Dans ce bulletin, nous vous proposons :
* Si vous voulez savoir comment les archéologues font des fouilles en pleine ville, l’Inrap a un article sur le sujet.
* Il est curieux – et fascinant – de voir comment de grandes villes se métamorphosent. Si vous voulez en savoir un peu plus sur Athènes au début du XXe siècle, c’est par ici (article en anglais – attention : peut contenir une photo de bergers et de leurs moutons en 1907).
* Un aspect des jeux du cirque chez les Romains a été largement oublié et peu étudié (mais principalement par manque de sources à analyser) : il y avait des femmes gladiateurs. Le peu d’éléments qu’il nous reste sur elles est très intéressant et nous donne une image plus complète de la société romaine en général (article en anglais).
* Aujourd’hui, qui connaît l’histoire d’Érysichthon ? Pourtant, ce souverain qui défia Déméter et fut puni par la déesse est, dès l’antiquité, un avertissement contre l’arrogance, la cupidité et le manque de respect de la Nature. Il existe plusieurs versions de son histoire, mais ce qui y est important est qu’il faut respecter la Terre ou les conséquences sont toujours terribles – même si Déméter n’est pas là pour choisir la punition infligée (article en anglais).
* Si la stèle de Lemnos se trouve au musée national archéologique d’Athènes où il est indiqué qu’il s’agit d’un don du Dr Vassilios Apostolidis, cette découverte archéologique majeure n’a, en fait, pas été saisie par l’école française d’Athènes (probablement pour l’envoyer au Louvre, comme bon nombre de leurs découvertes) grâce à Ioannis Pantelidis et à son fils, Odysseas. Ioannis cacha la stèle et, après sa mort, son fils parvint à l’envoyer en Égypte. Ce fut le Dr Apostolidis qui en fit don au musée afin que les autorités turques ne fassent pas – officiellement – le lien entre la stèle et la famille Pantelidis. Le musée pourrait peut-être ajouter une plaque en l’honneur des Pantelidis… (article en anglais)
* Les statues grecques nous présentent des personnes d’une incroyable beauté. Les Grecs anciens étaient-ils tous beaux ? Il est bien évident que non (les dramaturges nous éclairent sur ce point en se moquant de ceux qui mènent une vie d’excès), mais la beauté extérieure était censée refléter la beauté intérieure. Les statues sont donc une expression de la philosophie grecque (article en anglais).
* De nombreuses femmes sont beaucoup trop patientes, calmes et tolérantes face au sexisme institutionnel. Prenez Jocelyn Bell Burnell : alors qu’elle étudiait à Cambridge, en 1967, elle remarqua un signal qui mena à la découverte des pulsars et qui reçut un prix Nobel ? Son directeur de recherche ! Oh, sa contribution a éventuellement été reconnue… en 2018 (article et une vidéo – le tout en anglais).
* Une universitaire remet en question le fait que seuls des hommes étaient potiers à l’Âge du fer en Grèce (après tout, la plupart des peintures trouvées dans les cavernes sont dues à des femmes). Les sujets dépeints sont souvent liés aux activités féminines. Il faudrait maintenant examiner les marques laissées par les potiers afin d’essayer de déterminer leur sexe (article en anglais).
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