Des nouvelles de Clio (bulletin #7)

Dans ce bulletin, nous vous proposons :

 

* Si vous vous demandez comment les Grecs et les Romains prouvaient leur identité, voici l’article qu’il vous faut (en anglais).

* Les légendes arthuriennes sont pleines de détails curieux et fascinants. Un compagnon du roi Arthur mentionne dans une des histoires que le souverain avait conquis la Grèce. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette histoire, c’est par ici (article en anglais).

* Le Greco était un artiste unique en son genre et nous vous avons trouvé un article qui parle de lui (en anglais).

* Les diverses formes de communication en Grèce antique étaient absolument fascinantes (article en anglais).

* Une explication de ce qu’est un daguerréotype et en prime le plus ancien cliché de l’Acropole ? C’est par ici (article en anglais).

* Comment savoir s’il s’agit d’un ragot ou d’une « intox » ? Demandez à Socrate, il a un truc (article en anglais).

*Le musée de Cluny a fait une nouvelle acquisition, qui est présentée ainsi : « Connaissez-vous la cérémonie de la rose d’or ? Séverine Lepape, directrice du musée, vous présente en vidéo l’une de nos dernières acquisitions : une enluminure italienne de la fin du 13e siècle.

Il s’agit du plus ancien témoignage iconographique connu à ce jour de la cérémonie de la rose d’or. »

Flash info : Bal à l'Hôtel de la marine (28 novembre 2025)

            Le 28 novembre 2025, de 17h30 à 20h30, l’Hôtel de la marine propose un « bal d’époque ».

Cette fois-ci, le thème est la « Belle époque ». Les costumes ne sont pas obligatoires… mais si le monument n’en prête pas, vous pouvez vous y rendre avec les vôtres si vous êtes équipé.

Il y a deux options :

-         une gratuite dans la cour d’honneur où le public sera à un moment invité à participer.

-         une payante (sauf si vous bénéficiez de la gratuité) dans les salons d’apparat à l’intérieur du monument.

 

Le site nous dit : « L’Hôtel de la Marine vous invite à un bal "Belle époque" !

Spécialistes de la reconstitution de bals historiques, les membres de l’association Carnet de Bals vous font vivre l’atmosphère magique des réceptions prestigieuses qui ont jadis animé le monument. 

Ces passionnés investissent la cour d’honneur pour vous offrir des démonstrations et des danses participatives, où chacun peut se laisser entrainer sur la piste de danse ; et les salons d’apparat, pour des démonstrations de danse raffinées dans un cadre somptueux. »

La salle du Congrès et l'appartement du président du Congrès (jusqu'au 4 janvier 2026)

            Les week-ends et les jours fériés, la salle du Congrès et l’appartement du président du Congrès sont ouverts en visite libre ou visite guidée au château de Versailles. En semaine, seules les visites guidées sont disponibles.

            Au sujet de la salle du Congrès, le site du château nous dit (il y a une visite virtuelle du lieu sur le site) : 

« Construite à la fin du XIXe siècle, la salle du Congrès accueille encore aujourd’hui les députés et les sénateurs réunis en Congrès pour adopter les révisions constitutionnelles ou pour assister aux adresses du Président de la République.

 

La salle du Congrès

Histoire du lieu

Après la défaite de Sedan[1], Napoléon III est fait prisonnier par l’armée prussienne. qui provoque la chute du Second Empire de Napoléon III[2], une Assemblée nationale est élue en 1871 et se réunit d’abord à Bordeaux. Composée majoritairement de monarchistes, elle souhaite se rapprocher de Paris, mais ne pas y siéger à cause de l’agitation qui règne alors dans la capitale et qui aboutira à la « Semaine sanglante » de mai 1871.

Les lois constitutionnelles de 1875 instaurent de façon définitive la IIIe République. Elles prévoient notamment le retour au bicamérisme, divisant le parlement en deux chambres distinctes : le Sénat et la Chambre des députés. Hésitant entre Orléans et Fontainebleau, l’Assemblée choisit finalement Versailles et s’installe à l’Opéra royal qui subit quelques modifications pour la circonstance.

Quatre ans plus tard, les lois constitutionnelles de 1875 instaurent de façon définitive la IIIe République. Elles prévoient notamment le retour au bicamérisme, divisant le parlement en deux chambres distinctes : le Sénat et la Chambre des députés. Le premier choisit de siéger dans la salle de l’Opéra royal. Pour accueillir la seconde, l’architecte du Parlement, Edmond de Joly, livre, fin 1875, une nouvelle salle en hémicycle aménagée au cœur de l’aile du Midi. Elle est inaugurée lors de l’ouverture solennelle des chambres le 8 mars 1876. Les députés y tiennent séance jusqu’à leur retour au palais Bourbon, à Paris, en 1879. La salle possède de vastes capacités qui permettent de réunir les deux chambres en « assemblée nationale », notamment lors de l’élection du président de la République.

