers. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue, par son talent et sa détermination, à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ, de part et d’autre de l’Atlantique.

Mary Cassatt se qualifiait d’« Américaine, nettement et franchement américaine », mais a d’abord ancré son art dans la tradition picturale des maîtres anciens, étudiée lors de ses voyages en Europe, avant de devenir une figure incontournable du mouvement impressionniste en France, où elle vécut pendant pas moins de six décennies. « Je suis indépendante ! », proclamait-elle : « Je peux vivre seule et j’aime travailler ». Adoptant une approche chrono-thématique, l’exposition dresse un nouveau portrait de l’artiste, étudiant son art sous le prisme de la notion d’indépendance, dont elle tire grande fierté, et qu’elle érige toute sa vie comme son principe directeur. 

Comprenant près de 80 tableaux, pastels et estampes, et couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, « Mary Cassatt, L'indépendante » ouvre de nouvelles perspectives sur son œuvre, en s’appuyant sur des lettres inédites et des sources à ce jour non encore exploitées. Seront présentées des œuvres de collections européennes, publiques et privées, rarement montrées, ainsi que des peintures et des pastels provenant de collections américaines peu exposées en dehors des États-Unis.

Une sélection d’œuvres de jeunesse de Cassatt et de portraits de ses proches montre comment le milieu social de l’artiste, ses déplacements et sa connaissance de l’art du passé ont façonné son approche et sa pratique. Mettant un point d’honneur à être indépendante (à l’origine, à la demande de sa famille fortunée), elle s’établit rapidement dans son propre atelier et y emploie des modèles rémunérés. Dans un milieu très largement masculin, et sur fond de nationalisme latent, elle parvient sans tarder à s’imposer comme peintre professionnelle. 

Ses représentations de jeunes femmes élégantes, évoluant en société, recevant chez elles ou se divertissant au théâtre – à la conquête du monde moderne, et de leur indépendance – comptent parmi les réalisations les plus remarquables de l’artiste, comme en témoignent des exemples éblouissants. Ces images pleines d’audace et de vivacité ne manquent pas d’attirer l’attention dans les expositions impressionnistes, auxquelles Mary Cassatt participe assidûment (à quatre reprises, à partir de 1879), à l’invitation de son ami Edgar Degas. La contribution essentielle de Mary Cassatt à ces expositions d’avant-garde, autoproclamées « indépendantes », sera examinée et réévaluée.

Ses activités sur le terrain du marché de l’art constituent un autre aspect fondamental de l’indépendance de l’artiste. Celle-ci se spécialise dans la peinture de « mères à l’enfant », genre en forte demande, dans lequel elle excelle - et auquel elle reste associée - tout en honorant des commandes de portraits. Quelques œuvres clés de l’exposition évoqueront également son rôle crucial de « consultante », conseillant ses proches, ses amis et connaissances américains dans leurs achats de tableaux notamment impressionnistes - et donc dans la constitution de collections d’art aux États-Unis.

À ce stade de sa carrière, au début des années 1890, l’indépendance financière de Mary Cassatt lui permet de devenir propriétaire foncière. Entouré d’un vaste parc, le château qu’elle acquiert dans l’Oise sert de toile de fond à de nombreuses scènes d’extérieur où évoluent femmes et enfants : œuvres lumineuses, aux couleurs vibrantes. Modern Woman, la plus importante commande qu’ait reçue l’artiste, pour un décor monumental destiné au Pavillon de la Femme lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893, constitue un temps fort dans sa carrière et une étape majeure dans son œuvre. Cette décoration colossale, aujourd’hui disparue, sera évoquée au sein du parcours au travers d’un ensemble d’estampes et de pastels en lien avec ce décor, ainsi que par le biais d’un film proposant une restauration numérique de cette œuvre gigantesque (4 x 18m), d’une ambition unique tant par ses dimensions que par son sujet. Son admirable série d’estampes, les Dix Planches en couleurs, sera également étudiée à la lumière de cette nouvelle phase de son travail, remarquablement expérimentale, et de ses opinions progressistes sur l’éducation des femmes.

