* Si
vous vous demandez pourquoi « Athènes » est au pluriel, c’est parce
que c’est linguistiquement logique – même si c’est ancien – et géographiquement
cohérent (article en anglais).
* Les
hommes qui ont inventé la mythologie ont eu de drôles d’idées : les
habitantes de Lemnos, maudites par Aphrodite, tuèrent les hommes de leu île, mais
Hypsipyle arriva à sauver son vieux père. Ça fait des histoires fascinantes,
mais bien tarabiscotées quand même (article en anglais).
* Olympie- et ses fameux jeux – est une ville
charmante, mais n’oublions pas Delphes et ses jeux pythiques en l’honneur
d’Apollon (article en anglais).
* Les
Romains avaient des pratiques funéraires variées. Des fouilles récentes de
l’Inrap (Institut national des recherches archéologiques préventives) dans
l’ancienne Olbia, près d’Hyères dans le Var, ont révélé une zone de crémation
dans la nécropole étudiée (article sur le sujet en français ou en anglais).
* Avec
des « si », on met Athènes en amphore, mais il est frustrant de se
dire que Démocrite avait eu une excellente intuition au sujet des atomes et
qu’Aristote a contré son idée et a influencé la science pendant des siècles
(article en anglais).
* « Tous
les chemins mènent à Rome »… c’est bien connu. En revanche, ce qui avait
été oublié, c’est le nombre de kilomètres de routes utilisées par les Romains.
Des chercheurs se sont penchés sur la question et ont découvert qu’il y avait
deux fois plus de routes que nous ne le pensions. Ils ont fait une petite vidéo
sur leurs découvertes et les routes peuvent être explorées sur le site qu’ils ont créé (en anglais – version courte et version longue).
* Entre
1801 et 1804, Thomas Bruce, Lord Elgin (septième comte du nom), se débrouilla
pour soudoyer les Ottomans qui occupaient la Grèce et il eut recours à des
Italiens pour s’emparer sans le moindre ménagement de certaines frises du Parthénon à Athènes. Il ramena ces œuvres afin de décorer sa demeure écossaise,
mais il finit par les vendre au British Museum, où elles se trouvent encore –
malgré les demandes répétées du gouvernement grec (le nouveau musée de l’Acropole a été
spécialement construit pour accueillir ces pièces car les Anglais refusaient de
les rendre si leur conservation n’étaient pas assurée dans de bonnes
conditions. Londres refuse encore de restituer les sculptures dérobées par
ruse, corruption et arrogance colonialiste).
Un
tout nouveau documentaire, The Marbles, va même jusqu’à suggérer que le
document ottoman présenté par Elgin afin de dire qu’il était autorisé à prendre
des statues du Parthénon était un faux (il n’y en a aucune trace dans aucune
archive).
Les
statuts du British Museum (depuis 1963… ils auraient pu les restituer bien
avant) font qu’ils ne peuvent les rendre sans une décision directe du
gouvernement – qui fait la sourde oreille (articles et bande-annonce du
documentaire en anglais).
Les peuples opprimés, les peuples
colonisés, se serrent les coudes, même quand leur propre situation est bien
sombre. Cette empathie, cette solidarité, cet amour sont et resteront toujours
un mystère pour les oppresseurs et les colons.
En 1795, l’Espagne céda aux États-Unis
des territoires et parmi ces terres se trouvaient les terres de la Nation
Choctaw ou Chactas – incidemment, « Choctaw » est l’anglicisation
incorrecte de leur nom : « Chahta » (ce nom serait celui d’un
ancien chef ou le résultat de la compression de la phrase « hvcha
hattak » qui signifie « peuple du fleuve », ce qui ferait de
leur nom une référence géographique quant à d’anciennes cités de ce peuple).
Ce
peuple natif des états que les colons ont appelé Louisiane, Mississippi et
Alabama était réparti en plusieurs groupes ; les Espagnols les
rencontrèrent au XVIe siècle, les Français au siècle suivant
(notamment en Louisiane).