La constitution de la Ve République prévoit elle aussi la réunion des deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) en Congrès pour l’adoption des révisions constitutionnelles. Depuis celle de 2008, elle peut accueillir également les adresses du Président de la République aux deux assemblées.

 

Le vestibule

La grande porte donnant sur la rue de l’Indépendance américaine est celle encore utilisée par le public et les journalistes pour assister aux séances du Congrès, les députés et sénateurs entrant par la grande cour du Château et la cour des Princes. Le vestibule est orné de 5 statues appartenant aux collections historiques du Château, représentant le philosophe René Descartes, le poète François de Malherbe, le moraliste Michel de Montaigne, le penseur politique Montesquieu, et le peintre Nicolas Poussin.

 

La salle du Sceau

Cette salle était autrefois utilisée comme parloir pour le public souhaitant rencontrer les députés. Elle doit son nom actuel au sceau utilisé pour authentifier les actes officiels produits par l’Assemblée nationale ou les deux assemblées réunies en congrès. Le sceau était autrefois installé dans l’une des salles de l’Empire, à proximité de la salle de Marengo. L’appareil lui-même, daté de 1875, est l’œuvre de l’ingénieur Guillaume, conçu comme un balancier à vis. Il pèse 150 kilos. »

            La page dédiée à l’ouverture exceptionnelle de la salle du Congrès et de l’appartement du président du Congrès nous dit : 


« La salle du Congrès

La salle du Congrès, bâtie en 1875 en seulement six mois au cœur de l’aile du Midi, contient près de 1 500 places. Elle est plus grande que les hémicycles de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Elle est un bel exemple de l’architecture officielle du début de la IIIe  République, de style éclectique et d’esprit très palatial, son étonnant décor s’inspire du grand appartement de Louis XIV et ne manque pas de références au Roi-Soleil.

Entre 1875 et 1953, seize présidents de la République y ont été élus et c’est sur ses bancs que se réunissent aujourd’hui en Congrès les députés et sénateurs à l’occasion des modifications de la Constitution ou lors des allocutions du président de la République. Le Congrès s'est à ce titre réuni le 4 mars 2024 pour se prononcer définitivement sur l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.

 

L’appartement du président du Congrès

Souvent ignoré du grand public et construit en même temps que la salle du Congrès, l’appartement du président du Congrès présente un décor néo-Louis XV, familier à Versailles, et remplace d’anciens appartements de membres de la famille royale. Cet étonnant et vaste appartement d’apparat a été restitué par l’Assemblée nationale au château de Versailles en 2006. 

 

Un nouvel accrochage

À l’occasion des 150 ans de la IIIe  République, un nouvel accrochage permanent prendra place : des œuvres des XIXe et XXe siècles siècle issues principalement des collections du Château (peintures et sculptures) offriront aux visiteurs un aperçu singulier de la vie parlementaire sous la IIIe République. »

 

 
Le premier salon

Le deuxième salon

Le troisième salon


[1] : Le 1er septembre 1870.

[2] : Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), président de la IIe République en 1848, instaure le Second Empire en 1852.

 

Flash info : Gratuités exceptionnelles au domaine national du château d'Angers (1er et 2 novembre 2025)

            Le 1er et 2 novembre, il y a des gratuités au domaine national du château d’Angers.

 

Pour samedi 1er, de 10h30 à 16h30, ce sont les fossés qui sont exceptionnellement ouverts : 

« Le château vu d’en bas : ouverture exceptionnelle des fossés et de leurs jardins

C’est nouveau ! Et si vous entriez dans la plus belle carte postale d’Angers ? Le château ouvre gratuitement ses fossés. Découvrez la puissance de la forteresse vue d’en bas et flânez entre les parterres de broderies.

 

Présentation

Avec ses deux tours massives qui encadrent la plus ancienne herse de France et les arabesques des jardins à leur pied, c’est l’image iconique la plus instagrammable d’Angers ! 

Qui n’a jamais rêvé de descendre dans ces douves qu’on ne voit que d’en haut pour flâner à l’ombre des hautes tours de la forteresse de Saint-Louis et Blanche de Castille et déambuler parmi les arabesques des parterres réguliers ?

