Il y a quelques mois, après avoir rencontré le couple impérial à Écouen, nous avions croisé l’empereur Hadrien dans plusieurs musées.
Cet été, c’est Antinoüs que nous avons retrouvé par hasard.
Une statuette de lui peut être actuellement admirée à l’Institut du monde arabe dans l’exposition sur Gaza.
Ce petit bronze moulé du début de notre ère (entre le Ier et le IIIème siècle) fut découvert au large de Gaza en 2004. Il faisait partie de la collection Jawdat Khoudary et appartient à l’autorité nationale palestinienne et est normalement conservée à Genève, au musée d’art et d’histoire afin d’assurer sa conservation et de garantir qu’il ne sera pas détruit par l’armée d’occupation.
La notice nous dit : « La statuette représente Antinoüs, le favori de l’empereur Hadrien, mort noyé dans le Nil en 130. Antinoüs fut divinisé et le culte d’Osiris-Antinoüs se répandit rapidement dans toutes les provinces de l’Empire. Hadrien visite Gaza en 129 qui organise par la suite une fête annuelle en son honneur. Gaza reçoit d’Hadrien le privilège exceptionnel d’émettre une gamme de 5 monnaies, analogue à celles du Sénat de Rome. »
L’éclairage du musée créé des reflets et il est assez difficile de prendre une bonne photo, mais cette œuvre est magnifique.
Ensuite, nous avons croisé Antinoüs au Louvre, salle 616 (aile Sully). Cette œuvre fut saisie en mars 1794 au titre de la loi sur le séquestre des biens des émigrés et transférée au Louvre.
Fondue à Rome en 1780 par Luigi Valadier (1726-1785), elle appartenait à Pierre Marie Gaspard Grimod (1748-1809). Il était issu d’une famille de fermiers-généraux et avait été fait comte d’Orsay par Louis XV. Entre 1775 et 1778, il rassembla en Italie des originaux d’époque romaine, des copies d’après l’Antique, des œuvres de style maniériste et en commanda d’autres à des artistes néoclassiques. La notice nous apprend aussi que ce « bronze fondu d’après la célèbre statue antique conservée au musée du Capitole témoigne de la qualité de cette collection, installée à Paris dans un nouveau décor « à la grecque », aujourd’hui disparu, de son hôtel particulier. »
(La luminosité n’était encore pas de notre côté.)
À Versailles, en sortant de l’exposition sur le buste du Bernin, nous avons vu une copie du relief antique de la collection Albani, à Rome et attribuée à Simon Challe. « Médaillon exécuté lors du séjour de l’artiste à l’Académie de France à Rome en tant que pensionnaire du roi. Déposé en 1752 à la salle des Antiques du Louvre, puis envoyé à Saint-Cloud en 1802. Entré à Versailles en 1827. »
Antinoüs Albani (1748-1752)
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