Tandis
que ce peuple avait soutenu les colons britanniques dans leur guerre
d’indépendance quand ils en eurent assez de payer des impôts au roi
d’Angleterre sans pour autant avoir des représentants au Parlement de Londres
pour défendre leurs intérêts, ainsi que dans d’autres conflits, les Choctaws
furent arrachés à leurs terres de 1831 à 1833. Paradoxalement, en vertu du
Traité de Dancing Rabbit Creek de 1830, ceux qui décidèrent de rester au
Mississippi furent considérés comme simples citoyens américains.
Afin
de donner les terres des natifs à des colons, une grande partie de la Nation
Choctaw, environ quinze mille âmes, fut déportée, à pied, en Oklahoma ; ce
fut la « piste des larmes » (1/6 d’entre eux mourut en route). Dans
le traité de 1830, la Nation avait accepté de partir pour des nouvelles terres
à l’ouest, mais pas dans les conditions atroces que les soldats leur firent
subir.
La
déportation en Oklahoma fut terrible. L’installation sur les nouvelles terres
maintint la Nation dans la pauvreté.
En parallèle, l’Irlande fut réduite
par l’Angleterre au statut de simple colonie en 1801. Les natifs, gaéliques et
catholiques, n’avaient pratiquement aucun droit face aux colons protestants.
La
situation des Irlandais s’était déjà dégradée en 1649 quand Oliver
Cromwell (1599-1658) avait mis en place des lois systématiquement en défaveur
des catholiques à la suite de leur tentative de révolte contre le pouvoir
anglais.
Si
Antoine Parmentier (1737-1813) eut une excellente idée en arrivant à faire
adopter la pomme de terre aux Européens, il n’aurait pu imaginer comment ce
légume allait permettre une explosion de la population – malgré le fait que les
terres qui avaient été morcelées jusqu’à être de ridicules parcelles (en
effet, à cause de Cromwell, tous les fils d’une famille héritaient d’une
parcelle des terres du père et plus seulement l’aîné, ce qui causa bien des
problèmes) et ce que l’arrivée du mildiou en Irlande allait causer comme
tragédie.
À
partir de 1845, le mildiou attaqua les récoltes irlandaises. Les propriétaires
terriens anglais continuèrent à exporter le peu qui était produit. Trois des
quatre récoltes suivantes furent catastrophiques et Sir Charles Trevelyan
(1807-1886) minimisa les conséquences des mauvaises récoltes sur la population
– il contribua à lui seul à l’exil de deux millions d’Irlandais et la mort d’un
million d’entre eux.
L’exil
des Irlandais fit se poser des questions au monde et on commença à parler de la
famine en Irlande.
Quand les membres de la Nation
Choctaw apprirent ce qui se passait – et malgré leur situation qui n’était
guère reluisante – ils firent une collecte pour les Irlandais et, en 1847, ils envoyèrent
170 $. Cette somme correspond environ à cinq mille dollars aujourd’hui, mais il
s’agissait d’une somme énorme à l’époque.
Le geste de solidarité de la Nation
Choctaw aurait pu s’arrêter à ce don de 1847, mais les peuples opprimés se
soutiennent. Aussi, ils se souviennent de la main tendue et de l’aide apportée.
En
1990, des chefs de la Nation Choctaw se rendirent en Irlande, dans le comté de
Mayo, afin de participer à la commémoration de la marche de 1848 où les
Irlandais allèrent voir leurs propriétaires terriens.
En
1992, des représentants irlandais rendirent visite aux membres de la Nation
Choctaw qui se préparaient à commémorer la piste des larmes. La même année, une
plaque commémorative rappelant le don des Choctaws fut installée à Mansion House,
résidence officielle du Lord maire de Dublin depuis 1715.
Les
représentants politiques des deux nations se rendent régulièrement visite pour
diverses commémorations et l’échange de cadeaux culturels. Le Taoiseach Leo
Varadkar a même déclaré que le lien entre la Nation Choctaw et le peuple
irlandais n’est pas qu’un souvenir sacré, mais un lien sacré qui lie ces deux
peuples pour l’éternité.
