Afin de célébrer les 150 ans de la IIIe République, l’aile du Grand Trianon, Trianon-sous-Bois, où résida le général de Gaulle, a été ouverte au public en visite libre les week-ends à partir du 5 avril et jusqu’à la fin octobre 2025.
Le communiqué de presse sur le site Internet du domaine de Versailles nous dit :
« Ouverture des appartements du général de Gaulle à Trianon
En 2025, dans le cadre des 150 ans de la IIIe République, le château de Versailles célèbre son héritage républicain. Après la salle du Congrès et l’appartement du président du Congrès, l’aile de Trianon-sous-Bois ouvrira au public à partir du 5 avril. Ces appartements avaient été réaménagés par le général de Gaulle dans les années 1960 pour en faire une résidence présidentielle privée.
Trianon-sous-Bois, l’Élysée à la campagne
Trianon-sous-Bois est une aile discrète du Grand Trianon qui ne se dévoile qu’en contournant le parterre haut du jardin. L'aile apparait sur le plan ancien de Trianon par Hardouin-Mansart et a été bâtie pour loger la famille de Louis XIV. Si le Grand Trianon est construit en pierre calcaire, seule l'aile de Trianon-sous-Bois n'a pas reçu de placage de marbre. Elle est aussi la seule aile du palais pourvue d’un étage. Son style préfigure celui du XVIIIe siècle.
Dans le cadre d’importants travaux de restauration et de modernisation du Grand Trianon dans les années 1960, c’est à Trianon-sous-Bois que fut aménagée la résidence privée du général de Gaulle. Son rez-de-chaussée se compose de différents bureaux, dont celui du Général et ceux de ses aides-de-camp, de salons et d’une salle à manger. L’étage est dévolu aux appartements privés avec une série de chambres et de salles de bains. Le président peut y séjourner et recevoir les invités de la France dès 1966.
Au sous-sol, ce sont 800 m2 qui sont consacrés à des cuisines ultra-modernes pouvant servir un nombre important de convives lors de banquets officiels organisés dans la galerie des Cotelle.
Jean Coural, alors administrateur du Mobilier national, demande au décorateur Serge Royaux de meubler cette nouvelle résidence privée. Scénographe d’expositions et décorateur de résidences privées luxueuses, il était l’homme de la situation. Pour les salons du rez-de-chaussée, le choix du mobilier se porte sur les collections Empire du Mobilier national. Certains meubles ont été adaptés aux usages modernes, comme des vases montés en lampes ou des bancs transformés en tables basses. Concernant les textiles, Serge Royaux va jouer sur les contrastes colorés et imposer le velours frappé. Pour le premier étage, espace véritablement privé, le style est plus discret : on opte pour un mobilier de style Louis XVI et des cotonnades imprimées rappelant la toile de Jouy.
Le mobilier de Trianon-sous-Bois a été restitué par le Mobilier national en 2015. L’aile se découvre donc aujourd'hui dans son état des années 1960.
Le Grand Trianon, mille-feuille de l’histoire
Le Grand Trianon a été bâti dès 1687 par Jules Hardouin-Mansart pour Louis XIV qui désirait un lieu privé pour lui et sa famille, à l’écart du château où bourdonnait la vie de cour. Le palais se caractérise par sa construction de plain-pied, ses marbres roses et son péristyle majestueux ouvert vers les jardins.
Moins prisé mais non délaissé par Louis XV et Louis XVI, le Grand Trianon fut investi par Napoléon à partir de 1808 puis par Louis-Philippe qui en fit une résidence familiale lui permettant de séjourner au plus près des travaux de transformation du château de Versailles en musée de l’histoire de France.
Ainsi, chaque souverain qui vécut à Trianon laissa une trace dans le palais. Aujourd’hui, le Grand Trianon fait s’entremêler ces différentes époques : les boiseries et l'essentiel des peintures datent de Louis XIV et le mobilier date de Napoléon et de Louis-Philippe.
La restauration et la modernisation du Grand Trianon dans les années 1960
Le général de Gaulle fut le dernier chef d’État à laisser sa marque au Grand Trianon. Dans les années 1960, des aménagements au palais de l’Élysée privèrent les hôtes de marque étrangers d’une résidence officielle en France. Sur proposition d’André Malraux en 1962, alors ministre des Affaires culturelles, le général de Gaulle choisit le Grand Trianon pour y remédier.
Le projet prévoyait une importante restauration générale prenant en compte d’une part des considérations d’ordre logistique et pratique comme l’électricité et le chauffage, le palais étant devenu très vétuste, et d’autre part l’aménagement d’une résidence pour les hôtes étrangers de la France dans l’aile gauche et l’aménagement d’une résidence présidentielle privée dans l’aile droite, dite de Trianon-sous-Bois. »
Une fois traversé le péristyle, on arrive à la galerie des Cotelle, ainsi nommée en l’honneur des toiles de Jean Cotelle (1642-1708) qui ornent les murs (sur les vingt-quatre toiles de la galerie, vingt-et-une sont de lui ; emportées au château par Louis-Philippe (1773-1850), elles furent ramenées dans la galerie en 1913. Le 4 juin 1920, ce fut dans cette galerie que fut signé le traité de Trianon qui mit fin à la guerre avec la Hongrie.
Les grandes réceptions organisées par de Gaulle avaient lieu là.
En continuant la visite sur la droite, on arrive à la chapelle Louis-Philippe.
Puis commencent les appartements du général de Gaulle :
La salle à manger du président de la République
Le bureau du président de la République
Le bureau du premier aide de camp
Le salon d’attente
Le salon des huissiers
Les jardins
Pour une petite explication en vidéo au sujet de la plus récente version de Trianon-sous-Bois, la chaîne YouTube du château de Versailles a créé ceci :
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