L’engagement de Mary Cassatt en faveur de l’indépendance est en effet allé au-delà de son propre parcours et de sa démarche artistique. Fervente partisane de la lutte des femmes pour le droit de vote, Cassatt encourage ses contemporains à « œuvrer pour le suffrage, car ce sont les femmes qui décideront de la question de la vie ou de la mort d’une nation. » Avec son amie Louisine Havemeyer, elle organise en 1915, à New York, une exposition au profit du suffrage des femmes. Une sélection restreinte de tableaux de Mary Cassatt montrés dans cette exposition conclut le parcours, démontrant comment non seulement l’art de cette artiste pionnière, mais aussi ses agissements ont pu tendre vers l’activisme.

Commissariat

Paris

  • Caroline Corbeau-Parsons, conservatrice Arts graphiques et Peinture, musée d’Orsay ;
  • Anne Robbins, conservatrice Peinture, musée d’Orsay ;

Londres

  • Sarah Moulden, senior curator of 19th Century Collections, National Portrait Gallery ;

Boston

  • Erica Hirshler, Croll senior curator of American Paintings, Boston Museum of Fine Arts.

 

Bête ou méchant ?

            Nous avons envisagé pendant quelques secondes de mettre cet article dans les « horreurs de l’Histoire », mais nous avons immédiatement imaginé la réaction de certains d’entre vous pensant que nous devrions déménager à Ste Anne – et ce le plus vite possible.

Un peu en liaison avec l’article précédent (pardon pour la plongée en Histoire contemporaine), il y a une pratique journalistique qui nous fait gronder dangereusement.

Que s’est-il passé ? Un message d’alerte du Washington Post (dont la qualité a fortement baissé depuis son rachat) :

Si votre anglais est fatigué, une traduction pourrait être : « Le Prince Harry et Meghan Markle devraient retourner en Angleterre, six ans après avoir quitté le pays

Selon la BBC et d’autres sources, Harry et Meghan vont s’installer dans une résidence privée, et sans lien avec la couronne, en banlieue de Londres. Leurs enfants, le prince Archie (7 ans) et la princesse Lilibet (5 ans) sont inscrits dans une école anglaise pour la prochaine rentrée de septembre. » (Notez au passage que la nouvelle est publiée dans la section Entertainment, donc Divertissement, car il ne faudrait pas parler de cette famille dans les Nouvelles).

 

            Avant d’apprendre qu’Harry (Londres, 15 septembre 1984) préfère le diminutif – historique et traditionnel – de son prénom officiel (il a été baptisé Henry Charles Albert David et utilisa le nom de Wales – de Galles – puisque son père était prince de Galles, avant d’utiliser Mountbatten-Windsor[1]), nous pensions que les journalistes se montraient un peu trop familiers. Sur ce point là, Harry est la forme souhaité par celui qui est concerné.

En revanche… son épouse, depuis leur mariage à Windsor le 19 mai 2018, n’est plus Meghan Markle (Los Angeles, 4 août 1981) ; elle est Meghan, duchesse de Sussex.

Remarquez, leur belle-sœur, Catherine – Kate – Middleton (Reading, 9 janvier 1982), épouse de William (Londres, 21 juin 1982), a eu le même problème puisqu’après son mariage le 29 avril 2011, elle devint Catherine, duchesse de Cambridge, mais que « Kate Middleton » apparaît encore çà et là. Nous n’avons pas tenté de faire des statistiques, mais il nous semble que maintenant qu’elle est princesse de Galles, du fait de la montée de son beau-père sur le trône, il est plus souvent fait référence à elle sous ce titre.

            Que ce soit Catherine, duchesse de Cambridge (aujourd’hui princesse de Galles, duchesse de Cornouailles, de Rothesay et de Cambridge et comtesse de Chester, de Strathearn et de Carrick, dame des Îles et baronne Carrickfergus) ou Meghan, duchesse de Sussex, il arrive encore après les cérémonies qui ont fait que feue le reine Élisabeth II (1926-2022) leur attribua ces titres, certains les appellent encore « Kate Middleton » et « Meghan Markle ».

            Bien… il y a ceux pour qui leurs noms de jeunes filles sont… juste des noms, parce qu’ils s’en fichent complètement, mais, ça, c’est le public, le commun des mortels. Soyons lucide, il existe aussi parmi les bipèdes de base des individus qui font penser à des poissons rouges qui n'auraient pas la lumière à tous les étages, si vous nous passez l'expression (quand on voit certaines réponses sur Internet, on est en droit de se poser des questions sur le niveau de compréhension de certains).

