Aujourd’hui, son patronyme est transcrit en Forbin La Barben, mais il signait « Forbin la Barben » et nous avons gardé cette forme pour son portrait.
En général, quand un acte (baptême, mariage ou décès) concernait une famille noble, les curés de la paroisse concernée faisaient quelque effort d’écriture, mais il n’en fut rien pour l’enregistrement de l’ondoiement, puis le baptême de cet enfant, ce qui a provoqué une erreur qui se retrouve dans bon nombre de généalogies en ligne.
Il naquit le 13 décembre 1739, à Aix-en-Provence. On dut craindre pour sa vie, car il fut ondoyé « par permission de l’archevêque » et on lui donna alors le seul prénom de « François ». Cela fut enregistré à l’église St-Sauveur par son père, Claude François Palamède de Forbin, seigneur de la Barben et marquis de Pont-à-Mousson (1712-1761).
Le 23 décembre, l’enfant fut baptisé François Anne Gaspard Palamède de Sales de Forbin à St-Sauveur. Son grand-père, Gaspard Palamède de Forbin, marquis de la Barben (1668-1751) fut son parrain et Dame Anne Marie Catherine de Caze de la Bove, comtesse de Nogaret (1714-1803), une des tantes de l’enfant, fut sa marraine.
Claude de Forbin était capitaine de cavalerie au régiment de Puisieux et avait épousé à Paris, le 27 août 1736, Charlotte Nicole de Caze de La Bove (1717-1765). Avant d’avoir Gaspard, qui fut leur second et dernier enfant, ils eurent une fille en 1738, Françoise Yolande.
Il fut président au Parlement d’Aix-en-Provence, mais, comme son père, il fit d’abord carrière dans l’armée en tant que capitaine de cavalerie dans le régiment de Montcalm, puis comme « mestre de camp de cavalerie ». Il devint chevalier de Malte.
Le 22 janvier 1765, à la paroisse Saint-Esprit d’Aix-en-Provence, il épousa Françoise Marthe de Milan Forbin de La Roque (1747-1810). Ils eurent en tout huit enfants qui naquirent dans leur hôtel particulier, cours Mirabeau à Aix, ou au château de La Roque d’Anthéron : Joseph (1766-1768), Claude (1769-1854), Yolande (1771-1839), Victor (1772-1850), Joséphine (1775-1823), Auguste (1777-1841), Charles (17 mars 1779-5 décembre 1779) et Adélaïde (1786-1851). Curieusement, leur aîné semble être le seul à qui l’on fait référence avec son premier prénom ; les autres choisirent d’utiliser leur dernier prénom, mais cela leur venait peut-être de leurs parents car l’enfant qui ne vécut que quelques mois en 1779 est appelé Charles alors qu’il fut baptisé Gaspard Stanislas Charles.
En 1793, Gaspard de Forbin, sa femme et ses enfants étaient à Lyon. S’y trouvaient également une des sœurs de Mme de Forbin, Marie Thérèse, et son époux, André Elzéar d’Arbaud, seigneur de Jouques.
Pendant l’insurrection de la ville de Forbin la Barben et d’Arbaud apportèrent tout leur soutien aux royalistes, mais ils furent pris et jugés à Commune affranchie (le nouveau nom donné à Lyon par la Convention. En tant que contre-révolutionnaires, Garpard Forbin « âgé de 53 ans, natif d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, demeurant à Lyon rue de la Charité ; ci-devant marquis, rentier, & ci-devant président au parlement d’Aix » et « André-Elzard » Arbaud « ex-noble, âgé de 57 ans, natif d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, demeurant à Lyon rue de la Charité ; rentier, ci-devant président au parlement d’Aix »[1] furent guillotinés.
Gaspard de Forbin mourut le 6 nivôse, an II (26 décembre 1793).
[1] : Cf. Liste générale des contre-révolutionnaires mis à mort à Commune-affranchie, d’après les Jugements rendus par le Tribunal de justice populaire, la Commission militaire & la Commission révolutionnaire, depuis le 21 Vendémiaire jusqu’au 17 Germinal de l’an deuxième de la République, Commune-affranchie, Destefanis, An II [1793], p. 5 (Arbaud) et p. 51 (Forbin).
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