En
2017, la statue Kindred Spirits d’Alex Pentek fut installée dans le parc
Bailick à Midleton dans le comté de Cork en Irlande. Neuf plumes d’aigle en
métal de plus de six mètres sont en cercle autour d’un bol vide.
En
2024, Samuel Stitt de la Nation Choctaw créa Eternal Heart, une sorte de
nœud celtique sans début ni fin. L’œuvre est installée sur le terrain du
Capitol Choctaw à Tuskahoma en Oklahoma.
Cette solidarité n’est pas limitée à
deux peuples.
La
Nation Cherokee, dont la situation n’était pas meilleure que celle de la Nation
Choctaw, avait aussi envoyée 200 $ aux Irlandais au moment de la famine.
En
2020, alors que la Nation Navajo et la Nation Hopi souffraient particulièrement
à cause de la pandémie, l’Irlande lança une campagne de levée de fonds en leur
faveur qui récolta plus de quatre millions de dollars. En juillet 2025, les
Nations Navajo et Hopi ont remercié les Irlandais, ce qui montre que des liens
se tissent entre ces peuples.
En
septembre 2020, l’équipe nationale d’Irlande de lacrosse donna sa place au
championnat du monde à l’équipe « Iroquois Nationals », composée de
Mohawk, Onondaga, Oneida, Cayuga, Seneca et Tuscarona parce que les
organisateurs ne reconnaissaient pas leur équipe comme étant celle d’une nation
souveraine.
En
octobre 2025, la nouvelle présidente d’Irlande, Catherine Connolly, défend
toujours le peuple palestinien en rappelant que la Palestine est occupée depuis
des décennies et fait ainsi écho aux démarches officielles de l’Afrique du Sud
en aide à la Palestine.
Les peuples opprimés se
reconnaissent et se soutiennent.
* Une
nouvelle fois, archéologues et scientifiques ont collaboré afin d’essayer de
recréer des senteurs du passé (article en anglais).
* Un
entretien avec le professeur Stephen Tuck nous donne un aperçu de ses
recherches sur les habitants de Pompéi qui ont réussi à fuir avant que la ville
ne disparaisse sous les cendres. Il a écrit un ouvrage sur ses découvertes
(article en anglais).
* Quand
l’humain ne comprend pas quelque chose, il invente des histoires. La naissance de jumeaux, encore aujourd’hui dans certaines cultures, a longtemps posé bien
des questions et, dans l’antiquité, les hommes ont créé des explications qui,
pour la plupart, devaient servir d’avertissements. La mythologie a alors influencé
la façon dont les jumeaux étaient perçus (et souvent craints). La science peut
aider à améliorer l’Histoire (article en anglais).
* Le
directeur du musée de l’Acropole a profité du vol au Louvre afin de demander au
musée de restituer les quelques marbres du Parthénon qui avaient été achetés au
XVIIIe siècle. En fait, le but final est de récupérer les marbres
volés par Lord Elgin et qui se trouvent au British Museum – où il semble qu’ils
n’en prennent pas si bon soin que ça (article en anglais).
* Loin
des clichés au sujet de Cléopâtre VII, cet article se penche sur l’excellente
éducation reçue par la reine d’Égypte selon les meilleurs critères grecs et
rend justice à son extraordinaire intellect (article en anglais).
* Des
chercheurs se sont penchés sur le roi Midas et si aucun homme n’a jamais
transformé en or tout ce qu’il touchait en dehors des récits mythologiques, ce
nom apparaît réellement en Histoire (article en anglais).
* Si
vous vous posez des questions au sujet de l’état de la médecine en Égypte
antique et en Grèce antique, le tout agrémenté de petites vidéos instructives,
l’article dont vous avez besoin est ici (en anglais).
* L’existence
d’Homère- et le fait qu’il ait, ou non,
écrit l’Iliade et l’Odyssée- est toujours source de débats (plus ou moins
virulents) chez les chercheurs. Cet article propose également une fascinante
vidéo qui se penche sur la question « Homère aurait-il pu être une femme ? »
(article et vidéo en anglais).