Il reste les médias. Médias qui ont été priés par le porte-parole de la couronne d’appeler ces jeunes femmes, désormais mariées aux princes de la couronne, Catherine, duchesse de Cambridge (plus aujourd’hui, mais à l’époque) et Meghan, duchesse de Sussex. Dans le même temps, et même si les princes William et Harry se sont retrouvés orphelin de mère à cause du harcèlement de journaleux sans scrupules, ils n’ont jamais été appelé par des termes destinés à leur rappeler leur conditions : « les petits privilégiées de la couronne », « les orphelins royaux » ou « le p’tit Billy et son frère Riton ». Pour ce qui est des médias, il y a trois possibilités : bêtes, méchants ou les deux.

Bêtes, parce qu’ils pensent que le public (c'est-à-dire nous, hein) ne peut pas comprendre qu’elles ont changé de noms après le mariage et que c’est trop compliqué de se souvenir du titre qui leur a été donné. Merci, les gratte-papiers, mais c’est loin d’être de la physique quantique.

Méchants, parce que ce sont deux roturières qui sont entrées dans la famille royale d’Angleterre et que l’une d’entre elle sera très probablement un jour reine. Quelle horreur ! Quant à la seconde… Elle est américaine, pas anglicane avant sa conversion afin de pouvoir se marier avec le fils cadet du prince de Galles, plus vieille que son mari, divorcée et… disons, pas très caucasienne. Pour les rédacteurs de journaux à poisson, il est nécessaire de lui rappeler à chaque occasion qu’elle ne fait pas vraiment partie de la famille royale et qu’elle ne sera jamais qu’un bout rapporté.

Évidemment, il y a ceux qui les rabaissent parce que leur patrons sont des monstres et qu’il ne faudrait pas qu’elles se pensent dignes d’être traitées comme des duchesses (pour ceux-là, c’est comme dans Violettes impériales : l’encre n’est pas encore sèche sur leurs titres de noblesse et elles sont nées parmi le peuple) et nous sommes bêtes à manger du foin, donc il faut continuer à utiliser leurs noms de naissance.

            Nous ne sommes fan ni de l’une, ni de l’autre, mais si nous ne disions rien, ce serait cautionner le manque de respect à leur égard et comme l’a écrit le pasteur Niemöller, si on se tait quand les autres sont attaqués, il n’y aura personne pour prendre notre défense quand des bipèdes arrogants et complètement aux fraises s’en prendront à nous.

Ce n’est pas compliqué de se souvenir du nouveau nom de deux femmes mariées. Sérieusement, si c’est trop dur, il va falloir envisager une cure de repos et des vitamines – et très vite.

Maintenant, il reste les misogynes et les jaloux. Remarquez, comme signal d’alarme à leur égard, c’est pratique.


[1] : Battenberg, mais, pendant la première guerre mondiale, il valait mieux ne pas trop rappeler aux Britanniques les origines allemandes de la famille royale, d’où la traduction en « Mountbatten ».

Exposition : Le savoir en trompe-l'œil au musée Guimet (16 septembre 26-4 janvier 27)

            Alors que certains musées annoncent leurs expositions des semaines à l’avance, d’autres vous annoncent une ouverture le jour-même (le musée du Luxembourg et le musée Guimet ont envoyés leurs lettres d’information un peu tard).

La nouvelle exposition du musée Guimet est consacrée au trompe-l’œil en Corée de la fin du XVIIIe siècle au XXe siècle.

Le site du musée nous dit :

« À quoi peut servir une bibliothèque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure où le savoir circule sur les écrans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothèque est alors souvent plus regardée que pratiquée.

Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la Corée de la fin du 18e siècle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est déjà confronté. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes officiels de l’Académie royale de peinture de réaliser un paravent reprenant sa bibliothèque en trompe-l’œil, pour rester proche de ses livres. Il trouve ainsi dans la contemplation de cette peinture un moyen de demeurer symboliquement entouré de ses livres : un trompe-l’œil prolongeant l’esprit du cabinet d’étude, stimulant la vertu, la curiosité et la conversation savante.

Les ambassades coréennes à Pékin jouent alors un rôle déterminant. Les envoyés de Joseon y découvrent les cabinets de trésors chinois, ainsi que l’art jésuite de la perspective, diffusé à la cour des Qing et dans les églises de la capitale impériale par les artistes européens. L’alliance entre l’accumulation érudite chinoise et le savoir-faire européen en matière de trompe-l’œil nourrit l’inventivité des peintres coréens, qui développent un usage singulier de la perspective, le chaekgeori.