Ces jardins historiques dessinés et plantés en 1911 sont les plus anciens du monument et avaient pour objectif initial de devenir un parc public. 114 ans plus tard, leur ouverture ponctuelle et régulière aux visiteurs par les équipes du château vise à faire découvrir leur histoire et à partager le point de vue exceptionnel qu’ils offrent sur les formidables remparts de la forteresse. 

Et pour le 29 novembre 2025, le château vous invite  à rencontrer les partenaires passionnés qui œuvrent à ses côtés pour l’entretien des jardins et la préservation de la biodiversité et à participer à une dégustation de vin.

 

Programme du 29 novembre 2025

Dégustation de vin avec Vignes en ville

Venez rencontrer les bénévoles de l’association Vignes en ville qui tout au long de l’année entretiennent notre parcelle de chenin blanc, en haut des remparts.

Ils vous feront déguster leurs cuvées issues de la production des vignobles du Couvent de la Baumette.

Un monument et ses partenaires angevins protecteurs de la biodiversité  

Le 29 novembre 2025, c’est l’occasion d’en apprendre davantage sur les coulisses du château d’Angers ! 

Entretien des jardins sans produits phytosanitaires, tontes raisonnées, fauche tardive, valorisation des tailles pour créer des refuges à la microfaune, nichoirs… Depuis plus de 15 ans, nous avons mis la protection de la biodiversité au cœur de notre politique d’entretien des jardins. Ce travail de longue haleine est mené avec la LPO et nous vaut depuis 2011 un classement « refuge pour la protection des oiseaux » et « refuge chauve-souris ».

Des bénévoles de la LPO-Anjou seront présents durant cette première journée d’ouverture des fossés le 30 août pour échanger sur les actions menées au château pour la protection de l’environnement. 

La société « If-Tech » des Ponts de Cé, mécène du monument depuis 2018 pour sa lutte biologique contre les ravageurs (pyrale du buis, cochenille, acariens, pucerons…), fera quant à elle découvrir aux visiteurs les pouvoirs de la chrysope, cette « demoiselles aux yeux d’or » amie des jardiniers.

Les jardins du château : une vitrine pour la filière horticole angevine et son histoire

Domaine national, le château d’Angers est un monument ancré dans son territoire.

Membre du pôle de compétitivité Végépolys, nous participons à valoriser la recherche et la production horticole locales par la présentation dans nos jardins de collections d’hortensias Angers Val de Loire® ou de plantes innovantes créés par l’INRAE. 

En 2026, vous pourrez découvrir la roseraie du château transformée : elle présentera exclusivement des rosiers d’obtention angevine et produits sur le territoire, avec des variétés liées aux personnages historiques du monument. Le rosiériste Jérôme Chéné de la « Pépinière Roses Loubert » aux Rosiers-sur-Loire (partenaire du projet de roseraie conservatoire du château), sera présent le 29 novembre 2025. »

 

Pour le premier dimanche du mois, le 2 novembre, l’intérieur du château, ses remparts, la Tapisserie de l’Apocalypse et l’exposition « Le retour du roi » seront gratuitement ouverts.

 

Exposition : « Le Grand Dauphin » au château de Versailles (du 14 octobre 25 au 15 février 26)

 Le site du château nous dit : 

« Le château de Versailles présente une exposition consacrée au Grand Dauphin, Louis de France, fils aîné de Louis XIV. À travers près de 250 œuvres issues de collections françaises et internationales, ce parcours retrace la vie de ce prince méconnu. Héritier du trône, il fut au cœur des ambitions dynastiques des Bourbons sans jamais régner, mais dont l’éducation, les résidences et le goût pour les arts témoignent du destin qui lui était promis.

Louis de france

Né en 1661 au château de Fontainebleau, Louis de France est le premier fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche. Dauphin de son vivant, il est appelé « Monseigneur », puis reçoit le surnom de « Grand Dauphin » après sa mort en 1711, pour le distinguer de son propre fils, le duc de Bourgogne.

Héritier de la couronne, il meurt prématurément de la petite vérole en avril 1711 dans son château de Meudon, quatre ans avant son père. Son fils aîné, le duc de Bourgogne, meurt l’année suivante, laissant deux enfants. L'aîné, le duc d’Anjou, âgé de deux ans, devient alors dauphin et accède au trône en 1715 après la mort de Louis XIV, sous le nom de Louis XV. Si le Grand Dauphin ne régna pas, il reste une figure centrale de la dynastie des Bourbons ; grand-père de Louis XV, arrière-arrière-grand-père de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, et père de Philippe V, premier souverain de la branche espagnole des Bourbons, toujours régnante aujourd’hui.