Afin de célébrer les 150 ans de la IIIe
République, l’aile du Grand Trianon, Trianon-sous-Bois, où résida le général de
Gaulle, a été ouverte au public en visite libre les week-ends à partir du 5
avril et jusqu’à la fin octobre 2025.
Le communiqué de presse sur le site Internet du domaine de Versailles nous dit :
« Ouverture des appartements du
général de Gaulle à Trianon
En 2025, dans le cadre des 150 ans de la IIIe
République, le château de Versailles célèbre son héritage républicain. Après la
salle du Congrès et l’appartement du président du Congrès, l’aile de
Trianon-sous-Bois ouvrira au public à partir du 5 avril. Ces appartements
avaient été réaménagés par le général de Gaulle dans les années 1960 pour en
faire une résidence présidentielle privée.
Trianon-sous-Bois, l’Élysée à la campagne
Trianon-sous-Bois est une aile discrète du Grand Trianon qui
ne se dévoile qu’en contournant le parterre haut du jardin. L'aile apparait sur
le plan ancien de Trianon par Hardouin-Mansart et a été bâtie pour loger la
famille de Louis XIV. Si le Grand Trianon est construit en pierre calcaire,
seule l'aile de Trianon-sous-Bois n'a pas reçu de placage de marbre. Elle est
aussi la seule aile du palais pourvue d’un étage. Son style préfigure celui du
XVIIIe siècle.
Dans le cadre d’importants travaux de restauration et de
modernisation du Grand Trianon dans les années 1960, c’est à Trianon-sous-Bois
que fut aménagée la résidence privée du général de Gaulle. Son rez-de-chaussée
se compose de différents bureaux, dont celui du Général et ceux de ses
aides-de-camp, de salons et d’une salle à manger. L’étage est dévolu aux
appartements privés avec une série de chambres et de salles de bains. Le
président peut y séjourner et recevoir les invités de la France dès 1966.
Au sous-sol, ce sont 800 m2 qui sont consacrés à des cuisines
ultra-modernes pouvant servir un nombre important de convives lors de banquets
officiels organisés dans la galerie des Cotelle.
Jean Coural, alors administrateur du Mobilier national,
demande au décorateur Serge Royaux de meubler cette nouvelle résidence privée.
Scénographe d’expositions et décorateur de résidences privées luxueuses, il
était l’homme de la situation. Pour les salons du rez-de-chaussée, le choix du
mobilier se porte sur les collections Empire du Mobilier national. Certains
meubles ont été adaptés aux usages modernes, comme des vases montés en lampes
ou des bancs transformés en tables basses. Concernant les textiles, Serge
Royaux va jouer sur les contrastes colorés et imposer le velours frappé. Pour
le premier étage, espace véritablement privé, le style est plus discret : on
opte pour un mobilier de style Louis XVI et des cotonnades imprimées
rappelant la toile de Jouy.
Le mobilier de Trianon-sous-Bois a été restitué par le
Mobilier national en 2015. L’aile se découvre donc aujourd'hui dans son état
des années 1960.
Le Grand Trianon, mille-feuille de l’histoire
Le Grand Trianon a été bâti dès 1687 par Jules
Hardouin-Mansart pour Louis XIV qui désirait un lieu privé pour lui et sa
famille, à l’écart du château où bourdonnait la vie de cour. Le palais se
caractérise par sa construction de plain-pied, ses marbres roses et son
péristyle majestueux ouvert vers les jardins.
Moins prisé mais non délaissé par Louis XV et Louis XVI, le
Grand Trianon fut investi par Napoléon à partir de 1808 puis par Louis-Philippe
qui en fit une résidence familiale lui permettant de séjourner au plus près des
travaux de transformation du château de Versailles en musée de l’histoire de
France.