Paravent à dix panneaux représentant une bibliothèque, Corée, époque du Joseon (1392-1910), xixe siècle, Encre, couleurs et or sur soie, Séoul, musée national de Corée © National Museum of Korea’s public work is used according to KOGL

Rapidement, ce nouvel art du livre et des objets se diffuse dans les palais, les demeures aristocratiques et les foyers provinciaux. Livres, porcelaines, bronzes archaïsants, instruments d’écriture ou objets venus de Chine, du Japon ou d’Occident s’y accumulent dans un jeu d’illusions optiques savamment maîtrisé. Loin des vanités européennes, ces bibliothèques peintes ne renvoient pas à des collections réelles, mais à un cabinet des désirs, à ce que l’on aspire à posséder un jour. À partir de la fin du 18e siècle, le livre perd sa valeur savante pour devenir décoratif  ; les perspectives se brisent, les formes se distordent, les animaux fantastiques apparaissent. La bibliothèque s’éloigne du réel pour rejoindre un univers à mi-chemin entre surréalisme, fauvisme et onirisme.

Éventail à motif de taegeuk, Corée, époque du Joseon (1392-1910), xixe siècle, Bois, papier ; 84 × 43 × 2,5 cm, Paris, musée Guimet

© GrandPalaisRmn (musée Guimet, Paris) / Michel Urtado

Pour la première fois au musée Guimet, une exposition redonne à ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement décorative qui lui est trop souvent associée. Elle tisse des liens entre l’art jésuite et l’art coréen, montre l’impact des ambassades coréennes à la cour de Chine, notamment à travers un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mètres du 18e siècle présenté pour la première fois, et révèle la diffusion des codes de la perspective grâce à des œuvres provenant du Louvre et du Asian Civilisation Museum de Singapour. Elle démontre également que la Corée du Joseon était tout l’inverse d’un « royaume ermite » mais un pays ouvert, curieux, en dialogue constant avec le monde.

Vase à décor d’étoffe nouée, Chine, dynastie des Qing (1644-1911), règne et marque de Qianlong (1736-1795), Porcelaine à décor d’émaux famille rose ; 20,6 × 10 cm, Paris, musée Guimet

© GrandPalaisRmn (Musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier

Commissariat :
Dr. Arnaud Bertrand, conservateur des collections  Corée – Chine ancienne au musée Guimet »

Exposition : Andy Warhol au musée du Luxembourg (16 septembre 26-10 janvier 27)

            Le musée du Luxembourg présente une nouvelle exposition sur Andy Warhol principalement consacrée à ses dessins.

Le site du musée nous dit :

« La ligne et l’image

Si le nom d’Andy Warhol évoque immédiatement les sérigraphies et les portraits de célébrités, son œuvre dessinée occupe une place essentielle dans sa pratique artistique. L’exposition "Andy Warhol. La ligne et l’image" révèle combien ce médium, loin d’être accessoire, accompagne l’ensemble de sa carrière.

Formé à l’illustration, l’artiste n’a jamais cessé de dessiner, y compris après l’adoption des procédés mécaniques qui ont marqué son travail. Le dessin apparaît ainsi comme un lieu d’expérimentation constant, où se construisent les images et se déploie une pensée visuelle singulière. D’un premier Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique pour La Dernière Cène en 1986, la production dessinée de Warhol est abondante et variée. Portraits, caricatures, scènes de genre, illustrations publicitaires, portfolios autopromotionnels : le dessin reste son outil de prédilection jusqu’à la fin des années 1950. Il lui permet de s’émanciper progressivement des influences de Klee, Picasso, Cocteau, ainsi que d’artistes américains comme Shahn. Par le dessin, Andrew Warhola devient Andy Warhol.

Après une période dominée par la peinture puis le cinéma entre 1963 et 1973, il revient au dessin avec de nouveaux objectifs liés à sa production picturale, notamment aux portraits de commande, dont celui de Mao constitue un exemple majeur. Le dessin devient alors un espace d’expérimentation : il permet de travailler des choix chromatiques, graphiques et conceptuels, souvent à une échelle proche de celle des peintures.