Une vie de Cour, de pouvoir et de culture

Durant toute sa vie, le Grand Dauphin est formé pour devenir roi, et reçoit une instruction rigoureuse dans les arts, la guerre et le gouvernement. Sa vie, résumée par Saint-Simon dans une formule célèbre :

« Fils de roi, père de roi, et jamais roi. »

Cette formule incarne le paradoxe d’un prince formé à gouverner mais jamais couronné.

Au-delà des obligations politiques, le Grand Dauphin développe aussi un goût prononcé pour les arts et les plaisirs de la cour. Grand collectionneur, il rassemble de nombreuses œuvres d'art, dont certaines seront exposées pour la première fois grâce à des prêts exceptionnels, notamment du musée du Prado de Madrid.

L’exposition

L’exposition, réalisée avec la participation exceptionnelle de la Bibliothèque nationale de France, met en lumière ce que signifiait sous l’Ancien Régime, être dauphin de France, en retraçant les grandes étapes de la vie du Grand Dauphin. Présentée en trois parties suivant la formule de Saint Simon, elle retrace son éducation princière, sa vie à la cour et son engagement dans les affaires de l’État.

Environ 250 œuvres, provenant de collections publiques et privées, françaises et internationales, illustrent toutes ces facettes de sa vie. Peintures, sculptures, objets d’art, et manuscrits permettent de retracer l’existence de ce prince que Louis XIV imaginait comme son digne successeur. »


Flash info : Cours d'Histoire gratuits à Versailles (du 5 novembre 25 au 6 mai 26)

Des cours d’Histoire gratuits (il suffit de s’inscrire en ligne) vont être donnés à l’auditorium du château de Versailles.


 

Le site nous dit :

Le premiers cours introduit le fonctionnement du pouvoir royal et la logique de la monarchie absolue. Le public suit ensuite l’évolution de la diplomatie et de la géopolitique du royaume, entre affrontements militaires et périodes de paix. Les cours suivants s’attachent à montrer comment le roi finance son autorité grâce à la fiscalité, et à éclairer les rapports complexes qu’il entretient avec la religion et l’Église.

Le cycle poursuit avec une plongée dans le rayonnement des arts et des sciences, lorsque Versailles devient un foyer culturel et intellectuel majeur en Europe. Il se prolonge avec une réflexion sur la hiérarchisation de la société et les interactions entre les différentes classes du système socio-économique de l’Ancien Régime. Enfin, il s’achève par une analyse des crises et des révoltes qui secouent le royaume, révélant les tensions sociales et politiques du temps de Louis XIV. Chaque cours, d’une durée d’une heure, se conclut par un temps d’échange avec le public, offrant l’occasion d’approfondir les sujets abordés et de dialoguer directement avec les intervenants.

Le premier cours

Mercredi 5 novembre - L'État royal

Par Laurent Avezou, historien archiviste paléographe, professeur de chaire supérieure (Chartres) au lycée Pierre de Fermat, Toulouse.

À la mort du cardinal Mazarin le 9 mars 1661, Louis XIV, roi depuis 1643, exerce le pouvoir. Les ministres, les secrétaires d'État et le Conseil sont les institutions sur lesquelles repose son pouvoir. Cependant, les forces traditionnelles tels que les parlements et la noblesse de campagne subsistent. La distance et la faiblesse des moyens de communication font du royaume une juxtaposition de peuples et de pays, et non un État moderne.

Prochains cours

Mercredi 12 novembre - Le Roi conquérant : guerre et diplomatie de 1661 à 1688

Par Jean-Philippe Cénat, professeur de Khâgne au lycée Auguste-Blanqui, Saint-Ouen.

Au début de son règne, Louis XIV hérite d'une situation géopolitique favorable : la France est en paix. Alors qu'il dispose de la première armée d'Europe, le jeune roi va chercher à s'illustrer à travers la guerre de Dévolution (1667-1668) puis la guerre de Hollande (1672-1678), toutes deux victorieuses. Si l'annexion des territoires frontaliers en pleine paix lui permet de consolider les frontières du royaume, elle entraîne la coalition du reste de l'Europe contre la France dans une nouvelle guerre en 1688.

Mercredi 3 décembre - Le Soleil déclinant : guerre et diplomatie de 1688 à 1715

Par Clément Oury, directeur général adjoint du Campus Condorcet en charge de l'Humathèque.

Il faut à la France un effort militaire sans précédent pour parvenir en 1697 à mettre fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697). Mais cinq ans plus tard, l'Europe s'embrase à nouveau sur la question de la couronne d'Espagne. Cette nouvelle guerre amène le royaume au bord du gouffre.