Ainsi, chaque souverain qui vécut à Trianon laissa une trace
dans le palais. Aujourd’hui, le Grand Trianon fait s’entremêler ces différentes
époques : les boiseries et l'essentiel des peintures datent de Louis XIV et le
mobilier date de Napoléon et de Louis-Philippe.
La restauration et la modernisation du Grand Trianon dans
les années 1960
Le général de Gaulle fut le dernier chef d’État à laisser sa
marque au Grand Trianon. Dans les années 1960, des aménagements au palais de l’Élysée
privèrent les hôtes de marque étrangers d’une résidence officielle en France.
Sur proposition d’André Malraux en 1962, alors ministre des Affaires
culturelles, le général de Gaulle choisit le Grand Trianon pour y
remédier.
Le projet prévoyait une importante restauration générale
prenant en compte d’une part des considérations d’ordre logistique et pratique
comme l’électricité et le chauffage, le palais étant devenu très vétuste, et
d’autre part l’aménagement d’une résidence pour les hôtes étrangers de la
France dans l’aile gauche et l’aménagement d’une résidence présidentielle
privée dans l’aile droite, dite de Trianon-sous-Bois. »
Une fois traversé le péristyle, on arrive
à la galerie des Cotelle, ainsi nommée en l’honneur des toiles de Jean Cotelle (1642-1708)
qui ornent les murs (sur les vingt-quatre toiles de la galerie, vingt-et-une
sont de lui ; emportées au château par Louis-Philippe (1773-1850), elles
furent ramenées dans la galerie en 1913. Le 4 juin 1920, ce fut dans cette galerie que fut
signé le traité de Trianon qui mit fin à la guerre avec la Hongrie.
Les
grandes réceptions organisées par de Gaulle avaient lieu là.
Au
bout de cette galerie, on trouve le salon des jardins.
En
continuant la visite sur la droite, on arrive à la chapelle Louis-Philippe.
Puis
commencent les appartements du général de Gaulle :
La
salle à manger du président de la République
Le
salon du président de la République
Le
bureau du président de la République
Le
bureau du premier aide de camp
Le
bureau du deuxième aide de camp
Le salon
d’attente
Le
salon des huissiers
Les jardins
Pour une petite explication en vidéo
au sujet de la plus récente version de Trianon-sous-Bois, la chaîne YouTube du
château de Versailles a créé ceci :
Nous avons reçu un message du musée de Cluny au sujet d’activités la semaine prochaine, ce qui nous permet de
partager la nouvelle avec vous :
Les Légendaires à Cluny
Événement
Date
: samedi 17 janvier 2026
- 11:00
À l'occasion de la sortie
du film, les Légendaires s'invitent au musée de Cluny le temps d'un
week-end.
Entre amis ou en famille,
venez suivre les héros dans les collections du musée. Au programme : des
visites guidées, des rencontres avec le réalisateur et le scénariste du film,
un concert et des tirages au sort pour gagner des BD, des places de cinéma et
des entrées au musée...
Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et
Razzia vous attendent nombreux pour fêter l'événement !
Cet événement est organisé en
partenariat avec PAN ANIMATION à l’occasion de la sortie du film "Les
Légendaires", adapté de la série de bandes dessinées de Patrick Sobral.
Sortie au cinéma le 28
janvier 2026.
Une programmation exceptionnelle
Livret-jeu
gratuit "Les Légendaires au musée de Cluny"
Disponible à l'entrée du
musée.
Public : à partir de 8 ans
"Les
Légendaires", des bulles au cinéma
Samedi 17 janvier de 16h30 à 17h30
Rencontre avec Guillaume
Ivernel (réalisateur du film "Les Légendaires") et d'Antoine
Schoumsky (scénariste)
Plongez dans les coulisses de
l’adaptation au cinéma des "Légendaires" ! À travers un échange
exclusif avec le réalisateur et le scénariste, découvrez les défis et les
secrets de la transformation d’une BD culte en un film d’animation à
couper le souffle.
Des révélations qui promettent de vous donner envie de filer au cinéma dès
la première séance !
Public : adultes
Tarif : inclus dans le billet
d'entrée. Inscription sur place dans la limite des places
disponibles.