Le parcours s’articule autour de cinq sections thématiques : débuts comme illustrateur publicitaire, importance de l’écriture manuscrite, fascination pour les visages et les masques, iconographie gay longtemps restée confidentielle et réflexions sur la mort, devenue une obsession après l’attentat de 1968 qui a failli lui coûter la vie.

L’exposition réunit environ 150 dessins, ainsi que des peintures, sérigraphies sur papier, photographies et documents d’archives. Elle met en évidence l’inventivité technique de l’artiste et les procédés qu’il met au point (tampons, lignes transférées, pochoirs, collages), pensés pour la reproduction et la répétition des images. Des dessins et documents, rares ou négligés, permettent d’accéder à la fabrique de l’œuvre et d’entrer au cœur de l’atelier new-yorkais de l’artiste, The Factory. Autant de pistes qui invitent à reconsidérer l’ensemble de l’œuvre de Warhol à partir de ce dialogue entre geste et reproduction, entre main et machine.

 

Exposition produite par le GrandPalaisRmn

COMMISSARIAT

Alain Cueff - Historien de l’art

Scénographie : Véronique Dollfus »

Madame l'Ambassadeur ou leçon de linguistique diplomatique

            Les langues évoluent – bien évidemment. De nouveaux mots sont créés ou adoptés par l’intermédiaire d’autres langues selon les besoin du temps. Bien évidemment.

            Il y a quelques semaines, l’utilisation de la forme féminine d’un mot nous a chiffonnée. Comme le suggère le titre de cet article sur un sujet d'Histoire contemporaine (désolée !), il s’agit du mot Ambassadrice utilisé à la place d’Ambassadeur dans un contexte diplomatique.

Ce n’est pas seulement le souvenir nostalgique de la série Le Mari de l’ambassadeur de 1990 basé sur le roman de Frédérique Hébrard et transformé en scénario par cette dernière, son mari, Louis Velle, et un de leurs fils, François Velle, et où un scientifique (interprété par Louis Velle) et l’Ambassadeur de France (interprétée par Diane Bellego) se rencontrent au mariage de cette dernière, tombent amoureux et passent treize épisodes à se croiser, s’avouer leur amour et finir ensemble qui nous fait utiliser le mot Ambassadeur, même pour une femme dès qu’on parle de diplomatie. Heureusement, aujourd’hui, le mari de l’Ambassadeur pourrait être un homme (peut-être pas sur certains postes chez des bizarres aux cerveaux coincés par des croyances qui n’ont plus et pas lieu d’être) ; de même qu’une Ambassadrice pourrait fort bien être mariée à une femme Ambassadeur.

            Le mot, lui-même, a évolué et évolue : la première édition de 1694 du dictionnaire de l’Académie française donne comme définition « Dame envoyée en ambassade. Une telle Dame fut envoyée Ambassadrice en Pologne.

On appelle aussi, Ambassadrice, La femme d’un Ambassadeur. » et dès 1718, on passe à « La femme d’un Ambassadeur. Il s’est dit aussi autrefois d’une Dame qui avoit esté envoyée en Ambassade avec le titre d’Ambassadrice. ». En 1835, on a « La femme d’un ambassadeur. Madame l’ambassadrice. » et « se dit aussi, figurément et familièrement, d’Une femme chargée de quelque message. Vous m’avez envoyé une jolie ambassadrice. » et la dernière édition du dictionnaire, qui date de 2024, donne comme définition « Femme d’un ambassadeur. Madame l’ambassadrice vous prie à dîner mardi. L’ambassadeur et l’ambassadrice sont attendus. Par analogie. Femme chargée d’une mission, d’un message, etc., pour un particulier. Vous m’avez envoyé une charmante ambassadrice. »

En 2002, l’Académie se déclarait encore contre la féminisation du titre d’Ambassadeur, mais en 2019, elle décida que cette féminisation était possible. Changements d’Immortels ? Évolution de la langue ? Augmentation du nombre de femmes en diplomatie ? Pression populaire ? Peur de se faire traiter de vieux croutons déconnectés du présent ? Allez savoir.

Belges et Canadiens n’ont, pendant ce temps, aucun problème de modernisation de la langue et il est probable que les Suisses francophones soient neutres sur le sujet.