Mercredi 7 janvier : « Un seul roi, une seule foi »

Par Etienne Bourdeu, ancien membre de la Casa de Velázquez, professeur au lycée Victor-Louis, Talence.

Pour mieux appréhender les conflits entre Louis XIV, les confessions considérées comme hérétiques (protestantisme et jansénisme) et le pape, il est nécessaire de saisir le rôle central de la religion dans les sociétés des Temps modernes. La foi n’était pas un simple enjeu de spiritualité, elle renvoyait tout autant à l'organisation de la société et à son contrôle.

Mercredi 4 février - Les Français, le roi et l'impôt

Par Stéphane Guerre, professeur de Khâgne au lycée Blomet, Paris.

Après avoir évoqué les ressources financières à la disposition du pouvoir royal, l'objectif du cours sera de mettre en lumière les réformes fiscales qui ont façonné le règne de Louis XIV, tout en explorant les mécanismes de collecte de l'impôt et les réactions de la société face à une pression fiscale croissante.

Mercredi 18 mars - L'art et les sciences au service du roi

Par Isaure Boitel, maîtresse de conférences en histoire moderne à l'Université de Picardie Jules-Verne, Amiens.

Afin de découvrir comment les artistes et les savants de l'époque se sont mis au service de Louis XIV, l'objectif du cours est de comprendre pourquoi la culture française fascinait autant les contemporains étrangers et participait pleinement à la puissance souveraine.

Mercredi 8 avril - Clergé, noblesse, tiers état : une société hiérarchisée

Par Mathieu Lemoine, professeur de Khâgne au lycée Molière, Paris.

La société française au XVIIe siècle est une société d'ordres au sein de laquelle chacun se distingue en fonction des privilèges dont il bénéficie et qui le positionne au sein de toute une hiérarchie. Malgré des schémas fixes, la société française est relativement ouverte, permettant les ascensions sociales.

Mercredi 6 mai - Misères du Grand Siècle : crises et révoltes

Par Gauthier Aubert, professeur d’histoire moderne, Université Rennes-II.

Les historiens du XVIIe siècle ont mis en avant les difficultés que subirent les contemporains de Louis XIV, permettant de faire contrepoint à la magnificence du règne dont Versailles était le symbole. En conclusion de ce cycle, il s'agira d'évoquer les principales crises que les 20 millions de Français durent affronter mais aussi la manière qu'ils ont eu d'y faire face, pouvant impliquer d'aller jusqu'à la rébellion.

Mécenat

Ces cours sont rendus possibles grâce au mécénat de The Danny Kaye and Sylvia Fine Kaye Fondation.

Informations pratiques

  • Dates : tous les mois (5 et 12 novembre, 3 décembre, 7 janvier, 4 février, 18 mars, 8 avril, 6 mai)
  • Horaires : de 18h à 19h30
  • Lieu : Auditorium
  • Accès :  Parking gratuit place d'Armes

Exposition : « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux » au musée de Cluny (du 7 octobre 25 au 11 janvier 26)

Le site du musée nous dit :


« Après les événements révolutionnaires, le 19e siècle redécouvre le Moyen Âge, tout en le réinterprétant. Ce siècle, qui cultiva une rêverie romantique et connut d’importants progrès technologiques et la constitution de grandes collections, s’est inspiré du Moyen Âge en produisant des copies, des pastiches, des oeuvres composites et des faux. L’exposition permet des confrontations, mettant en regard certains objets médiévaux avec leurs "résonances" du 19e siècle.

Le propos est centré sur les arts précieux, dans leur acception médiévale : pièces d’orfèvrerie et d’émaillerie, ivoires, tissus précieux. Ces domaines ont en effet connu au 19e siècle un foisonnement de redécouvertes techniques. Ces phénomènes culturels et artistiques émergent dès les années 1820-1830 jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, soit pendant un siècle environ. Collectionneurs, ateliers de création et de restauration, mais aussi faussaires, en sont les principaux acteurs, autour d’un marché de l’art en pleine expansion, focalisé sur Paris, qui apparaît alors comme la capitale des arts précieux.

L’exposition "Le Moyen Âge du 19e siècle. Créations et faux dans les arts précieux" est organisée par le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge et GrandPalaisRmn. Le commissariat est confié est à Christine Descatoire, conservatrice générale au musée de Cluny, et Frédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Lorraine.

L’exposition est réalisée avec la participation exceptionnelle du musée du Louvre.

Elle bénéficie du soutien de L’École des Arts Joailliers, qui a pour mission de transmettre la culture joaillière auprès du public le plus large ; et de The New York Medieval Society. 

Consultez le dossier de presse de l'exposition ici. »