L'univers
des "Légendaires" s'anime en musique
Dimanche 18 janvier de 16h15 à 17h15
Par Cécile Corbel et Simon
Caby
Rencontrez le créateur des
"Légendaires", Patrick Sobral, et laissez-vous emporter par les
compositions inédites de Cécile Corbel et Simon Caby.
Une parenthèse artistique
exceptionnelle, conçue rien que pour vous.
Public : à partir de 6 ans.
Tarif : inclus dans le billet
d'entrée. Inscription sur place dans la limite des places
disponibles.
La programmation associée
Durant tout le week-end, la
programmation du musée plonge dans l'univers des Légendaires.
Visite guidée : 5€
Atelier : 10€ pour les moins
de 18 ans / 20€ pour les adultes
Samedi
17 janvier
11h
: Héros et héroïnes, visite
guidée, durée 1h30 (à partir de 8
ans)
11h30
: Drôles d’animaux, visite
guidée, durée 1h (à partir de 5ans)
Installez-vous confortablement
et plongez dans les aventures des Légendaires. Des albums seront
disponibles tout au long du week-end pour vous offrir une pause lecture au cœur
de la salle Notre-Dame.
Quand on visite le château de
Versailles, on a une vue de la chapelle royale seulement depuis la porte du
premier étage qui donne sur la tribune royale.
Il y a des événements et concerts
dans cette chapelle, qui peut aussi être admirée lors d’une visite guidée, mais l’été
dernier (du 8 juillet au 30 septembre 2025), la partie basse de la chapelle a été
ouverte au public en visite libre.
« La Chapelle
royale a été achevée à la fin du règne de Louis XIV, en 1710. Elle est la
cinquième – et dernière – des chapelles qui se sont succédé dans le
château depuis Louis XIII. Jules Hardouin-Mansart en propose le plan au Roi en
1699. Le Premier architecte meurt en 1708 sans voir la fin des travaux qui sont
achevés par son beau-frère Robert De Cotte.
Le
dernier chantier de Louis XIV
L’élévation générale du bâtiment
emprunte à l’architecture gothique son élévation, ses grandes verrières ou ses
contreforts. Dédiée à Saint Louis, saint patron du Roi et ancêtre de la maison
royale, la Chapelle, par son allure générale, fait écho à la Sainte-Chapelle de
Paris qu’il avait fondée. L’élévation intérieure, dans sa distribution en deux
niveaux, reprend la répartition habituelle des chapelles palatines, mais son
traitement architectural, avec la puissante colonnade qui règne au premier
étage, s’inspire ostensiblement de l’Antiquité.
Le plafond de la voûte, qu’Hardouin-Mansart a voulu sans aucun
arc doubleau pour en faire une surface entièrement unie, est consacré à la
Sainte-Trinité : au centre, Dieu le Père dans sa gloire par Antoine
Coypel[1], dans
l’abside La Résurrection par Charles de La Fosse[2] et,
au-dessus de la tribune royale, La Descente du Saint‑Esprit par Jean
Jouvenet[3].
Anecdote
Chaque jour, généralement
le matin à 10 heures, la Cour
assistait à la messe du roi. Celui-ci se tenait à la tribune royale, entouré de
sa famille. Les dames de la Cour occupaient les tribunes latérales. Dans la nef
se trouvaient les « officiers » et le public.
Le
roi n’y descendait que pour les grandes fêtes religieuses où il communiait,
pour les cérémonies de l’ordre du Saint-Esprit, pour les baptêmes et pour les
mariages des Enfants de France qui y furent célébrés de 1710 à 1789.