            La définition d’Ambassadeur dans sa version 2024 a trois sens :

« 1.  Vieilli. Personne qui fait partie d’une mission auprès d’un État étranger. Les ambassadeurs que les Scythes envoyèrent à Darius. Les ambassadeurs revinrent sans avoir rien pu obtenir.

            Titre célèbre : Les Ambassadeurs, tableau de Holbein (1533).

2.  Chef de mission diplomatique représentant un État auprès d’un autre ou d’un organisme international. Ambassadeur ordinaire. Ambassadeur extraordinaire. L’ambassadeur de France à Rome. L’ambassadeur d’Espagne en France. La qualité, le titre d’ambassadeur. L’ambassadeur tient le rang le plus élevé dans la représentation diplomatique des États. Nommer un ambassadeur. Rappeler un ambassadeur. Recevoir un ambassadeur. Madame l’ambassadeur. Le nouvel ambassadeur est une femme énergique. Autrefois, seuls les représentants diplomatiques auprès des États les plus importants portaient le titre d’ambassadeur. Aujourd’hui tous les chefs de poste diplomatique français ont droit au titre d’ambassadeur, mais quelques-uns seulement ont la dignité d’ambassadeur de France, soit à titre personnel, soit en raison du poste qu’ils occupent.

Féminisation des noms de métiers et de fonctions

La féminisation des noms de métiers et de fonctions se développant dans l’usage, comme l’a constaté le rapport de l’Académie française rendu public le 1er mars 2019, il est à noter que la forme féminine ambassadrice se rencontre également.

3.  Par analogie. Personne chargée d’une mission délicate, d’un message, etc., pour un particulier. Vous ne pouviez envoyer un plus habile ambassadeur. »

            La langue évolue. Les femmes ont de plus en plus accès à des postes importants et les deux semblent se combiner dans l’emploi actuel de la forme féminine de la personne en charge d’une ambassade.

Notre problème est avec « semblent ».

Nous sommes persuadée qu’une grande partie de ceux qui utilisent Ambassadrice afin de parler d’une femme diplomate chargée d’Ambassade le font sans ce poser de question et simplement parce qu’ils parlent d’une femme et qu’ils utilisent la forme féminine. Point.

Il y a aussi ceux qui veulent donner autant de poids en diplomatie à Ambassadrice qu’à Ambassadeur (les Canadiens, les Belges, et sans doute d’autres).

Il faut cependant être lucide. Pour certains (minorité – ou… pas), une Ambassadrice ne pourra jamais être aussi efficace, compétente et diplomate qu’un Ambassadeur, parce que, historiquement, la charge diplomatique est confiée à un Ambassadeur – et que ce n’est que très récemment qu’il peut arriver que cette personne soit une femme. Ceux-là, drapés dans un voile pseudo-progressiste, utilisent sciemment la forme féminine afin de dévaloriser la fonction et la personne dont ils parlent. La plus grande partie des mentions qui nous ont chiffonnée étaient présentées d’une façon qui nous a fait dresser l’oreille et suspecter une misogynie latente déguisée et absolument pas assumée ; la façon dont certaines personnes (des hommes, curieusement) dénigraient une femme Ambassadeur qui venait d’être nommée et envoyée à son nouveau poste en utilisant le mot ambassadrice (le « a » minuscule n’est pas une coquille) comme si elle allait présenter des rouges à lèvres ou des boites en plastique alors qu'elle était envoyée afin de représenter son pays.

-         Vous cherchez la petite bête, penseront certains d’entre vous.

-         Mettez-vous à la page et acceptez l’évolution de la langue ! penseront d’autres.

-         Mais, non ! Certains ont peut-être été maladroits, mais c’est une victoire pour l’égalité des femmes, diront encore d’autres.

Alors, chercher la petite bête, c’est pathologique chez nous parce que nous détestons être manipulée. Nous adorons les métamorphoses des langues (dans une autre incarnation, nous sommes dramaturge et romancière), mais pas quand elles servent de béquille au maintien des injustices tout en prétendant qu’un nouveau mot (ou toute une brochette d’expressions politiquement correctes) va changer la réalité des humains ainsi désignés et nous avons justement les yeux et les oreilles assez aiguisés et entrainés pour réagir à l’emploi hypocrite de néologismes ou autre termes.

Soyons fous, pourquoi ne pas essayer « une Ambassadeur » ? Ainsi, on garde l’Histoire liée à la charge et on modernise le terme.

L'Académie française, misogyne à souhait depuis la version de 1718 de son dictionnaire, a ses fans encore de nos jours. Nous admirons réellement ceux qui utilisent sincèrement, aujourd'hui, Ambassadrice dans son sens diplomatique version 1694 (et antérieure) et nous envions profondément ceux qui féminisent le terme sans la moindre arrière-pensée... mais nous voyons ceux qui utilisent Ambassadrice parce qu'ils pensent « Mais pour qui est-ce qu'elle se prend ? Sa vraie place est d'être à la maison ou au service d'un vrai Ambassadeur - un homme, parce qu'une femme, c'est hystérique ».

En tout cas, méfiez-vous de ceux qui sont trop prompts à détourner les avancées afin d’essayer de maintenir des iniquités par des moyens tordus parce que ça les arrange. Nous en revenons toujours à la même chose : méfiez-vous et faites vos recherches (ah, oui, ça prend du temps et c’est souvent déprimant, mais c’est ça ou se transformer lentement en mougeon[1]).

Allez, cher Lecteur[2], bon courage !



[1] : Sorte de bipède mi-mouton, mi-pigeon – et sans doute re-mi-mouton derrière pour ceux qui ont la référence.

[2] : Cette forme est une conséquence de notre passage en prépas et en Sorbonne et, un jour, nous écrirons un article sur l’écriture inclusive – cette merveille de modernité qui sacrifie allègrement les dyslexiques (nous avons déjà commencé à rassembler les informations dont nous aurons besoin ; c’est le temps qui nous manque). Nous vous parlerons aussi de ce professeur qui regardait s'il avait plus d'étudiantes ou d'étudiants en face de lui et faisait ses accords grammaticaux en fonction de celles qui étaient le plus représentées.

Flash info : Soirée d'ouverture de la Tour du Moulin à Angers (25 septembre 2026)

            Si vous êtes à Angers le 25 septembre, vous pourrez assister à la grande soirée d’ouverture de la Tour du Moulin.

Le panorama doit y être extraordinaire.

Le site du château nous dit :


« Ne manquez pas cette nocturne exceptionnelle au château d'Angers pour fêter l'ouverture du plus haut point de vue sur la ville !

Vendredi 25 septembre 2026

18h - 23h

·  

· 

 
Sommet de la Tour du Moulin :

Ø      Pour votre sécurité, l'accès est limité à 19 personnes à la fois

Ø      Non accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) et aux poussettes

Ø      Pour atteindre le sommet, 83 marches sont à gravir, avec deux paliers intermédiaires

Ø      Le sommet de la tour est à 40 m de hauteur

Présentation

À partir du 26 septembre, le château d’Angers ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l'accès au public de la terrasse au sommet de la Tour du moulin, la plus haute des 17 tours de la forteresse.

Après vingt ans de fermeture et près de cinq années de restauration menées dans le cadre du Plan de Relance, cet emblème du paysage angevin retrouve sa vocation de vigie dominant la Maine. L'ascension de ses 83 marches permet de traverser près de huit siècles d'histoire avant d'atteindre, à 40 mètres de hauteur, un panorama exceptionnel à 360° sur la ville d'Angers et ses environs.

Le parcours de visite a été entièrement repensé. Une table d'orientation virtuelle rend l'expérience accessible au plus grand nombre, tandis qu'une évocation poétique du meunier ayant autrefois occupé les lieux accompagne la découverte de cette tour singulière. Au sommet, une plateforme sécurisée met en valeur le pavement de schiste restauré du XVIIe siècle et offre un point de vue inédit sur le monument et son territoire.

Cette réouverture s'accompagne également de l'ouverture, pour la première fois au public, de deux autres tours accessibles depuis la cour du château. L'une propose une immersion dans l'univers médiéval de la forteresse, l'autre invite à découvrir les jeux de plateau pratiqués à l'époque du roi René.

Pour marquer cet événement, le château d'Angers organise une soirée exceptionnelle le vendredi 25 septembre. À la tombée de la nuit, le public pourra découvrir gratuitement la tour du Moulin et profiter de l'atmosphère unique de ce site patrimonial retrouvé.

Programme

  • Fanfare du 6e Régiment du Génie d'Angers
  • Spectacles aériens
  • DJ set avec Balconia
  • Mise en lumière de MSE
  • Foodtrucks et ouverture du restaurant "Le Clos du roi" »