Au-dessus
de l’autel, autour de l’orgue de Clicquot[4] orné
d’un beau Roi David en relief et dont les claviers ont été tenus par
les plus grands maîtres comme François Couperin[5], la
musique de la Chapelle, renommée dans toute l’Europe, chantait quotidiennement
des motets[6] tout au
long de l’office. »
Le plafond :
L'autel :
L'orgue:
La tribune royale :
Colonnades, vitraux et autres éléments de la chapelle :
La chapelle royale a été récemment
restaurée et la chaîne YouTube du château a publié un fascinant documentaire
sur le sujet :
[1] : Antoine Coypel (1661-1722), peintre à la Cour de Louis
XIV, puis Premier peintre du Roi en 1716 sous Louis XV…
[2] : Charles de La Fosse (1636-1716), peintre ayant œuvré à
l’Hôtel des Invalides.
[3] : Jean Jouvenet (1644-1717), peintre, élève de Le Brun…
[4] : Robert Clicquot (1645-1719), facteur d’orgue français…
[5] : François Couperin (1668-1733), compositeur, organiste et
claveciniste de musique baroque.
[6] : Compositions musicales à partir d’un texte religieux ou
profane, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement.
Parfois, une œuvre est juste ce
qu’elle montre, mais il arrive que son auteur s’en serve afin de délivrer un
message. Il arrive aussi que des choses soient cachées.
Il y
a quelques semaines, nous avons croisé une référence à un morceau de musique
caché dans une toile de Jérôme Bosch. Bosch était le nom de guerre de
Jheronimus van Aken (1450 ?-1516) qui résidait à Bois-le-Duc –
‘s-Hertogenbosch (ou Den Bosch) en version originale, ce qui explique le nom de
notre artiste.
Né
dans une famille de peintres, il épousa une aristocrate, Aleid van de Meervene.
En plus de la fortune que son épouse lui apporta et qui améliora sa position
sociale à Bois-le-duc, il devint membre « notable » de la confrérie
Notre-Dame, ce qui fit de lui le peintre attitré de la Vierge dans la région.
Le
style de Bosch est très particulier et sa façon de représenter les péchés et
les pécheurs peut être bien sombre et cruelle.
Ici, c’est son triptyque le Jardin
des délices qui nous intéresse. Bosch a utilisé de la peinture à l’huile
sur des panneaux de chêne (hauts de 2,20 m et, en tout, larges de 3,86 m).
Le
commanditaire est inconnu et la date de création fluctue entre 1480 et 1504.
En
1570, le triptyque arriva en Espagne dans les bagages de Fernando Álvarez de
Toledo y Pimentel, duc d’Albe (1507-1582). Ses héritiers donnèrent l’œuvre à la
famille royale en 1593 ; elle resta au palais de l’Escurial jusqu’en 1939
et elle fut placée au musée du Prado où on peut l’admirer aujourd’hui encore.
Le Jardin des délices est ésotérique,
énigmatique et… bizarre. Les dernières théories à son sujet sont que cette
œuvre serait un speculum nuptiarum – un miroir nuptial devant servir de guide à
de jeunes mariés afin de leur montrer l’importance des liens sacrés qui les
unissent.
Le
panneau de gauche représente le paradis et l’union d’Adam et Ève par Dieu, le
panneau central décrit l’humanité avant le déluge et celui de droite dépeint
l’enfer. Quand il est fermé, les deux panneaux du triptyque représentent la Création
du monde.
C’est
dans le panneau de droite qu’un personnage nu se trouve écrasé par un
instrument de musique géant.
Ce
personnage a de la musique sur le postérieur.
Le
fait qu’il y ait peu d’indications musicales fait dire à certains que Bosch
avait simplement placé des notes de façon aléatoire sur une partition. C’est
tout à fait possible, mais il avait reçu une bonne éducation, connaissait le
latin et était très impliqué dans la confrérie Notre-Dame ; peut-être
connaissait-il des rudiments de musiques.
De
même, certains disent que cette partition avait déjà été transcrite en 1978 par
un moine espagnol, Gregorio Paniagua.
En
2014, une étudiante américaine, Amelia Hamrick, s’est penchée sur ce personnage
et le morceau de musique sur sa face arrière. Depuis, d’autres se sont essayés
à l’interprétation de ces notes et, que ce soit un air voulu par Bosch ou un
heureux hasard musical, le son est fascinant ; en voici une version :